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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 07:55
Fred de Noyelle / Godong - Détail du vitrail de la Passion de la cathédrale de Bourges.

Fred de Noyelle / Godong - Détail du vitrail de la Passion de la cathédrale de Bourges.

Voici comment célébrer, à la maison, le Mardi Saint

 

Avec le concours de la revue Magnificat, Aleteia se mobilise pour vous proposer, , de sanctifier ce Mardi saint, par une célébration de la Parole de Dieu. Car « là où deux ou trois font assemblée en mon Nom, je suis là au-milieu d’eux ». En cette période de confinement, si nous sommes réunis à la maison pour célébrer sa Parole, aucun doute que le Christ Jésus est bien présent au milieu de nous.

 

Mode d’emploi de la célébration de la Parole de Dieu

  • Si l’on est seul, il est préférable de lire simplement les lectures et les oraisons de la messe de ce dimanche dans son missel ou de suivre la messe à la télévision.
  • Cette célébration requiert au moins la présence de deux personnes.
  • On place le nombre de chaises nécessaires devant un coin prière.
  • Une simple croix, ou un crucifix, doit toujours figurer en arrière-plan.
  • On allume une ou plusieurs bougies, que l’on place sur un support non combustible.
  • On n’orne pas de fleurs le coin prière. On aura d’autant plus de joie de les remettre la nuit de Pâques.
  • On désigne la personne qui va conduire la prière, celle-ci gèrera aussi la longueur des temps de silence. On désigne un lecteur

 

 

MARDI SAINT

Célébration de la Parole

Les yeux fixés sur le Christ Jésus, Entrons dans le combat de Dieu

 

 

Tous sont assis. Celui qui guide la célébration prend la parole :

 

Oui, frères et sœurs,
en ce deuxième jour de la semaine sainte,
fixons nos yeux sur le Christ Jésus
et préparons tout notre être
à entrer dans le combat de Dieu.
Voici que s’approchent les jours où Jésus notre Sauveur
souffrit sa passion et ressuscita dans la gloire.
Dans les ténèbres où nous sommes plongés,
c’est bien lui notre Espérance !
c’est bien lui notre lumière et notre Salut !
Eclairés par cette lumière, nous prenons conscience
de nos limites, de notre faiblesse,
et des dommages à réparer que causent nos péchés.
Mais stimulés par cette Espérance,
nous voulons dire notre confiance
dans la passion du Fils bien-aimé ;
et lui rendre grâce pour nous avoir donné
la plus grande preuve d’amour :
sa vie pour la gloire de Dieu
et le Salut du monde !

Pause

Ô Jésus, voici que nous sommes empêchés
de perpétuer l’offrande de ta vie
par la célébration de l’eucharistie :
plus que jamais, tu nous demandes de l’actualiser,
en nous aimant les uns les autres
comme tu nous as aimés.

 

Après quelques minutes de silence, tous lèvent et se signent en disant :

 

℣. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Celui qui guide la célébration poursuit :

 

Pour nous préparer à accueillir la parole de Dieu
et pour qu’elle nous guérisse,
nous nous reconnaissons pécheurs.

 

On dit ensuite le rite pénitentiel. Par exemple :

 

℣. Seigneur, accorde-nous ton pardon.
℟. Nous avons péché contre toi.
℣. Montre-nous ta miséricorde.
℟. Et nous serons sauvés.
℣. Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde ;
qu’il nous pardonne nos péchés
et nous conduise à la vie éternelle.
℟. Amen.

 

On dit ou on chante :

 

℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Seigneur, prends pitié.
℣. Ô Christ, prends pitié
℟. Ô Christ, prends pitié
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Seigneur, prends pitié.

 

Celui qui guide lit la prière d’ouverture.

Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant,
à célébrer les mystères de la Passion du Seigneur
de telle sorte que nous obtenions la rémission de nos péchés.
Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu,
qui règne avec toi et le Saint Esprit,
maintenant et pour les siècle des siècles.


℟. Amen.

 

On prend les lectures de la messe de ce Mardi saint.

Celui qui est chargé de faire la première lecture reste debout pendant que les autres s’assoient.

 

PREMIÈRE LECTURE

 

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 49, 1-6)

Écoutez-moi, îles lointaines !
Peuples éloignés, soyez attentifs !
J’étais encore dans le sein maternel
quand le Seigneur m’a appelé ;
j’étais encore dans les entrailles de ma mère
quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante,
il m’a protégé par l’ombre de sa main ;
il a fait de moi une flèche acérée,
il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais :
« Je me suis fatigué pour rien,
c’est pour le néant, c’est en pure perte
que j’ai usé mes forces. »
Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur,
ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël.
Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,
c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob,
ramener les rescapés d’Israël :
je fais de toi la lumière des nations,
pour que mon salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

℣. Parole du Seigneur.
℟. Nous rendons grâce à Dieu.

 

Celui qui est chargé de faire la lecture du psaume se lève. Les autres restent assis.

 

PSAUME
(70, 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17)

 

℣. Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. ℟.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.
℟.

Sois le rocher qui m’accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c’est toi ! ℟.

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours ! ℟.

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. ℟.

 

Tous se lèvent. On dit ou on chante l’acclamation de l’Évangile.

 

℣. Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire ! ℟.
℣. Salut, ô Christ, notre Roi :
obéissant au Père ;
comme l’agneau vers l’abattoir,
tu te laisses conduire à la croix
.
℣. Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire ! ℟.

