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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 21:31
Dimanche 15 novembre : journée mondiale des pauvres
Dimanche 15 novembre : journée mondiale des pauvres
 
 

Dimanche 15 novembre, l'Église catholique célèbre sur tous les continents la 4e Journée mondiale des pauvres instituée par le pape François.

Ce dimanche est aussi, en France, la journée nationale du Secours Catholique.

Plus que jamais, la pauvreté gagne du terrain dans notre pays ; soutenons le Secours Catholique en cette journée nationale. Merci pour votre générosité.

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 22:49

Quelques jours après l’attentat perpétré au cœur la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption, à Nice, le curé, le père Franklin Parmentier, se livre au Pèlerin. Encore sous le choc, il partage avec force et émotion un message d’espérance.

Mis à jour le 2 novembre 2020 à 11:53

Publié le 31 octobre 2020

11 commentaires

Franklin Parmentier curé de la basilique Notre Dame de l’Assomption de Nice. © Laurent Carré pour Le Pèlerin
 

Nous rencontrons Franklin Parmentier, curé de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, dans une salle paroissiale attenante à une église de Nice, le 31 octobre. L’endroit est encerclé par les forces de l’ordre. Plongé dans les préparatifs de la messe de réparation du 1er novembre, le prêtre de 44 ans ne sait plus où donner de la tête. Il est constamment sollicité par les paroissiens et d’autres prêtres. Les temps sont à la paranoïa : quelqu’un vient tout juste de tirer sur l’archiprêtre de l’Église orthodoxe grecque de Lyon. Un policier vient à la porte pour recommander de fermer les portes à clé, parce qu’un « individu suspect » aurait été repéré dans une rue proche. Le P. Parmentier parvient finalement à s’isoler quarante minutes pour nous parler, poser des mots sur ce qui mûrit en lui depuis plusieurs jours.


Le 1er novembre devait être le jour de votre messe d’installation en tant que nouveau curé de la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Elle n’aura finalement pas lieu…

Franklin Parmentier : Oui. Nous ferons une messe de réparation à la place, à 18 heures (diffusée sur KTO, NDLR), suivie de la messe de la Toussaint. Elle a lieu lorsque l’on blesse gravement l’Église. Nous confierons cette réparation aux mains de Dieu et lui demanderons pardon pour qu’il nous aide à retrouver ce pourquoi l’église est faite. Qu’elle ait lieu un 1er novembre n’est pas un hasard, je pense. Dieu nous donne l’occasion de répondre à un acte de haine et de mort par un acte de communion et d’amour, par la restauration d’un lieu où Dieu donne la vie. J’y vois un signe très symbolique.

La basilique va donc vite rouvrir ?

Oui, dès lundi, lors de la prière aux défunts.

Quelques chrétiens effrayés appellent au contraire l’Église à fermer ses lieux de culte, pour ne prendre aucun risque dans ce contexte explosif. Pourquoi ne pas les fermer ?

Car les terroristes n’attendent que ça. Nous refusons de nous soumettre à la violence, à la peur, à la barbarie. Je ne les laisserai pas gagner. Nous, chrétiens, avons déjà fait l’expérience du Christ mort sur la croix, comme un agneau conduit à l’abattoir. « À cause de toi, nous risquons sans arrêt la mort. On nous traite comme des moutons de boucherie » (Romains 8, 36-39). Jésus a ouvert le tombeau, il ne l’a pas fermé. Les chrétiens ne fermeront donc pas les églises, qui sont des lieux de résurrection. Je sais que certains trouvent cela dangereux ou irresponsable. Mais si l’on pense que vivre, ce n’est pas prendre de risques, alors on ne vit pas. On subit.

Mère Teresa disait dans une très belle prière : « la vie est un combat, accepte-le. La vie est une tragédie, lutte avec elle. La vie est la vie, défends-là. La vie est bonheur, mérite-le ». Dans le Veni creator, nous demandons à l’Esprit saint de nous consoler. Ce n’est pas seulement une jolie chanson ; c’est dans ces moments-là, plus que jamais, que nous devons demander la force de l’Esprit saint.

Restera-t-il des traces physiques de l’attaque dans l’église ?

Les équipes de police et de l’antiterrorisme ont mis sous scellé tout ce qui était nécessaire pour leur enquête. La basilique a ensuite été plusieurs fois nettoyée. Je m’y suis rendu aujourd’hui. Tout était propre, les lieux sentaient bon. Mais cela ne lave pas l’émotion qui est en nous.

