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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:41

messagenoelbis2014.jpgLe Synode des évêques autour du pape François, à Rome, en octobre dernier, est un encouragement et un message d’espérance donnés à toutes les familles du monde entier.
Noël, est pour moi, l’occasion de reprendre le formidable dynamisme suscité par ce Synode. Je voudrais dire combien les familles sont présentes dans ma prière et mes préoccupations d’évêque.
Les familles traversent de nombreuses difficultés économiques en raison du chômage. Elles connaissent des problèmes affectifs lorsque surviennent séparation et divorce. Les épreuves de santé s’ajoutent à ceux de l’immigration ou de l’exclusion. L’intégration dans la société française est parfois insurmontable.
L’Église se doit d’accompagner ces familles en grande fragilité et précarité. Je fais miennes ces mots du Rapport final du Synode : « Conformément au regard miséricordieux de Jésus, l'Église doit accompagner avec attention et sollicitude ses enfants les plus fragiles, qui portent les marques de l'amour blessé et perdu, en leur redonnant la confiance et l'espérance, comme la lumière du phare dans un port ou celle d'un flambeau tenu au milieu de la foule pour éclairer ceux qui ont fait fausse route ou se trouvent en pleine tempête (...) L'amour miséricordieux, attire et unit, et ainsi transforme et élève. Il invite à la conversion » (n°28).
L’Église sait aussi qu’une famille stable est une véritable « école d’humanité ». On y apprend à vivre ensemble, à surmonter les conflits, à s’entraider. La famille est le lieu où chacun regarde avec confiance l’avenir. Je souhaite que la famille, cellule de base de la société, trouve paix et sérénité dans notre pays.
La réalité socio-économique est parfois écrasante pour les familles. Souvent, les familles ont le sentiment que les institutions se désintéressent de leurs difficultés. « Il est pourtant de la responsabilité de l’État, dit encore le Rapport final du Synode, de créer les conditions législatives et de travail permettant de
garantir l’avenir des jeunes et de les aider à réaliser le projet qu’ils ont de fonder une famille » (n° 6).
La période de Noël et du Nouvel an est propice aux rencontres familiales. Que l’attention portée aux enfants à travers les cadeaux soit la marque d’une véritable tendresse ! Que la présence des anciens soit honorée
comme il se doit. Nous avons tellement à recevoir de leur sagesse !
Noël, c’est la fête d’un enfant, au sein d’une famille pauvre mais confiante en l’avenir. Cet enfant, c’est Jésus notre Sauveur, l’envoyé de Dieu. Que la visite à la crèche de notre église soit l’occasion de prier pour nos familles. Que Marie, la mère de Jésus, soit invoquée par les familles et par le peuple chrétien ! Dans sa sensibilité maternelle, elle saura porter au Christ nos demandes.
Bon Noël à tous et bonne année 2015 !

Agen, le 30 novembre 2014
Hubert HERBRETEAU
Évêque d’Agen

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 14:18

Ce soir nous entrons dans cette année de "la Vie consacrée". Souhaitée par le pape François,elle débute par une veillée de prière à Rome ce samedi 29 novembre, et prendra fin le 2 février 2016 à l'occasion de la journée mondiale de la Vie consacrée.

 

Pendant ces quatorze mois, des célébrations, des rendez-vous divers auront comme objectif de mettre en lumière les dimensions variées de la Vie consacrée.


Sur le diocèse d'Agen, le service des vocations propose trois temps forts au cours de l'année 2015 :

 

  • Samedi 30 mai 2015 : journée chez les Bénédictins au monastère Sainte-Marie de la Garde à Saint-Pierre de Clairac, sur le thème de l'obéissance.
  • Samedi 4 juillet 2015 : journée chez les Clarisses au monastère du Pin à Nérac, sur le thème de la pauvreté. 
  • Samedi 10 octobre 2015 : journée chez les Annonciades au monastère de Villeneuve sur Lot, sur le thème de la chasteté.

Chaque mois, une communauté religieuse du diocèse proposera des intentions de prière.

