Cette année, la messe Chrismale a pu se dérouler le matin du lundi Saint, 29 mars, à la cathédrale Saint-Caprais d'Agen, mais, mesures sanitaires obligent, le nombre des participants était limité aux prêtres, diacres, délégués pastoraux et chefs des services diocésains, réunis autour de Mgr Herbreteau.
Les prêtres et les diacres sont entrés en une longue procession jusqu'au chœur, au son des notes retentissantes de l'orgue: frissons garantis !!
Lors de son mot d'accueil, Mgr Herbreteau a mis en avant le Prieur du monastère bénédictin de N-D de la Garde, à Saint Pierre de Clairac. Ce monastère est devenu une abbaye autonome, le 18 février dernier, avec à sa tête, le premier abbé, Dom Marc.
Lors de son homélie, Mgr Herbreteau s'est adressé aux prêtres, rappelant les difficultés de leur vie (lassitude, solitude, problèmes de santé, doute, manque de reconnaissance, sentiment d'abandon) Ils sont témoins du Christ, engagés pour toute leur vie. Il a choisi 3 figures de la paternité spirituelle de Saint-Joseph, pour les aider dans leur spiritualité sacerdotale:
*charpentier: il représente la sagesse, l'intelligence, la grâce, la paternité spirituelle des prêtres
*berger: il guide et soutient, prend soin de ceux qui lui sont confiés
*jardinier: il sème, cultive, désherbe, il est le gardien.
Ces 3 figures s'appliquent aussi aux diacres, religieux et fidèles du Christ.
Puis, suivirent: le renouvellement des promesses sacerdotales des prêtres, la procession et la présentation des Huiles, la bénédiction de l'Huile des malades, le renouvellement des promesses diaconales des diacres, la bénédiction de l'Huile des Catéchumènes et la consécration du Saint-Chrême.
Ensuite, Mgr Herbreteau a annoncé les changements à venir dans le diocèse, à partir du 1er/09:
*le départ à la retraite de l'abbé Michel Olivié, de l'abbé John Hennessy, de l'abbé Gérard Cousin
*la nomination de l'abbé Philippe d'Halluin à Tonneins, remplacé par l'abbé Pierre Bonnet (qui reste vicaire général) à Pont-du-Casse.
*les mouvements des responsables des services diocésains.
Cette belle messe solennelle fut accompagnée par les chants de la chorale diocésaine, la voix cristalline de sœur Dominique, la musique majestueuse et bouleversante de l'orgue.
Nous avons vécu un moment fort d'émotions, de communion, de grâce, transportés par le refrain du chant d'envoi: « Peuple de lumière, baptisé pour témoigner... »
Marie-Do
Samedi 27 mars 2021
En 2020, nous avons été privés de la marche des Rameaux, à cause de la pandémie, mais cette année, elle a pu avoir lieu, sous une forme inhabituelle. Pour respecter au mieux les contraintes sanitaires actuelles, elle s'est déroulée en petits groupes, dans chaque doyenné.
Dans celui de l'Agenais, 70 jeunes et une vingtaine d'accompagnateurs se sont retrouvés à l'église de Saint-Cirq, où ils ont regardé attentivement le petit film de notre évêque qui lançait la journée, envoyait les jeunes en marche et proposait un défi: chaque groupe devait réaliser une courte vidéo sur le thème de cette marche « Mais relève-toi et tiens-toi debout », l'adresser à la Pastorale des jeunes qui ferait un montage de toutes les vidéos, à montrer aux jeunes avant la fin de la journée.
Après ce temps d'accueil, tous les participants (dont 5 jeunes de la paroisse), se sont élancés sur la route, par petits groupes de 6 personnes maximum, puis sur le chemin du Foyer de charité de N-D de Lacépède, guidés par l'abbé Philippe, au cœur de cette belle campagne, illuminée par un doux soleil Malgré la fraîcheur matinale, nous nous sommes vite réchauffés, grâce aux efforts fournis, pas à pas, chacun à son rythme. Après environ 4 kms de marche, nous avons atteint le Foyer de Lacépède, en fin de matinée, où nous avons été accueillis chaleureusement. Répartis en petits groupes, les participants ont vécu un temps de réflexion, en silence, pour une relecture de leur vie et se préparer à recevoir, éventuellement, le sacrement de Réconciliation.