Connaissiez-vous bien Vincent Loquès, le sacristain assassiné de la basilique ?

Je l’ai connu il y a dix-neuf ans. Il était alors sacristain à sainte-Jeanne-d’Arc de Nice, où j’étais séminariste. Il avait son caractère. Mais c’était avant tout quelqu’un de généreux, avec beaucoup de talent. Il faisait de très belles crèches ; mardi, il me parlait des futures installations autour d’un déjeuner. Il accueillait très bien les gens. Il avait supprimé une partie des bancs pour que les fidèles aient plus de place pour prier dans la basilique. Quand vous avez des idées comme ça, c’est que vous aimez le lieu dont vous vous occupez.

La fonction de sacristain perdurera-t-elle à la basilique ?

(Silence) Il faut vivre le moment où Dieu nous demande de le vivre. Il y a un temps pour pleurer, faire mémoire, et ensuite penser au fonctionnement. A force d’être toujours dans la prévision, on ne vit plus le moment présent. Un moment, il faut savoir s’arrêter. Pour l’instant, nos pensées, ce sont Vincent, Nadine, Simone.

Vous rendez-vous souvent à la basilique ?

Deux fois par jour. Je suis curé de trois paroisses, dont celle-ci. Je m’y arrêtais presque tous les jours pour dire bonjour à Vincent, ramasser le courrier, voir l’économe diocésain. La veille de l’attaque, j’y disais la messe à 18 heures. Je devais le faire à la même heure, le 29 octobre.

Vous êtes-vous dit que vous auriez pu être dans la basilique lors de l’attentat ?

Oui. Mais on n’essaye de ne pas y penser. Ce qui me fait tenir, ce sont les témoignages d’affection, les prières des croyants, de la communauté, de ma famille. Autrement dit, la puissance de l’amour et de l’amitié, qui est l’expérience de ce qu’est le véritable Dieu. Hier, j’ai reçu un message des religieuses du Carmel de Lyon. Elles priaient pour nous. Ça m’a touché. Ce n’est pas négligeable, la communion de la prière.

© Laurent Carré pour Le Pèlerin

Croyez-vous qu’il y ait une signification au fait que cet acte ait eu lieu quelques jours avant votre messe d’installation ?

(Il garde longtemps le silence) C’est une question que je me pose depuis plusieurs jours. En 2015, des inondations avaient déjà tué 20 personnes sur ma paroisse, Saint Vincent de Lérins, autour de Mandelieu-la-Napoule. C’était très douloureux. L’an dernier, ça a recommencé, avec sept morts. Il y a deux ans, j’ai eu un terrible accident, qui m’a bien ralenti. Je ne pense pas porter la poisse. Mais on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi l’on vit ces expériences-là.

Or, « quand on cherche la réponse au pourquoi, on cherche un responsable, un coupable. Lorsqu’on cherche la réponse au comment, on se trouve des alliés ». Cette remarque de l’écrivaine Anne-Dauphine Julliand m’a profondément marqué. Je la porte depuis des années. Il faut vivre avec des alliés, pas des ennemis. Saint Paul disait : « Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ». Si Dieu souhaite que je sois là à ce moment-là, c’est peut-être parce qu’il me demande d’être un témoin. Notre foi nous oblige à prendre au sérieux ce qu’est la Résurrection, la violence, la question du mal, la puissance de l’Esprit saint. Ce ne sont pas juste des textes récités. Je crois en un Dieu qui a vaincu le mal. Celui qui veut être tout puissant par la violence, c’est le diable, la toute-puissance magique, qui ordonne à Jésus de se jeter du temple. Dieu ne veut rien faire par sadisme. L’amour de Dieu est plus grand que tous les pouvoirs.

Avez-vous ressenti, malgré tout, de la colère ?

Oui, j’ai eu beaucoup de colère. Mais il y a deux sortes de colères. Celle que l’on ressent lorsque le monde n’est pas tel que l’on voudrait qu’il soit. Et celle éprouvée lorsque la réalité du monde nous dépasse.

La première colère, c’est de l’orgueil. On voudrait que le monde soit à notre image. Or, le monde est à l’image de Dieu. La seconde colère, c’est celle que j’ai ressentie, contre quelque chose qui nous dépasse infiniment. C’est une révolte contre le mal. Mais il ne faut pas réponde au mal par le mal. Cela voudrait dire que l’on laisse Satan gagner. Notre colère ne doit pas nous faire ressembler à Satan, mais à Dieu. Dieu est parfois en colère dans la Bible. Mais c’est une colère d’amour : il veut que nous vivions dans l’amour. Notre colère doit susciter en nous une force d’amour et non pas de destruction, de vengeance, de haine.