 

Décembre 2014 : les intentions de prière des soeurs Marianistes

·         Pour que la famille marianiste (laïcs, laïcs consacrés, sœurs, frères) donne le témoignage d'un "Peuple de saints", comme le voulait le père Chaminade.

·   Pour que la première session de préparation aux vœux perpétuels qui se tiendra à Agen au premier trimestre 2015, avec 7 sœurs venant des trois continents, soit un temps de grâce pour la Congrégation, pour la paroisse et l'institution Ste Foy.

 .     Pour que Marie, qui a donné Jésus au monde, soit toujours plus l'inspiratrice de tous ceux qui travaillent à la mission dans l'Église.

    

La communauté des Soeurs Marianistes

(Filles de Marie Immaculée d'Agen)

 

Marianistes.jpg


Voilà bientôt 200 ans que cette communauté a été fondée par Adèle de Trenquelléon et le Père Chaminade. Les six sœurs qui la composent aujourd'hui ont reçu mission de mettre en valeur ce lieu de fondation et d'y animer des temps de formation pour les sœurs de la Congrégation.


Bien enracinées sur Agen, elles mettent en oeuvre le charisme de l'Institut, être «éducatrices de la foi » avec Marie en accompagnant une fraternité marianiste, (mission originelle des Marianistes voulue par le Père Chaminade), en participant à la formation permanente dans le diocèse, en étant présentes à l'Établissement Sainte­Foy et à la paroisse, et en témoignant de la proximité de Dieu auprès des personnes fragilisées en visitant plusieurs maisons de retraite.


Marie nous a ouvert la « porte de la foi » en nous donnant son Fils ‑, nous faisons alliance avec Elle pour contribuer à faire connaître et aimer Jésus Christ à notre monde. Cette Alliance anime le cœur de chaque sœur marianiste dans le monde : 350 sœurs réparties sur quatre continents en quatorze communautés

 

L'année 2016 nous donnera une belle occasion de faire la fête en l'honneur du bicentenaire de notre fondation.

      Filles de Marie

               17 rue des Augustins ‑ 47000 Agen

       0553473650

 

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 21:31

Samedi 18 octobre 2014.

40ème Anniversaire de la création de l’ACAT en l’église de Saint Hilaire d’Agen.

octobre2014 0239La cruauté de la pratique de la torture et de la peine de mort, a amené deux chrétiennes à fonder, en 1974, l’association ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture et de la peine de capitale).

Agir avec l’ACAT, c’est agir par la prière pour tous ceux qui ne sont plus reconnus comme des hommes. La réalité de la cruauté de l’homme nous est rappelée

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durement par les évènements récents …

A l’occasion de cet anniversaire, les délégations du Lot et Garonne ont organisé une célébration œcuménique avec notre évêque Mgr Herbreteau, l’Hiéromoine jean de l’église Orthodoxe de Montauban et du pasteur Christophe Desplanque. La célébration était animée par "Voix de Femmes". Une petite délégation de notre paroisse y participait. M-Th

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:54

    Pour accompagner les 99 malades ou personnes âgées du diocèse, nous étions de nombreux hospitalier(è)s , sans oublier les jeunes du camp et les membres du Lion's Club du Villeneuvois qui ont su nous aider avec efficacité et bonne humeur.

     L'année prochaine le pélerinage aura lieu du 28 Juillet au 1er Août qu'on se le dise,. Tout le monde peut y avoir sa place :malades, personnes âgées, accompagnants, hospitalier(è)s.

   Nous laissons la parole à un(e)  nouveau (elle)hospitalier(e) pour qu' (il) elle puisse exprimer son ressenti personnel. Cette année ce sera Chantal.                                          

                                                                                                          

 

Malades esplanade    Grotte

 

Pèlerinage diocésain des Malades  Hospitalité Notre Dame de Lourdes

 

    C’était mon premier pèlerinage à Lourdes en tant qu’hospitalière et j’en reviens transformée tant cette expérience est grande spirituellement et humainement.