Enfin, ce fut l'heure du pique-nique, en plein air, toujours en petits groupes, sous un soleil radieux et réconfortant. Chaque petit groupe a profité du temps libre suivant pour se détendre (jeux de ballons, chants...)et aussi pour filmer sa petite vidéo, inspirée par le thème « Lève-toi et marche »et l'envoyer à Floriane. Heureusement que les jeunes maîtrisent ces « nouvelles technologies » !! Un nouveau temps de réflexion a suivi, avec la lecture de la Parole de Dieu (la conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas), seul, puis en groupe.
Cette belle journée s'est terminée avec un temps d'Adoration eucharistique, dans la grande salle du Foyer; Tous ont été heureux de vivre ces moments précieux de partage, de réflexions, de prières et de fraternité, dans la joie de se retrouver, en marche, vers Pâques.
Marie-Do
Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, voici le montage du défi de la Marche des Rameaux 2021 : https://youtu.be/jRxTUnMFVYo
Saint Joseph: le songe de la vocation.
Chers frères et sœurs!Le 8 décembre dernier, à l’occasion du 150èmeanniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, a commencé l’année spéciale qui lui est consacrée (cf. Décret de la Pénitencerie Apostolique, 8 décembre 2020). Pour ma part, j’ai écrit la Lettre apostolique Patris corde, dans le but d’«accroître l’amour envers ce grand Saint». Il s’agit en effet d’une figure extraordinaire, en même temps « si proche de la condition humaine de chacun de nous ». Saint Joseph n’impressionnait pas, il n’était pas doté de charismes particuliers, il n’apparaissait pas exceptionnel aux yeux de celui qui le rencontrait.Il n’était pas célèbre et ne se faisait même pas remarquer: les Évangiles ne rapportent même pas une de ses paroles.Pourtant, à travers sa vie ordinaire, il a réalisé quelque chose d’extraordinaire aux yeux de Dieu.Dieu voit le cœur (cf. 1 S16, 17) et en saint Joseph, il a reconnu un cœur de père, capable de donner et de susciter la vie dans le quotidien. C’est à cela que tendent les vocations: susciter et régénérer des vies chaque jour. Le Seigneur désire modeler des cœurs de pères, des cœurs de mères: des cœurs ouverts, capables de grands élans, généreux dans le don de soi, compatissants en réconfortant les angoisses et fermes pour renforcer les espérances.C’est de cela que le sacerdoce et la vie consacrée ont besoin, aujourd’hui de manière particulière, en des temps marqués par des fragilités et des souffrances dues aussi à la pandémie, qui a suscité des incertitudes et des peurs concernant l’avenir et le sens même de la vie. Saint Joseph vient à notre rencontre avec sa douceur, comme un saint de la porte d’à côté; en même temps, son témoignage fort peut nous orienter sur le chemin.Saint Joseph nous suggère trois paroles-clé pour la vocation de chacun. La première est rêve. Tout le monde dans la vie rêve de se réaliser. Et il est juste de nourrir de grandes attentes, des attentes élevées que des objectifs éphémères -comme le succès, l’argent et le plaisir -ne parviennent pas à satisfaire.En effet, si nous demandions aux personnes d’exprimer en un seul mot le rêve de leur vie, il ne serait pas difficile d’imaginer la réponse: “amour”. C’est l’amour qui donne sens à la vie, parce qu’il en révèle le mystère.En effet, la vie, on ne l’a que si on la donne, on ne possède vraiment que si on donne pleinement.Saint Joseph a beaucoup à nous dire à ce sujet, parce que, à travers les rêves que Dieu lui a inspirés, il a fait de son existence un don.Les Évangiles racontent quatre songes (cf. Mt1, 20; 2, 13.19.22). C’étaient des appels divins, mais ils ne furent pas faciles à accueillir. Après chaque songe, Joseph a dû changer ses plans et se remettre en cause, sacrifiant ses projets pour satisfaire ceux, mystérieux, de Dieu. Il a fait confiance jusqu’au bout.Mais nous pouvons nous demander: "Qu’était un rêve nocturne pour y placer tant de confiance ?". Bien que l’on y prêtât beaucoup d’attention dans le passé, ce n’était quand même pas grand-chose face à la réalité concrète de la vie. Pourtant saint Joseph se laissa guider par ses songes sans hésiter. Pourquoi? Parce que son cœur était orienté