Comment y parvenir, dans ce monde qui souffre tant actuellement ?

C’est justement maintenant que commence notre foi. La réalité nous fait toucher du doigt ce que nous professons. La foi n’est pas qu’une croyance, une doctrine, un système, mais une relation à Dieu. La Parole de Dieu n’est pas faite que pour les hommes qui vivaient il y a 2000 ans, mais pour aujourd’hui. Voyez le texte de la liturgie quotidienne le jour de l’attaque : « Revêtez l’armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable. (…) Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi » (Ephésiens 6, 10-20).

Avez-vous peur ?

© Laurent Carré pour Le Pèlerin

Ce n’est pas une question de peur, plutôt de prendre la mesure de ce qu’il s’est passé. Quand on fait face à un tel abîme de violence… (Il s’interrompt, s’essuie les yeux) Vous savez, le temps s’est arrêté ce jour-là. Je suis arrivé à 9h39 à la basilique, entouré de sirènes, de policiers, d’hommes politiques. Beaucoup ont été admirables. Nous ne sommes pas seuls ; à l’extérieur, il y a des gens merveilleux, et à l’intérieur, il y a le cœur à cœur avec Dieu.

Blessé, le terroriste est actuellement soigné. Avez-vous pensé à lui ?

Quand le pape Jean-Paul II a été attaqué, le 13 mai 1981, son assaillant n’est pas mort. Beaucoup le souhaitaient. Mais quelque chose a transformé cet homme en prison. Benoît XVI disait qu’il fallait « espérer contre toute espérance ». J’espère que cet homme qui a attaqué la basilique trouvera un lieu où se convertir à la vie. Où il renoncera à la mort, la violence, ses faux dieux, pour le Dieu qui aime. J’ai cette espérance. Cela ne m’appartient pas, ni à Jean-Paul II lorsqu’il avait rencontré son agresseur. Ce n’est pas utopique. C’est parce que l’Église croit qu’un homme peut encore accomplir quelque chose de plus grand que ses actes qu’elle est contre la peine de mort.

 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 22:04
© AP/SIPA
© AP/SIPA

C'est l'un des chanoines de l'abbaye de Lagrasse (Aude) qui a accompagné les derniers instants du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame à l'hôpital de Carcassonne dans la nuit du 23 au 24 mars. Le père Jean-Baptiste connaissait le gendarme depuis plusieurs mois et le préparait au mariage. Dans un communiqué de l'abbaye que nous reproduisons ici, il témoigne.

« C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a fait à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu'« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort. Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne. »

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:43

A la lumière de l’Evangile qui inspire son Enseignement social, l’Eglise catholique veut éclairer les consciences en donnant des éléments pour le discernement.
Ainsi, n’appelle-t-elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat mais, en rappelant les enjeux de l’élection, elle souhaite donner à chacun des éléments pour son discernement propre. (…)
Quels fondamentaux pour aider au discernement ?
Dépositaire du message de l’Evangile qui inspire l’Enseignement Social, l’Eglise catholique en rappelle certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en oeuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité.
Un an avant le scrutin présidentiel, en juin 2016, dans une déclaration, le Conseil permanent avait souligné 7 points, autant de critères, dans le cadre de cette élection, pour exercer un discernement. Pour que notre démocratie ne se transforme pas en société de violence, il faut favoriser un véritable débat national sans posture, petite phrase, ni ambition personnelle; un débat favorisé par un rôle ajusté des médias, qui n’amène pas à l’hystérisation ; un débat dans lequel le fait religieux a une place et les religions ont un rôle.
Quelle société voulons-nous construire ? A quel projet de société pouvons-nous aspirer ? Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique. La dignité
de notre société se reconnait au respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle.
C’est par un véritable pacte éducatif que les familles et l’école se rapprocheront alors qu’un climat de concurrence ou de méfiance ne peut que les éloigner. Et c’est en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale.
Une société vivante repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en oeuvre de moyens de solidarité efficaces. L’État doit intégrer la solidarité dans la construction du projet de société et mettre en oeuvre concrètement sa préoccupation des plus pauvres, des personnes âgées, des personnes handicapées, des chômeurs.
Négliger les plus fragiles revient à diviser la société. L’Etat doit donc gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale.
Concernant les migrants, l’accroissement du phénomène migratoire, dû à de nombreux facteurs, est un constat, pas un combat. Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays. La solidarité doit aussi s’exercer au niveau européen : l’Europe doit s’engager cou-
rageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en oeuvre de véritables pro-grammes de soutien dans les pays d’origine des migrations.
C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. Et cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Enfin, il faut définir et entrer dans une véritable pratique de la subsidiarité où chaque niveau (Etats, Europe) exerce les responsabilités qui lui incombent.
Enfin, ainsi que l’a rappelé le Pape François dans son encyclique Laudato Si (mai 2015) ainsi que les états participants à la Cop 21 à Paris (décembre 2015), nous avons une responsabilité commune envers l’humanité et les générations à venir sur le plan écologique. La sagesse nous invite à revoir urgemment nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.
Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous invitent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun.
Mgr Olivier RIBADEAU DUMAS,

