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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 12:01
CHANT DU JOUR

(Cliquer sur le lien ci-dessus)

 

Inspire-nous un chant nouveau

 

1. Flamme jaillie d’auprès de Dieu,
Esprit-Saint, embrase-nous ;
Consume-nous d’un même feu,
Brûle-nous de ton amour.

 

R. Esprit de Dieu, inspire-nous
Un chant nouveau qui vient du ciel.
Avec les saints, d’un même cœur,
Nous glorifions l’Agneau vainqueur.

 

2. Grave en nos cœurs ce nouveau nom :
« Jésus, le ressuscité ».
Sois notre souffle et nous pourrons
Chanter sa gloire à jamais.

 

Fin : Amen ! Amen ! (bis)

 

Paroles et musique : B. Pavageau D’après l’hymne "Flamme jaillie d’auprès de Dieu" CD n°64 /© 2018, Éditions de l’Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

 

 

PREMIÈRE LECTURE

 

« Que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! »

 

Lecture du premier livre des Rois (1 R 18, 20-39)

 

En ces jours-là,
le roi Acab convoqua tout Israël
et réunit les prophètes de Baal sur le mont Carmel.
Élie se présenta devant la foule et dit :
« Combien de temps allez-vous danser
pour l’un et pour l’autre ?
Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ;
si c’est Baal, suivez Baal. »
Et la foule ne répondit mot.
Élie continua :
« Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur,
tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante.
Amenez-nous deux jeunes taureaux ;
qu’ils en choisissent un,
qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher,
mais qu’ils n’y mettent pas le feu.
Moi, je préparerai l’autre taureau,
je le placerai sur le bûcher,
mais je n’y mettrai pas le feu.
Vous invoquerez le nom de votre dieu,
et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur :
le dieu qui répondra par le feu,
c’est lui qui est Dieu. »
La foule répondit :
« C’est d’accord. »

 

Élie dit alors aux prophètes de Baal :
« Choisissez votre taureau et commencez,
car vous êtes les plus nombreux.
Invoquez le nom de votre dieu,
mais ne mettez pas le feu. »
Ils prirent le taureau et le préparèrent,
et ils invoquèrent le nom de Baal
depuis le matin jusqu’au milieu du jour,
en disant :
« ô Baal, réponds-nous ! »
Mais il n’y eut ni voix ni réponse ;
et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé.
Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant :
« Criez plus fort, puisque c’est un dieu :
il a des soucis ou des affaires,
ou bien il est en voyage ;
il dort peut-être, mais il va se réveiller ! »
Ils crièrent donc plus fort
et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang
avec des épées et des lances.
Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques
jusqu’à l’heure du sacrifice du soir,
mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe.

 

Alors Élie dit à la foule :
« Approchez. »
Et toute la foule s’approcha de lui.
Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli.
Il prit douze pierres,
selon le nombre des tribus des fils de Jacob
à qui le Seigneur avait dit :
« Ton nom sera Israël. »
Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur.
Il creusa autour de l’autel
une rigole d’une capacité d’environ trente litres.
Il disposa le bois,
dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher.
Puis il dit :
« Emplissez d’eau quatre cruches,
et versez-les sur la victime et sur le bois. »
Et l’on fit ainsi.
Il dit :
« Une deuxième fois ! »
Et l’on recommença.
Il dit :
« Une troisième fois ! »
Et l’on recommença encore.
L’eau ruissela autour de l’autel,
et la rigole elle-même fut remplie d’eau.

 

À l’heure du sacrifice du soir,
Élie le prophète s’avança et dit :
« Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël,
on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël,
que je suis ton serviteur,
et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre.
Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi,
pour que tout ce peuple sache
que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu,
et qui as retourné leur cœur ! »
Alors le feu du Seigneur tomba,
il dévora la victime et le bois,
les pierres et la poussière,
et l’eau qui était dans la rigole.
Tout le peuple en fut témoin ;
les gens tombèrent face contre terre et dirent :
« C’est le Seigneur qui est Dieu !
C’est le Seigneur qui est Dieu ! »

 

 

PSAUME (Ps 15, 1-2, 3ac.4, 5-8, 10a.11)

 

Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge.

 

Garde-moi, mon Dieu :
j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »

 

Toutes les idoles du pays,
ne cessent d’étendre leurs ravages,
Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ;
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

 

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

 

Tu ne peux m’abandonner à la mort.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

 

 

ÉVANGILE DU JOUR

 

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »

 

 

Alléluia. Alléluia. Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ; dirige-moi par ta vérité. Alléluia.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 17-19)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait
ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

 

 

Commentaire de l'Évangile

 

Si Jésus a besoin de préciser « je ne suis pas venu abolir, mais accomplir, » c’est certainement parce que certains de ses disciples pensaient que suivre Jésus pouvait constituer une dispense à l’observation ordinaire de la loi. Jésus les détrompe et les évangiles des prochains jours nous le montreront très clairement. Suivre Jésus ne nous fait pas sortir du monde et ne nous affranchit pas des lois ordinaires. Au contraire, être chrétien exige de nous une attention et un investissement dans le monde renouvelés. Il ne s’agit en rien d’une forme de spiritualisation mais d’une invitation à un engagement toujours plus concret et actif. Nous voyons probablement dans notre vie tel ou tel aspect de la loi civile, familiale, morale, religieuse, avec lequel nous prenons parfois quelques libertés. Nous pouvons aujourd’hui prendre une petite décision pour accomplir, non pas servilement mais volontairement, ce qui est légitimement attendu de nous.

 

Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange

 

 

 

 

 

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