vers Dieu, il était déjà disposé à son égard. Sa vigilante “oreille intérieure” n’avait besoin que d’un petit signe pour reconnaître la voix.Cela vaut également pour les appels qui nous sont adressés: Dieu n’aime pas se révéler de manière spectaculaire, en forçant notre liberté.Il nous transmet ses projets avec douceur;il ne nous foudroie pas avec des visions éclatantes, mais il s’adresse avec délicatesse à notre intériorité, en se faisant intime à nous et en nous parlant à travers nos pensées et nos sentiments.Et ainsi, comme il le fit avec saint Joseph, il nous propose des objectifs élevés et surprenants.Les songes, en effet, ont conduit Joseph dans des aventures qu’il n’aurait jamais imaginées. Le premier déstabilisa ses fiançailles, mais le rendit père du Messie; le second le fit fuir en Égypte, mais il sauva la vie de sa famille.Après le troisième, qui annonçait le retour dans sa patrie, le quatrième lui fit encore changer ses plans, le ramenant à Nazareth, là même où Jésus allait commencer l’annonce du Règne de Dieu. Dans tous ces bouleversements, le courage de suivre la volonté de Dieu se révéla donc vainqueur. Il en est ainsi de la vocation: l’appel divin pousse toujours à sortir, à se donner, à aller plus loin. Il n’y a pas de foi sans risque. C’est seulement en s’abandonnant avec confiance à la grâce, mettant de côté ses propres programmes et son propre confort, qu’on dit vraiment “oui” à Dieu. Et chaque “oui”porte du fruit, parce qu’il adhère à un dessein plus grand, dont nous n’apercevons que des détails, mais que l’Artiste divin connaît et porte en avant, pour faire de chaque vie un chef-d’œuvre.En ce sens, saint Joseph représente une icône exemplaire de l’accueil des projets de Dieu.Mais le sien est un accueil actif: jamais défaitiste ou qui abandonne, il « n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé» (Patris corde, n. 4). Puisse-t-il aider chacun, particulièrement les jeunes en discernement, à réaliser les rêves de Dieu pour eux; puisse-t-il inspirer l’initiative courageuse de dire“oui” au Seigneur, qui toujours surprend et jamais ne déçoit!Une seconde parole marque l’itinéraire de saint Joseph et de la vocation: service. Des Évangiles ressort la manière dont il a vécu en tout pour les autres et jamais pour lui-même. Le Peuple saint de Dieu l’appelle très chaste époux, révélant ainsi sa capacité à aimer sans rien retenir pour lui. En libérant l’amour de toute possession, il s’ouvrit en effet à un service encore plus fécond: son soin aimant a traversé les générations, sa garde attentive l’a rendu patron de l’Église. Il est aussi le patron de la bonne mort, lui qui a su incarner le sens oblatif de la vie. Son service et ses sacrifices ont été possibles, mais seulement parce qu’ils étaient soutenus par un amour plus grand: «Toute vraie vocation naît du don de soi qui est la maturation du simple sacrifice. Ce type de maturité est demandé aussi dans le sacerdoce et dans la vie consacrée. Là où une vocation matrimoniale, célibataire ou virginale n’arrive pas à la maturation du don de soi en s’arrêtant seulement à la logique du sacrifice, alors, au lieu de se faire signe de la beauté et de la joie de l’amour elle risque d’exprimer malheur, tristesse et frustration » (ibid., n. 7). Le service, expression concrète du don de soi, ne fut pas seulement pour saint Joseph un idéal élevé, mais il devint une règle de vie quotidienne. Il s’employa à trouver et à aménager un logement où faire naître Jésus;il se prodigua pour le défendre de la fureur d’Hérode en organisant un voyage rapide en Égypte;il s’empressa de retourner à Jérusalem à la recherche de Jésus perdu;il entretint sa famille en travaillant, même enterre étrangère.Il s’adapta, en somme, aux diverses circonstances avec l’attitude de celui qui ne perd pas courage si la vie ne va pas comme il veut: avec la disponibilité de celui qui vit pour servir. Dans cet esprit, Joseph accueillit les nombreux et souvent imprévus voyages de la vie: de Nazareth à Bethléem pour le recensement, puis en Égypte et encore à Nazareth, et chaque année à Jérusalem, bien disposé chaque fois à aller à la rencontre de circonstances nouvelles, sans