Il était moine à l'Ermitage, au temps où les Carmes y vivaient encore. De 1935 à 1936, il en a même était le prieur.
Mais le Père Marie-Eugène n'a pas laissé que les traces d'un court passage au creux de ces rochers qui surplombent la ville d'Agen, puisqu'en 1932, il a fondé l’institut séculier de vie consacrée "Notre Dame de Vie", et l'Ermitage abrite toujours des membres de cet institut que nous cottoyons dans notre ville et notre paroisse : Miriam, Laurence, Chantal et Catherine. Ce jeudi 25 février 2016, la paroisse s'unit à elles alors qu'à Vénasque est vécu une des étapes en vue de la béatification du père Marie-Eugène.
Le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, un futur saint ?
Né en Aveyron le 2 décembre 1894, Henri Grialou entre au Séminaire de Rodez en 1911. De 1913 à 1919, il est emporté dans la tourmente de la première guerre mondiale. Ordonné prêtre le 4 février 1922 il devient religieux dans l’Ordre du Carmel et prend le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Sa mission se déploie : revues, prédications, responsabilités diverses dans l’Ordre, en France, à Rome.
En 1932, il fonde un groupement de femmes vivant la spiritualité du Carmel dans la vie quotidienne qui prend le nom de « Notre Dame de Vie », en référence au sanctuaire de Venasque (Vaucluse) où les membres viennent se former. Ce groupe deviendra « L’institut séculier de vie consacrée Notre Dame de Vie » avec trois branches (Femmes, hommes, prêtres) et un groupe de foyers.
Il est nommé prieur à Agen de 1932 à 1936.
Son ouvrage « Je veux voir Dieu » (dernière édition 2014), traduit en 6 langues, soutient de très nombreux chrétiens dans leur vie quotidienne en quête de sens. Il meurt à Venasque le 27 mars 1967. Sa réputation de sainteté ne cesse de s’étendre.
Ce 25 février 2016 à 8h30, aura lieu l'exhumation de la dépouille mortelle du Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus (1894-1967) à Notre Dame de Vie à Venasque (84).
Pourquoi exhumer un corps ?
L’exhumation intervient dans le cadre d’un long parcours qui peut faire qu’une personne dont la vie aura été exemplaire, soit déclarée Bienheureuse ou Sainte. On exhume le corps afin de faire reconnaître et d’attester que la tombe et les restes sont bien ceux du Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus. C’est une étape nécessaire et importante de la cause de canonisation (vers la Sainteté reconnue). Il faut être certain que ce corps est bien le sien, et comme pour de nombreux saints, anticiper la possibilité qu’un jour des reliques soient proposés à la prière des fidèles.
Comment se déroule une exhumation ?
L’ouverture de la tombe et la reconnaissance du cercueil sont un évènement public qui a lieu en présence de représentants de l’État, de l’archevêque d’Avignon, de la famille, de Notre Dame de Vie et de l’ordre des Carmes. Une telle cérémonie respectueuse est vécue dans le recueillement et la prière. Puis le cercueil sera ouvert à huis clos devant les seuls représentants désignés du corps médical, de l’Église et de l’État pour constater l’état de conservation de la dépouille.
Sera t’il déclaré saint ?
Ouvert en 1985 le processus en vue de sa possible canonisation se poursuit. Il a permis au Pape Benoît XVI de déclarer le père Marie- Eugène « Vénérable » le 19 Décembre 2011 : c’est la reconnaissance par l'Église que sa vie et son œuvre peuvent encourager et accompagner les chercheurs de Dieu.
Une guérison inexpliquée par une commission de médecins a été attribuée à l’intercession du Père Marie-Eugène le 1 décembre 2015. La reconnaissance d’un miracle pourrait permettre une béatification, si le Pape le juge opportun.
Aller plus loin sur les pas du père Marie-Eugène : http://www.notredamedevie.org/marie-eugene
P.S. Sont également sur le chemin de la reconnaissance de la sainteté:
Marie Joseph CASSANT (de Casseneuil)
Jean WAUTHIER (de Sainte Livrade/Lot)
Adèle de TRENQUELEON ( de Feugarolles)
...