    Sur le thème pastoral de cette année 2014, « Lourdes, la joie de la conversion », nous tous pèlerins du diocèse d’Agen qui étions unis dans la foi à cette initiative divine avons été invités à marcher ensemble sur le chemin de la joie, de la conversion et de la pénitence. Conduits par l’Esprit Saint, les cœurs tournés vers Dieu, nous avons rendu grâce au Seigneur et loué Marie avec ferveur. Grande était notre émotion lors des messes et célébrations, dans la prière et le recueillement, et dans nos chants de louanges. La procession mariale en soirée, animée d’une puissante vénération et illuminée d’innombrables flambeaux, nous a littéralement transportés.

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Le Camp des Jeunes de notre diocèse nous a accompagnés au fil de notre programme : cette équipe dynamique a non seulement apporté sa jeunesse à notre groupe, mais aussi son aide quotidienne et surtout sa gaieté. Nous avons aussi beaucoup apprécié ses chants enjoués, musique et spectacle.


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Quel bonheur de partager ces temps forts tous ensemble, dans un esprit fraternel, avec Monseigneur Herbreteau, notre évêque, et nos prêtres, et d’apporter notre soutien à nos frères malades, affaiblis ou dans le handicap. « Donnez, et vous recevrez » (Luc 6, 27-38) : hospitaliers et hospitalières, en donnant de notre temps et de notre amour, nous avons été tellement récompensés par la reconnaissance et le bonheur que nous avons reçus en retour. Dieu est Amour et il est en nous par son Esprit. Au terme de ce cheminement ensemble sous la Lumière de Massabielle, continuons à nous aimer les uns les autres.


100 9119    St-Sacremt.JPG

Nous sommes repartis de Lourdes régénérés et renforcés, heureux et confiants, avec l’envie de nous y retrouver au plus vite l’an prochain. J’invite de nouveaux pèlerins à nous rejoindre, malades, handicapés, personnes âgées, hospitaliers et hospitalières, afin de vivre un si grand bonheur dans l’amour du Christ et de Marie.

                                                                             Chantal Overholtzer                                                                                                                               


 


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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:12

Rencontre des prêtres, diacres, délégués pastoraux, responsables des mouvements et services dans les locaux du lycée l’Oustal à Villeneuve / Lot.


2014 2 0210

 

« Église qui vit en Lot et Garonne, qu’est-ce que l’Esprit te dit aujourd’hui ?»

 

·       Synthèses des remontées des bilans par la Commission  Orientations Pastorales : (je ne donne que 2 exemples)

2010/2011 Jésus, Parole d’amour de Dieu

Lire l’Evangile avant chaque rencontre

Atelier bible

2011/2012 A l’écoute du monde d’aujourd’hui

Diaconia

Formation des laïcs aux funérailles

2012/2013 Des communautés fraternelles et missionnaires

Théâtre biblique

Soirées de l’avent et du carême

2013/2014  Célébrer l’amour de Dieu et rendre grâce

Veillée de prière avec adoration

      Baptême avec la communauté


·        Remontée des visites pastorales par Mme Lamouroux

Elle a repris chaque homélie prononcée par notre évêque, le dimanche de fin de visite de chaque paroisse pour faire une synthèse.

Les pèlerins de l’ombre, s’avons-nous les rejoindre, les voir ?

      Temps de prière à l’Esprit Saint


      2014_2-0212.jpg

 

Esprit de vérité, brise du Seigneur, Esprit de liberté, passe dans notre cœur.

 

·     Travail en carrefours

Quels sont les fruits de l’Esprit que vous percevez à travers ce bilan ?

A partir de cette relecture, Église qui vit en Lot et Garonne, qu’est-ce que l’Esprit te dit aujourd’hui ? Quelles perspectives ouvre-t-il devant toi ?

Vers quels choix et quelles conversions l’Esprit nous conduit-il ?

·        Témoignages sur les projets pastoraux

La paroisse de Duras explique comment ils ont fait pendant 2 ans en absence de prêtre résident.

·        Synthèse des carrefours et échange

Aujourd’hui, laissons un peu de place dans notre emploi du temps pour écouter ce que l’Esprit Saint nous dit. 

·        Intervention de Mgr Hubert Herbreteau

Relecture de sa neuvième lettre pastorale

      La proximité, l’espérance à transmettre, être proche des gens, donner du sens.