se plaindre de ce qui arrivait, prêt à aider pour régler les situations. On peut dire qu’il a été la main tendue du Père céleste à son Fils sur la terre. Il ne peut donc qu’être un modèle pour toutes les vocations, qui sont appelées à ceci: être les mains laborieuses du Père pour ses fils et ses filles.J’aime penser alors à saint Joseph, gardien de Jésus et de l’Église, comme gardien des vocations. De sa disponibilité à servir provient en effet, son soin dans la garde. «Il se leva; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte» (Mt2, 14), dit l’Évangile, indiquant sa promptitude et son dévouement pour sa famille. Il ne perdit pas de temps à réfléchir sur ce qui n’allait pas, pour ne pas se dérober à celui qui lui était confié.Ce soin attentif et attentionné est le signe d’une vocation réussie.C’est le témoignage d’une vie touchée par l’amour de Dieu.Quel bel exemple de vie chrétienne nous offrons lorsque nous ne poursuivons pas obstinément nos ambitions et que nous ne nous laissons pas paralyser par nos nostalgies, mais que nous prenons soin de ce que le Seigneur, à travers l’Église, nous confie!Alors Dieu répand son Esprit, sa créativité, sur nous;et il opère des merveilles, comme en Joseph.En plus de l’appel de Dieu –qui réalise nos plus grands rêves–et de notre réponse –qui se réalise dans le service disponible et dans le soin attentif -, il y a un troisième aspect qui traverse la vie de saint Joseph et la vocation chrétienne, en rythmant le quotidien: la fidélité.Joseph est l’«homme juste» (Mt1, 19), qui, dans le silence actif de chaque jour, persévère dans l’adhésion à Dieu et à ses plans.Dans un moment particulièrement difficile, il se met à “considérer toutes les choses” (cf. v. 20). Il médite, pondère: il ne se laisse pas dominer par la hâte, ne cède pas à la tentation de prendre des décisions hâtives, ne suit pas l’instinct et ne vit pas dans l’immédiat. Il cultive tout dans la patience. Il sait que l’existence ne s’édifie que sur une adhésion continue aux grands choix. Cela correspond à la douceur laborieuse et constante avec laquelle il a exercé l’humble métier de charpentier (cf. Mt13, 55), pour lequel il n’inspira pas les chroniques du temps, mais le quotidien de chaque père, de chaque travailleur, de chaque chrétien au long des siècles. Parce que la vocation, tout comme la vie, mûrit seulement à travers la fidélité de chaque jour. Comment s’alimente cette fidélité? A la lumière de la fidélité de Dieu. Les premières paroles que saint Joseph s’est entendu adresser en songe furent l’invitation à ne pas avoir peur, parce que Dieu est fidèle à ses promesses: «Joseph, fils de David, ne crains pas» (Mt1, 20). Ne crains pas: ce sont les paroles que le Seigneur t’adresse aussi, chère sœur, et cher frère, quand, malgré les incertitudes et les hésitations, tu ressens comme ne pouvant plus être différé le désir de lui donner ta vie.Ce sont les mots qu’il te répète quand, là où tu te trouves, peut-être au milieu d’épreuves et d’incompréhensions, tu luttes pour suivre chaque jour sa volonté.Ce sont les paroles que tu redécouvres lorsque, sur le chemin de l’appel, tu retournes au premier amour.Ce sont les paroles qui, comme un refrain, accompagnent celui qui dit oui à Dieu par sa vie comme saint Joseph: dans la fidélité de chaque jour.Cette fidélité est le secret de la joie. Dans la maison de Nazareth, dit un hymne liturgique, il y avait «une joie limpide». C’était la joie quotidienne et transparente de la simplicité, la joie qu’éprouve celui qui garde ce qui compte: la proximité fidèle à Dieu et au prochain. Comme il serait beau si la même atmosphère simple et radieuse, sobre et pleine d’espérance, imprégnait nos séminaires, nos instituts religieux, nos maisons paroissiales! C’est la joie que je vous souhaite, frères et sœurs, qui avec générosité avez fait de Dieu le rêve de votre vie, pour le servir dans les frères et dans les sœurs qui vous sont confiés, à travers une fidélité qui est déjà en soi témoignage, à une époque marquée par des choix passagers et des émotions qui disparaissent sans laisser la joie.Que saint Joseph, gardien des vocations, vous accompagne avec un cœur de père!