Secrétaire général et Porte-parole de la Conférence des Evêques de France.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 21:33

Bonjour à vous,

Alliance 47 "Jusqu'au bout accompagner la vie" vous invite à une réflexion partage

le jeudi 3 novembre à 19H au Grand Café Foy (salle du 1er étage).

70% des personnes désirent mourir chez eux "à la maison" et 30% à l’hôpital.

C'est actuellement l'inverse seulement 30% des personnes meurent à domicile.

Comment respecter au mieux le désir de chacun c'est ce que Alliance 47 vous propose de débattre ce jeudi 3 novembre.

Nous aurons avec nous le Docteur Sylvie Schoonberg responsable de l'unité mobile de soins de support et d'accompagnement et Géraud Lesoin infirmier de la même unité qui interviennent aussi bien au sein de l’hôpital que à domicile.

Entrée libre

Veuillez faire suivre cet émail aux personnes de votre entourage qui pourrait être intéressées par ce sujet

A bientôt alors

Catherine Renard

Présidente Alliance 47

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 17:45
refus de la misère (journée mondiale du)
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:18
Mirants &réfugiés nous interpellent

Migrants et réfugiés nous interpellent. La réponse de L’évangile de la miséricorde.

Cette journée s’inscrit dans l’Année sainte de la miséricorde proclamée par le Pape François au cours de laquelle chaque chrétien est invité à se laisser embrasser par la miséricorde de Dieu en se montrant avec les autres aussi miséricordieux que le Père l’est avec lui. L’Évangile de la miséricorde secoue aujourd’hui les consciences, empêche que l’on s’habitue à la souffrance de l’autre et indique des chemins de réponse. [...] A la racine de l’Évangile de la miséricorde, la rencontre et l’accueil de l’autre se relient à la rencontre et à l’accueil de Dieu : accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu en personne ! (Extrait de la lettre du pape). La journée se veut plus marquante que d'habitude cette année en raison de l’actualité.

PRIÈRE pour la 102e Journée mondiale du migrant et du réfugié

Seigneur,

Tu es plein de miséricorde pour toute personne,

de toute culture et de toute nation.

Chaque personne est ton enfant bien-aimé.

Dans ta miséricorde

Tu ne vois pas d’abord nos limites, nos difficultés, nos refus.

Mais tu crois en notre capacité d’aimer,

et de nous découvrir frères et sœurs.

Tu crois en notre capacité

de vivre ensemble, dignement,

dans la paix, la justice et la fraternité.

Façonne-nous par ta miséricorde et ta tendresse.

Aide-nous à dépasser nos peurs,

et nos refus de nous ouvrir à l’autre.

Apprends-nous à nous laisser toucher par la vie de nos frères et sœurs.

Ouvre nos cœurs pour aimer.

Ouvre nos mains pour construire des ponts, et non pas des murs.

Ouvre notre intelligence pour inventer le monde de demain :

un monde où chacun trouvera sa place,

un toit, du pain, un travail,

un geste de fraternité à partager,

un mot d’espérance à échanger

en reflet de TOI qui es amour et miséricorde !

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 01:06
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 09:29
Le pape provoque un débat sur l'économie

Nous vous proposons cet article du journal "La Croix"

Il s'agit d'un échange/débat sur les positions économiques de notre pape entre Gaël Giraud (Prêtre jésuite et économiste) et Geoffroy Roux de Bézieux (Responsable au MEDEF et chrétien)

Leur dialogue peut nous éclairer sur les orientations souhaitables au niveau économique et démocratique: orientations que nous pourrions défendre en tant que citoyens et chrétiens.

G.R.

Voir la video

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 22:23

soirée débat le mardi 26 mai 2015 au centre Jean XXIII à 20 h

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