 

Église fraternelle et sur le terrain. La bible d’une main, le journal dans l’autre.

Être en communion pour plus de participation, recherchons ce qui conduit à la paix.

Il faut soigner les articulations : coordonnés et bien unis grâce aux articulations, tous nous collaborerons dans nos missions.

     A Dieu seul la gloire, servir Dieu et louer Dieu.

 

           Célébration d’action de grâce

   2014 2 0235

 

Ouvrir des chemins d’Evangile, préparer les chemins du Seigneur

Ouvrir des routes pour nos frères, partir où l’Esprit nous envoie

Partir où l’Esprit nous conduit !

 

                                                               Marie-Thérèse Chèze

prêtresdiocésains

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:12

17 OCTOBRE  2014 : 

27ème  JOURNEE  MONDIALE 

DU REFUS DE LA MISERE

 

Le 17 Octobre,  des personnes en situation de pauvreté seront dans la rue afin de prendre la parole et pouvoir  dialoguer avec celles et ceux qui ne connaissent pas ce qu’est la pauvreté.
Nous serons  auprès d’elles pour les accompagner  et crier avec elles notre refus de la misère.

 

                                                  Dans le cadre de cette célébration

 

Le MARDI 14 OCTOBRE à 20h30 au centre culturel,
L’association  Repères projettera  un film  « Au bord du monde » de Claus Drexel

Le VENDREDI  17 OCTOBRE -  Manifestation  départ  18h00  de la Mairie de Villeneuve
Avec  une animation place Lafayette
A 19h30 sous la Halle : une émission en direct « le droit d’Avoir »
Un pot de la solidarité clôturera la soirée


                                                 Nous vous espérons nombreux !


 

Ghislaine Rafaneau
Pour le Collectif : Aco, Amnesty International, ATD Quart Monde, Collectif pour la dignité, Clownenroute,  Entraide et vous, Pas à Pas, Secours catholique

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:37

40ème anniversaire de la création de l’ACAT,

                  le 18 octobre 2014                         

 

                                      acat   

                                   Tout peut devenir fête ! 

 

Fête et célébration

 

       Chaque pays a ses jours de fête, ses jours fériés (14 juillet, 15 août, 1er mai, Noël…), et la Bible garde en jour de fête le souvenir d’évènements marquants (Ascencion, Pentecôte…).

Nous fêtons cette année 2014 le 40 ème anniversaire de la fondation de l’ACAT.

Quarante ans après sa création, les ambitions de l’ACAT sont immenses. Elles se doivent d’être à la hauteur des nécessités de la lutte contre la torture, ce combat toujours inachevé car la pratique de la torture perdure encore dans de nombreuses régions du monde. Mais notre association se doit d’anticiper et de réaliser son adaptation à un monde en perpétuelle et rapide évolution.

      L’ACAT est une association œcuménique où la foi chrétienne se vit dans la collaboration et la prière, source de force et d’union avec les victimes, collaboration entre les différentes Églises chrétiennes et tous ceux qui partagent ce légitime combat pour le respect des droits individuels. Nos références chrétiennes prennent leur source spirituelle dans le message évangélique : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se mette à ma suite et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. » Jn 12 (26)

       Enraciné ainsi dans le message évangélique et fondé sur la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 (DUDH), notre combat s’exerce dans un esprit humaniste qui intègre tous ceux qui veulent partager notre engagement.

 

        Notre célébration du 40 ème anniversaire doit être une fête où l’on rencontre ʺl’autreʺ, où l’on a le bonheur de vivre un moment ensemble. Nous pouvons inviter tout le monde : copains et cousins, parents et amis, professeurs et élèves, patrons et ouvriers . (voir dans Luc 14 (16 à 24) et 15 (22 à 32) la parabole des invités au festin : « Je rassemblerai ceux qui étaient privés de fête… Je sauverai les brebis boiteuses… Je rassemblerai les égarés… Je vous mettrai à l’honneur et votre nom s’étendra…Sophonie 3 (v 14 à 20).