Rome, Saint Jean de Latran, 19 mars 2021, Fête de Saint Joseph.
François
tiré du blog de paroissesaintebernadetteenbruilhois47.over-blog.com, suite de l'article du 7 avril 2021
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L’évêque étant à la source des sacrements pour son Église diocésaine, c’est lui qui pendant cette liturgie, bénira les huiles qui serviront à la célébration des sacrements. Il s’agit d’une simple huile d’olive, comme en Palestine autrefois.
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La première huile est celle pour le sacrement des malades qui servira au moment de l’extrême-onction. Elle est aussi un symbole de force, la grâce de Dieu venant imbiber notre personne, notre humanité et notre histoire. C’est elle qui soulagera l’âme et le corps des malades.
Pour cette célébration, le « presbyterium » se rassemble : cet évènement rappelle à la communauté sa responsabilité commune de ne jamais abandonner, quel que soit son état, l'un des siens. C'est redire au prêtre qu'il a charge non pas d'abord de commander, mais d'engendrer de la fraternité. Il redit à chacun des membres de sa communauté que si l'un des membres est oublié, la communauté est blessée ; que si quelqu'un est abandonné, la communauté ne répond pas à sa mission.
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La deuxième huile est celle des catéchumènes qui servira lors des différentes prières précédant le baptême. Elle accorde la force et l’intelligence aux futurs baptisés et symbolise la lutte contre le mal.La prière pour bénir cette huile rappelle la lutte, le combat, l'effort, parce qu'on ne devient pas chrétien comme on s'inscrit à une association. On devient chrétien par conversion. Car l'appel attendu, l'amour pressenti, bouleversent la vie.
La troisième huile est le saint-chrême qui servira pour la célébration du baptême, des ordinations et de la confirmation. Elle est certainement l’huile la plus importante des trois, symbolisant notre communion avec Dieu et le Christ.
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La fabrication du chrême obéit à des règles très précises. La première étape est un mélange d’huile d’olive et de baume, une résine aromatique importée d’Orient ou du Pérou. Cette base reçoit ensuite trois essences parfumées : la lavande, le serpolet et le romarin. Après avoir procédé à l’association des substances, l’évêque souffle sur le chrême avant d’invoquer sur lui la puissance de l’Esprit. C’est cette différence qu’il faut saisir : alors que les huiles sont bénies, le chrême est consacré. La tradition au sein de l’Église reconnaît au chrême un caractère sacré particulier : il porte la présence de l’Esprit saint qui confère les grâces à trois sacrements.
Après la bénédiction des huiles saintes, Monseigneur Herbreteau a mentionné les mouvements à venir :
Il y a donc trois postes à pourvoir : Service de la catéchèse, Pastorale de la Santé, Pastorale familiale
tiré du blog de paroissesaintebernadetteenbruilhois47.over-blog.com
1ère partie de l'article
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Le 29 mars, avait lieu à la cathédrale la Messe Chrismale (du grec chrisma, huile) qui doit son nom au fait que c’est lors de cette messe que sont bénis les huiles pour les catéchumènes et pour les malades ainsi que le Saint Chrême, cette huile parfumée qui sert pour l’ordination des prêtres, les baptêmes et les confirmations.
Jusqu’en 1960, elle était célébrée avec une assemblée réduite et une liturgie très ritualisée. Depuis le concile Vatican II et la réforme liturgique, la messe chrismale a pris une autre ampleur. Aujourd’hui l’assemblée s’est élargie jusqu’à concerner l’ensemble des acteurs pastoraux. À l’entrée dans la semaine sainte, elle revêt une forte dimension symbolique.