Récital d'Amazing Grace au profit de l'Hospitalité Notre Dame de Lourdes à Eysses, 6 mars 2016
Message de Noël et du Nouvel an
C’est dans ce monde de terreur, de violence et de mort que Jésus, le Fils de Dieu a planté sa tente. Le Seigneur passe dans notre vie ébranlée par des événements tragiques. Il vient là où soudain la mort jaillit.
Que peuvent dire les chrétiens sur ce qui s’est passé le 7 janvier et le 13 novembre derniers ? Que peut faire l’Église ? Nos mots sont parfois si pauvres, nos actions de paix et de fraternité si petites et tant de fois anéanties.
Notre premier devoir est de compatir envers ceux qui ont été touchés par les attentats.
Nous pouvons ensuite prier : « Dieu de paix, apporte ta paix à notre monde violent : la paix dans le cœur de tous les hommes, la paix entre les nations de la terre. Fortifie-nous dans l’espérance et donne-nous la sagesse pour œuvrer inlassablement pour un monde de justice et de paix. »
Il nous faut dire ensuite que nous croyons en un Dieu qui nous accompagne dans la détresse et non en un Dieu qui punit et anéantit les pécheurs : « Je ne ne prends pas plaisir à la mort de qui que ce soit, oracle du Seigneur. Convertissez-vous et vivez ! » (Ez 18, 32).
Le risque est toujours de tomber dans la conception de ceux qui sèment ha
ine, terreur et division en mettant Dieu au service de leurs idées et de leurs décisions. Cette instrumentalisation de Dieu est inadmissible. Ce n’est pas en ce Dieu que les chrétiens croient. Et si le mal répond au mal, quand le mal finira-t-il ?
« Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14).
Le Christ est venu planter sa croix et sa victoire au cœur de nos vies. L’hymne du Vexilla Regis écrite par le poète chrétien Venance Fortunat, évêque de Poitiers, et chantée pour la première fois le 19 novembre 569 peut nous servir de prière en ces temps difficiles. Pendant les guerres de Vendée, c’était l’hymne que chantaient les vendéens avant la bataille, en particulier la strophe
« Ô crux ave, spes unica :
Je te salue, ô Croix, seul espoir des vivants
En ces jours douloureux de larmes s’abreuvant,
Augmente aux cœurs des bons l’immortelle justice,
Et pardonne aux pécheurs leur mortelle malice. »
La parole que l’Église peut dire n’est même pas une parole (devant l’horreur, le mieux est de se taire), mais un signe : la croix. Dieu dépose sa vie sur la croix, instrument de supplice transfiguré par la vie du Christ.
La croix est la table de l’eucharistie où Dieu dépose la coupe du salut.
La croix et la crèche où Jésus naît se rejoignent. « De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère. De la crèche au crucifiement Dieu nous aime inlassablement » (Chant de Noël Il est né le divin enfant).
Je souhaite que Noël soit cette année, pour les croyants et les non-croyants un moment d’espérance, de bonheur passé en famille, de lumière apaisante alors que nous sommes touchés par des événements dramatiques. « Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme » (Jn 1, 9).
Que le Dieu de la paix vienne habiter nos cœurs !
Hubert HERBRETEAU
Évêque d’Agen
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La porte de la Miséricorde est ouverte ! - Le blog de la Paroisse Sainte Foy d'Agen (47)
Ouverture de la Porte Sainte en la cathédrale Saint Caprais d'Agen - photo : diocèse d'Agen La cérémonie de l'ouverture de la Porte de la Miséricorde en la cathédrale Saint Caprais à Agen le...
Le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception, le Pape François a ouvert, à Rome, une Année Sainte de la Miséricorde qui s’achèvera le 20 novembre 2016 en la fête du Christ-Roi.
Son ouverture coïncide avec le cinquantenaire de la conclusion du Concile Vatican II. Le Pape souhaite voir « comment l’Église pouvait rendre plus évidente sa mission d’être témoin de la miséricorde. C’est un chemin qui commence comme une conversion spirituelle ».
Pour notre diocèse, ce Dimanche 13 décembre, l'évêque d'Agen nous invite à ouvrir la Porte Sainte à la Cathédrale Saint Caprais d'Agen.
Voir le site officiel www.iubilaeummisericordiae.va.
Prière du Pape François pour le Jubilé de la Miséricorde
Seigneur Jésus-Christ,
toi qui nous a appris à être miséricordieux
comme le Père céleste,
et nous as dit que te voir, c’est Le voir,
montre-nous ton visage, et nous serons sauvés.
Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu
de l’esclavage de l’argent,
la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur
à travers les seules créatures ;
tu as fais pleurer Pierre après son reniement,
et promis le paradis au larron repenti.
Fais que chacun de nous écoute cette parole dite
à la Samaritaine comme s’adressant à nous :
"Si tu savais le don de Dieu !"
Tu es le visage visible du Père invisible,
du Dieu qui manifesta sa toute-puissance
par le pardon et la miséricorde :
fais que l’Église soit, dans le monde,
ton visage visible,
toi son Seigneur ressuscité dans la gloire.
Tu as voulu que tes serviteurs
soient eux aussi habillés de faiblesse
pour ressentir une vraie compassion
à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur :
fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente
attendu, aimé, et pardonné par Dieu.
Envoie ton Esprit
et consacre-nous tous de son onction
pour que le Jubilé de la Miséricorde
soit une année de grâce du Seigneur,
et qu’avec un enthousiasme renouvelé,
ton Église annonce aux pauvres la bonne nouvelle
aux prisonniers et aux opprimés la liberté,
et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.
Nous te le demandons par Marie,
Mère de la Miséricorde,
à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen
" Dans sa capitale, notre pays a été touché par une série d’attentats d’une barbarie inégalée. Avec les catholiques de France, j’exprime ma profonde douleur devant cette extrême violence qui a retiré la vie à tant de personnes et blessé tant d’autres.
Mes pensées et mes prières vont aux victimes, à leurs proches, aux forces de l’ordre, aux soignants et à nos gouvernants sur lesquels pèse une lourde responsabilité. En ces heures difficiles nous leur faisons confiance.
J’invite les catholiques de France, ce dimanche tout spécialement, par leur prière, leurs paroles et leurs actes à être artisans de paix, d’unité et témoins de l’Espérance.
Nous le savons, le mal n’aura pas le dernier mot. "
Mgr Georges Pontier
Président de la Conférence des évêques de France
" (...) Face à la violence des hommes, puissions-nous recevoir la grâce d’un cœur ferme et sans haine.
Que la modération, la tempérance et la maîtrise dont tous ont fait preuve jusqu’à présent se confirment dans les semaines et les mois qui viennent ; que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine.
Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.
Cardinal André Vingt-Trois,
archevêque de Paris
La journée nationale du Secours Catholique, Caritas France du 15 novembre, a lieu cette année au milieu de plusieurs événements importants.
Le synode sur la famille a réfléchi notamment sur l'engagement de l'Église auprès des familles qui vivent des difficultés financières et de tous ordres. Ce sont elles que le Secours Catholique accompagne dans toute la France et soutient dans de nombreux pays grâce aux Caritas.
La Conférence de Paris sur le climat est préparée par de nombreuses initiatives où les chrétiens sont en première ligne, motivés par l'encyclique du pape François Laudato si'. Là aussi, les membres du Secours Catholique soutiennent les plus pauvres, qui luttent contre les conséquences du dérèglement climatique, dans le monde, comme au Bengladesh ou en Afrique, mais aussi en France.
Le jubilé de la Miséricorde va débuter dans quelques semaines. L'action des membres du Secours Catholique fait partie des oeuvres de miséricorde que Dieu suscite pour que tous puissent vivre dignement. Ce sont souvent des pauvres qui nous font découvrir le coeur miséricordieux du Père. Au coeur des épreuves qu'ils ont traversées, ils savent que Dieu leur a fait miséricorde.
Le troisième dimanche de novembre est le rendez‑vous habituel pour la collecte nationale du Secours Catholique. Celui‑ci a, cette année plus que jamais, besoin des dons de tous pour remplir sa mission d'aide aux plus démunis, d'accompagnement aussi, pour que tous puissent vivre dignement et participer à la vie sociale. N'oublions pas aussi de leur donner toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d'une « Église pauvre pour les pauvres ». En tant que service d'Église, par son savoir‑faire le Secours Catholique peut y aider. Mais comme baptisé, tout membre de notre Église ne doit‑il pas se sentir « secours catholique » ?
+ Jacques Blaquart, évêque d'Orléans
Président du Conseil pour la Solidarité.