      Cette fête sera la rencontre des différents groupes ACAT du Lot-et-Garonne et du Collectf 47 pour les droits de l’homme.

La célébration œcuménique avec lecture de l’évangile par le hiéro moine Jean,

l’homélie de Mgr Herbreteau évêque d’Agen et la participation des prêtres et pasteurs, se déroulera le

 

Samedi 18 octobre à 15 heures, à l'église Saint–Hilaire d’Agen

 

Anne Chiotasso, ACAT 47

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 21:08

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 17:19

                                Rencontre avec le mouvement

                      Espérance et Vie, le 11 octobre 2014


Rencontre espérance et vie 11 octobre 2014.pdf

Thème : Le lâcher prise
Horaire : 9 h 30 à 16 h 30
Lieu : Monastère des Annonciades à Villeneuve sur Lot

Date butoir d'inscription : 7 octobre 2014

Pour tout renseignement, prendre contact avec le Père Gérard COUSIN au 05 53 93 01 33

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:48

Vivante Église en Lot et Garonne


Écouter ce que l’Esprit dit à notre Église

Neuvième lettre pastorale, septembre 2014


Chers diocésains,
Nous voici arrivés au terme de la mise en oeuvre des quatre orientations pastorales promulguées en novembre 2009. Le moment est venu d’en faire une évaluation mais aussi de penser à de nouvelles perspectives afin que notre diocèse garde son élan missionnaire.
Avec ces orientations, nous avons en même temps mené une autre action importante : les visites pastorales dans les 26 paroisses. Nous ne cesserons pas de dire les fruits de ces visites : meilleure connaissance des uns et des autres ; prise en compte de la réalité sociale, économique, culturelle et politique de notre département ; valorisation du patrimoine et attention à la vie de chaque localité… Tout cela s’est vécu dans la foi au Christ et dans un climat de confiance, de prière et de fête.
Qu’allons-nous faire à présent ? Sans doute d’autres orientations seraient nécessaires. Mais les quatre que nous venons de suivre peuvent être davantage approfondies. Les projets pastoraux n’ont pas tous été menés à terme. Le plus urgent pour notre Église diocésaine est peut-être de se mettre à l’écoute de ce que lui dit l’Esprit. C’est de cela que je voudrais vous entretenir.


Des communautés chrétiennes se construisent

Comment construire des communautés chrétiennes vivantes, pleines d'espérance, fraternelles ?
Comment construire une Église diocésaine confiante dans l'avenir, réaliste, audacieuse dans l'évangélisation ?
Il faut apporter immédiatement une nuance entre « comment construire une communauté chrétienne » et « comment se construit une communauté chrétienne ». La première formulation peut donner l'impression que nous suivons un plan bien établi, avec des orientations pastorales bien claires, des projets et des structures bien définies. La seconde laisse apparaître que tout n'est pas donné d'entrée de jeu, mais qu'il faut tenir compte d'éléments que nous n'avons pas prévus, qui nous échappent et nous dépassent.
Il est bon d'avoir des orientations mais en sachant que de multiples facteurs peuvent intervenir pour nous obliger à modifier nos pratiques.
La réalité ne correspond pas toujours à nos plans préétablis. Interviennent aussi notre fidélité à l'écoute de la Parole de Dieu et les initiatives suscitées par l’Esprit au coeur de nos communautés. Enfin surgissent des événements imprévus, la maladie par exemple.
De plus, en rigueur de terme, l’Église n’est pas à construire car elle est déjà là. Elle a traversé des siècles d’histoire. Et nous sommes aujourd’hui héritiers de tout un passé. L’expression « se construire » est donc préférable parce qu’elle suppose recherche, tâtonnements et créativité.
Nous avons des orientations mais en même temps le monde change (Cf : l’orientation « À l’Écoute du monde » - année 2011). Il nous faut les concrétiser aujourd'hui.
Pour reprendre un refrain bien connu de l'Apocalypse (chapitres 2 et 3) : il s'agit d'écouter, ce que l'Esprit dit à notre Église. Comme pour les villes d'Asie Mineure (Éphèse, Sardes, Laodicée, Philadelphie…), le Christ invite à regarder la conduite de notre Église qui est en Lot et Garonne.
Peut-être avons-nous besoin, comme à Ephèse, de « revenir à l'amour des premiers temps », c'est-à-dire à la source de notre baptême.
Peut-être manque-t-il l’esprit de service, la diaconie, comme à Thyatire ?
Peut-être sommes-nous tièdes et endormis ou dans une certaine torpeur, comme à Laodicée ?
Peut-être faudrait-il insister davantage sur une connaissance plus approfondie des aspects fondamentaux de la foi comme à Pergame ?
Église qui est en Lot et Garonne, quelle est ta conduite ? Écoute ce que l'Esprit te suggère !
Que les EAP, les conseils pastoraux et économiques, les mouvements et les services se mettent sans tarder à l’écoute de ce que dit l’Esprit !