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À cette occasion, c’est la cathédrale qui est choisie en tant que cœur du diocèse. Tout le presbyterium (ensemble des prêtres d’un diocèse réuni autour de l’évêque) et les fidèles sont invités à cette célébration qui manifeste l’unité de la communauté diocésaine autour de son pasteur.
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C’est par essence, l’office que l’on pourrait appeler « la messe du peuple de Dieu ».
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Prêtres, diacres, responsables des services diocésains, animateurs des équipes pastorales, membres du conseil diocésain se sont se retrouver ensemble, à la cathédrale Saint-Caprais autour de Mgr Hubert Herbreteau.La messe chrismale nous fait entrer dans le mystère profond de l’Église qui nous donne des signes visibles que Dieu continue d’agir dans le monde.
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C’est également au cours de cet office que les prêtres et diacres du diocèse renouvellent l’engagement pris au moment de leur ordination. C’est la raison pour laquelle ils concélèbrent autour de leur évêque, tous vêtus de la couleur liturgique blanche qui évoque la joie, la pureté et la gloire de Dieu.
Le renouvellement des promesses d’ordination par les prêtres et les diacres est un moment marquant de la célébration. Il prend même une importance particulière pour les prêtres venus d’Afrique ou d’ailleurs, en mission dans le diocèse.
Tous ont conscience de renouveler leurs promesses sacerdotales en communion avec l’Église locale qui n’est pas détachée de l’Église universelle.
Préparée chaque année par une paroisse différente, cette année, la cérémonie avait été élaborée par la paroisse Sainte Foy d’Agen. Ce fut une belle célébration, bien orchestrée, avec une chorale aux notes d’orgue puissantes.
En effet, la liturgie de la messe chrismale est une liturgie qui lui est propre avec des textes différents des textes du jour.À Rome, elle est célébrée le jeudi matin. En France, elle a lieu le plus souvent le Lundi Saint ou un autre jour, pourvu qu'elle soit proche de Pâques.
Cependant, cette célébration prenait une coloration particulière en raison de la pandémie :
Les prêtres et diacres sont entrés en procession. Le père abbé du monastère bénédictin de Sainte Marie de la Garde à Saint Pierre de Clairac a été mis en avant car sa communauté a été érigée en maison autonome avec le titre d’abbaye. La bénédiction abbatiale du nouvel abbé, Dom Marc, aura lieu le jeudi 29 avril en la fête des saints abbés de Cluny dans l’église de Moirax, ancien prieuré clunisien. Le nouvel abbé célèbrera une première messe pontificale au même endroit le samedi 1er mai, en la solennité de Saint Joseph et en la fête de Moirax. En raison des contraintes sanitaires actuelles, l’assistance à ces cérémonies ne pourra se faire que sur invitation explicite.
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Lors de son homélie le père évêque s’est adressé plus particulièrement aux prêtres rappelant qu’ils n’ont pas toujours la vie facile, qu’ils font l’expérience de la solitude, de l’amertume, du manque de reconnaissance, de la maladie et du sentiment d’abandon. « Nous ne vivons pas hors du monde, nous vivons passionnément le monde ». Profitant de l’année sainte à Saint joseph, il a ensuite choisi trois images paternelles de Joseph pour parler du prêtre. « Joseph fut un père droit, attentif, nous apportant bonté et bienveillance lorsque nous sommes habités par la lassitude. Joseph était charpentier. Le charpentier est celui qui construit solidement sa maison. Nous pensons à la maison bâtie sur le roc qu’est le Christ et non sur les sables de la mode,…. Jésus fut le fils du charpentier dont il apprit les gestes. Il y a malgré tout quelque chose de méprisant dans cette appellation comme si être charpentier, travailleur manuel empêchait toute réflexion. Nous sommes les charpentiers de ce monde et nous devons nous poser a question : Qu’est ce qui manque à la charpente du monde ? A la charpente de la paroisse ? La deuxième image est celle du bon berger, de celui qui protège et guide. Le Christ est né au milieu des bergers alors qu’il n’a jamais été berger lui-même mais il fut un guide qui rassemblait les foules. Cette paternité spirituelle implique les douleurs de l’enfantement. Il faut cependant se méfier de cette image de paternité spirituelle quand on veut tout ramener à soi, que l’on manque de discrétion,…. La troisième image est celle du jardinier… L’Evangile ne dit pas si Saint Joseph jardinait mais c’est probable, d’ailleurs beaucoup de dictons agricoles parlent de la Saint Joseph…. Jardiner c’est être gardien or Joseph fut le gardien de Marie et Jésus. Marie Madeleine a d’ailleurs confondu le Christ ressuscité avec le jardinier. Le jardinier est donc aussi une figure de la Résurrection, il fait passer d’une saison à une autre. Le jardinier retire les mauvaises herbes. C’est aussi le rôle de la confession. Ces images par bien des aspects se rapportent aussi aux diacres, religieux et peuple de Dieu »
Fin de la 1ère partie. La suite prochainement...