 

L’Évangile n’est pas proclamé, mais simplement lu. Celui qui en fait la lecture se contente de dire, avec sobriété :

 

ÉVANGILE

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 13, 21-33.36-38)

En ce temps-là,
au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples,
il fut bouleversé en son esprit,
et il rendit ce témoignage :
« Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras,
ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus,
l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus
de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus
et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond :
« C’est celui à qui je donnerai la bouchée
que je vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée,
et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée,
Satan entra en lui.
Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit
pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire
d’acheter ce qu’il fallait pour la fête,
ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt.
Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants,
c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous.
Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs :
“Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”,
je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit : « Là où je vais,
tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas
avant que tu m’aies renié trois fois. »

 

Aucune acclamation ne conclut la lecture.

Tous s’assoient.

Le Conducteur redit lentement, comme en écho lointain :

Au plus profond de notre cœur marqué par le péché,
laissons résonner cette parole du Seigneur,
qui est adressée, personnellement, à chacun d’entre nous :

« Tu donnerais ta vie pour moi ?
En vérité, en vérité je te le dis :
Le coq ne chantera pas
avant que tu m’aies renié trois fois.»

 

On garde 5 mn de silence pour une méditation personnelle.

 

Celui qui guide la célébration marque la fin du temps de silence. Il invite alors tout le monde à se lever et il introduit à la prière dominicale :

Unis dans l’Esprit et dans la communion de l’Église,
nous osons prier comme le Seigneur Jésus lui-même
nous l’a enseigné :

 

On dit ou on chante le Notre Père :

℟. Notre Père…

 

Et on enchaîne immédiatement :

℟. Car c’est à toi…

 

Puis celui qui guide invite au partage de la paix :

Nous venons d’unir notre voix
à celle du Seigneur Jésus pour prier le Père.
Nous sommes fils dans le Fils.
Dans la charité qui nous unit les uns aux autres,
renouvelés par la parole de Dieu,
nous pouvons échanger un geste de paix,
signe de la communion
que nous recevons du Seigneur.

 

Tous échangent alors une salutation de paix à distance, par exemple en s’inclinant profondément les uns vers les autres tour à tour ; ou bien , en famille, en s’envoyant un baiser avec deux doigts sur les lèvres.

On s’assied.

 

COMMUNION SPIRITUELLE

 

Celui qui guide la célébration dit :

 

Quand nous ne pouvons pas recevoir la communion sacramentelle faute de messe, le pape François, nous invite instamment à pratiquer la communion spirituelle, appelée aussi “communion de désir”.

Le Concile de Trente nous rappelle que celle-ci  « consiste dans un ardent désir de se nourrir du Pain céleste, avec une foi vive qui agit par la charité et qui nous rend participants des fruits et des grâces du Sacrement ».

La valeur de notre communion spirituelle repose donc sur notre foi en la présence du Christ dans l’Eucharistie comme source de vie, d’amour et d’unité, et sur notre désir d’y communier malgré tout.

Dans cet esprit, je vous invite maintenant à incliner votre tête, à fermer les yeux et à vous recueillir.

 

Pause

 

Au plus profond de notre cœur,
laissons monter en nous le désir ardent de nous unir à Jésus,
dans la communion sacramentelle,
et de faire vivre ensuite son amour dans nos vies,
en aimant les autres comme il nous a aimés.

On reste en silence pendant 5 minutes pour un coeur à coeur avec le Christ Jésus.

On peut chanter un cantique d’action de grâce.

On se met debout.

On dit tous ensemble la prière suivante :

℟. Reste au milieu de ton peuple, Seigneur ;
Veille avec une fidélité de chaque instant sur nos cœurs.
Et puisque ton Fils Jésus-Christ nous a donné
la plus grande preuve d’amour qui puisse être :
aide-nous par ta grâce à nous aimer les uns les autres
comme tu nous as aimés.

 

BÉNEDICTION

 

Celui qui guide la célébration, les mains jointes dit, au nom de tous, la formule de bénédiction : 

 

 Par l’intercession de sainte Marie, de saint-Pierre es Liens, sainte Foy, saint Martin, saint Arnaud, saint Caprais, saint Sernin, saint Julien, saint Jacques le Majeur, saint Jean-Baptiste, saint Jean-Baptiste de la Salle,
de tous les saints et saintes de Dieu,
Que le Dieu de la persévérance et du courage
nous donne de manifester par toute notre vie
l’esprit de sacrifice, de compassion et d’amour du Christ Jésus.
Ainsi, dans la communion de l’Esprit Saint,
nous rendrons gloire à Dieu,
le Père de notre Seigneur Jésus Christ,
pour les siècles des siècles !

 

℟. Amen.

 

Tous ensemble, tournés vers la croix et les mains jointes, on appelle la Bénédiction du Seigneur : 

 

℟. Que le Seigneur tourne vers nous son visage
et vienne nous sauver. Amen.

 

Tous se signent. Puis les parents peuvent tracer le signe de la croix sur le front de leurs enfants.

 

CHANT FINAL

 

Pour conclure la célébration, on peut chanter l’antienne mariale suivante, l’Ave Regina cælorum, ou tout autre chant connu à la Vierge Marie. 

Si vous le souhaitez, vous pouvez écouter l’Ave Regina cælorum. L’Église chante de cette façon l’aurore du salut annoncé.

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