Un discernement évangélique

Cette écoute suppose un approfondissement spirituel dans nos communautés chrétiennes. Au n° 50 de La joie de l’Évangile, le pape François nous invite en effet à un « discernement évangélique ». De quoi s’agit-il ? Comment comprendre cette invitation dans la situation actuelle que nous vivons ?


Notre Église est confrontée à plusieurs problèmes :
• La sécularisation. Dieu ne fait plus partie du paysage. Certes, on continue à parler des valeurs de justice, de fraternité, de paix, mais on le fait sans référence à une transcendance.
• Et pourtant les attentes spirituelles sont nombreuses et diverses. Elles apparaissent en particulier lorsque se posent les grandes questions de l’existence : la vie, l’amour, la recherche du bonheur, l’énigme du mal, la mort… Le besoin de marquer les grandes étapes de la vie par des rites s’exprime fortement.
• La notion d’espace, à l’ère de la mondialisation et des outils informatiques, s’est élargie.
Notre cartographie (avec des territoires, des paroisses) est modifiée par l’insertion dans des réseaux. De plus, la désertification du monde rural s’est amplifiée. La pastorale peut-elle continuer à quadriller le terrain ?
• La notion de temps change également. Nous vivons souvent dans l’urgence, jusqu’à l’épuisement et le burn out parfois. On ne sait plus cueillir les fruits du temps présent.


Développer une posture spirituelle
Tous ces constats sont bien connus et ont été maintes fois analysés par sociologues, philosophes et théologiens. Nous en débattons souvent avec nos conseils pastoraux. Et en parler indéfiniment ne fait souvent qu’accroître notre angoisse face à l’avenir. Il y a même quelque chose de l’acédie (dont parle le pape François dans La joie de l’Évangile) qui nous menace. L’acédie est une forme d’essoufflement, de lassitude, voire de désespérance dans la vie spirituelle.
Nous pourrions peut-être alors développer davantage une posture spirituelle face à ce monde nouveau en train de naître. En nous posant trois types de questions :
- Comment retrouver la confiance, l’espérance face à l’avenir ? Comment retrouver la joie de l’Évangile ? Au lieu de nous lamenter sur le manque de prêtres ou de pratiquants réguliers, il serait sans doute plus profitable de travailler concrètement à l’émergence de communautés chrétiennes vivantes et fraternelles. En acceptant nos pauvretés, comme occasion de renouvellement et d’approfondissement de notre vie dans le Christ.
- Quels sont les dynamismes humains que nous découvrons ? Comment une pastorale peut elle s’appuyer sur eux ? Comment susciter la créativité ? Par exemple, devant la modification des rythmes scolaires, une paroisse a le projet de mettre en place un patronage où l’on joue et où l’on prie. La catéchèse pourrait trouver sa place au milieu des activités du patronage.
- Comment rester un peu rebelles, à contre-courant, résistants, face à des évolutions sociales qui portent atteinte à la dignité de l’homme ? Il n’est pas question d’entrer dans un rapport de force avec ceux qui n’ont pas la même conception de l’homme que nous, mais « il nous faut rendre compte de l’espérance qui est en nous avec douceur et respect » (1P 3, 15). Douceur et respect sont deux attitudes à vivre concrètement.