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Textes et Photos : Ghislaine Durovray
Conférence de Mgr Hubert Herbreteau
sur You-Tube
Message d'entrée en Carême de Mgr Herbreteau
Mgr Herbreteau, évêque d'Agen, a tenu à s'adresser aux diocésains d'Agen à l'occasion de l'entrée en Carême.
Qu'est-ce que l'Appel Décisif des catéchumènes ?
Au cours du premier dimanche de Carême, les catéchumènes de notre diocèse vont vivre l'Appel décisif. L'occasion pour Mgr Herbreteau de rappeler les principa...
1ère conférence de Carême de Mgr Herbreteau - Diocèse d'Agen
Pour sa première conférence de Carême, Mgr Herbreteau évoque la vie chrétienne et la spiritualité du chemin. "Je suis le chemin, la vérité et la vie." (Jn 14...
2ème conférence de Carême de Mgr Herbreteau - Diocèse d'Agen
Pour sa deuxième conférence de Carême, Mgr Herbreteau nous parle de Jésus, admiratif et admiré. "Partout on faisait son éloge." (Lc 4, 15).
Monseigneur Ramousse s'est éteint à l’hôpital de Montauban, victime du covid, le 26 février dernier, quelques jours après ses 93 ans, et ses 58 ans d’épiscopat.
Ses funérailles ont eu lieu mercredi 3 mars en l'Eglise de Lavardac.
La cérémonie a été présidé par le Père Gilles Reithinger, Supérieur Général des Missions Etrangères de Paris* et concélébré par Monseigneur Antonysamy Susairaj, ancien préfet apostolique de Kompong Cham et le père Vincent Sénéchal, vicaire général, qui connaissait bien Monseigneur Ramousse, et a prononcé l'homélie.
La messe a été retransmise en direct sur le Facebook des Missions Etrangères de Paris et vous pouvez la suivre en cliquant sur le lien qui suit.
Nous attirons votre attention sur l'homélie à 29mn 30 et le psaume 22 ''Tu es mon berger, ô Seigneur'', chanté en cambodgien à 1h 13mn.
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Photos de la messe à Lavardac
Homélie du père Vincent Sénéchal
Monseigneur Ramousse a été ordonné en 1957 en l'Eglise de Lavardac par Monseigneur Pinault, Evêque de Chen-Tu. Ses parents avaient pris leur retraite dans le village et il y revenait, dans la mesure de ses possibilités, heureux aussi de retrouver famille et amis.
Il est enterré au cimetière de Lavardac dans le caveau familial auprès de ses parents.
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Une messe de requiem en son honneur a eu lieu au Cambodge, à Tainkauk, dimanche dernier 28 février. Des photos provenant du Facebook de l'Eglise de Phnom Penh sont présentées ci-dessous en diaporama.
Extrait de l'homélie de Monseigneur Olivier Schmitthaeusler
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Voici enfin un récit-résumé de sa vie,
écrit par le Père Vincent Chrétienne
et Monseigneur Olivier Schmitthauesler,
actuel évêque Phnom Penh.
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« Donne-lui, Seigneur, le repos éternel,
et que brille sur lui la lumière sans fin ».
* Missions étrangères de Paris (MEP) :
société de prêtres missionnaires dédiés à l’Asie