Quelques propositions
• Bref, ce dont nous avons besoin, c’est du développement d’une démarche spirituelle. Il n’est pas question pour autant de « spiritualiser » nos problèmes en pensant qu’il suffit de prier pour que tout soit résolu. La démarche spirituelle doit donc déboucher sur des mesures concrètes, dans « le vrai de la vie » comme disait Thérèse de Lisieux. C’est une démarche qui doit transformer notre vie.
• Il nous faut pour cela, au sujet des questions qui nous préoccupent (sécularisation, modification du temps et de l’espace, etc.), mutualiser davantage nos ressources humaines, intellectuelles, financières. D’une paroisse à l’autre ou trois paroisses ensemble.
De plus, les « ponts » entre mouvements et services ecclésiaux sont à intensifier.
• Le discernement évangélique, pastoral suppose que nous sachions discerner « les signes des temps » comme le disait le Concile. Ne faudrait-il pas proposer une méthode pour apprendre à lire les événements, une fiche de relecture?


Des assemblées de la Parole
Parmi les propositions concrètes, il y en a une que j’avais évoquée l’an dernier et qui me semble en effet prioritaire : le ressourcement biblique. Plusieurs paroisses m’ont présenté des déroulements de célébration autour de la Parole de Dieu, en l’absence du curé. Je vous encourage à développer résolument ce genre de rencontre.
Nous sommes d’ailleurs dans un cas de figure prévu par la Constitution du concile Vatican II Sacrosanctum Concilium : « On favorisera la célébration sacrée de la Parole de Dieu aux veilles des fêtes solennelles, à certaines féries de l’Avent et du Carême, ainsi que les dimanches et jours de fête, surtout dans les localités privées de prêtres : en ce cas, un diacre, ou quelqu’un d’autre délégué par l’évêque, dirigera la célébration » (n° 4).
Plusieurs questions se posent et demandent un discernement pastoral :
• Dans la suite de Vatican II, il importe de ne pas séparer liturgie de la Parole de Dieu et Eucharistie. Comment respecter le caractère indissociable des deux « tables » (l’autel et l’ambon), devenues visibles dans les choeurs de nos églises ? Je ne souhaite pas que se développe la distribution de la communion lors des assemblées de la Parole en l’absence du prêtre. Le tabernacle risquerait de prendre plus d’importance que l’autel qui occupe dans l’église
l’endroit le plus sacré.

• Un autre point incontournable est l’indispensable complémentarité du sacerdoce commun (des fidèles) et du sacerdoce ministériel. Relire pour cela Lumen Gentium. Il n’est pas possible de penser que l’on pourrait se passer des prêtres. Ce que pourrait signifier aussi une distribution de la communion en l’absence du prêtre.
• La diminution du nombre de lieux de célébration transforme profondément nos communautés chrétiennes. En conséquence, il importe de croire que la Parole et l’Eucharistie sont une nécessité pour grandir dans la foi. N’hésitez donc pas à vous déplacer, parfois à 20 km. Parole et Eucharistie sont des cadeaux si grands que cela mérite bien autant d’efforts qu’un complexe de cinéma ou une brocante à l’autre extrémité du département.
• C’est un fait, le goût pour la Parole de Dieu est en progression. La vitalité de nos paroisses dépend de cette source, de la réponse libre de nos personnes et de nos communautés à cette Parole entendue. Dans ce monde qui a si soif de sens, prendrons-nous la Parole au sérieux jusqu’à changer nos habitudes ?


Oui, n’hésitons pas à vivre des moments de partage à partir de textes de la Bible ! Soyons audacieux pour imaginer des assemblées de la Parole, avec cinq, dix ou trente personnes ! Si nous voulons entendre ce que l’Esprit dit à notre Église, il n’y a pas d’autre manière de faire. La Parole de Dieu doit être au coeur de toutes nos rencontres. Alors nous vivrons vraiment la compassion exigeante pour les pauvres, une authentique prière d’action de grâce, une charité brûlante entre nous, un accueil chaleureux de ceux qui nous sont différents, et un engagement dans la société.
Bonne année pastorale à tous !

Agen, septembre 2014

Hubert Herbreteau, votre évêque

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