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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:37

Droits des patients en fin de vie: mardi 12 mai 2015, 18h30 Centre Hospitalier d'Agen.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 20:43
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:06

éléments de réflexion au delà du choc psychologique de cette folie meurtrière.

Essayer de vous connecter à

http://www.ichtus.fr/jesuischarlie-en-etat-de-choc-on-fait-nimporte-quoi/

« En état de choc, on fait n’importe quoi » : Guillaume de Prémare livre son décryptage du choc « Charlie Hebdo » et du mouvement « Je suis Charlie ».

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:32

Accompagner dans la dignité

Il est des événements douloureux qui ne peuvent laisser silencieux. Dire « non » à l’euthanasie, c’est aussi dire « non » à l’acharnement thérapeutique. C’est appeler à des soins palliatifs accompagnant le patient en fin de vie, et de préférence à son domicile. C’est faire le choix de prioriser ces unités de soins.

C’est refuser que la subjectivité, de quelque compétence qu’elle soit, dispose de la vie d’autrui. C’est respecter la légitime oscillation psychique du grand malade entre son « vouloir mourir » et son « vouloir vivre ». Et, du fait de ces changements, ne poser aucun acte irréversible.
C’est écouter la personne souffrante. Lui tenir la main. Rejeter à la fois tout dolorisme et tout scientisme. Être vrai au sujet de l’insatisfaction éthique dans laquelle sont d’autres pays qu’il faudrait soi-disant « rattraper », en matière de législation de fin de vie. C’est refuser qu’on résume une personne à son « état » présent. Dire « non » à l’euthanasie, c’est attester que la dignité de l’agonie est constitutive de la dignité plénière de l’homme.

Mgr Bernard Podvin

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 23:38

Déclaration de Pax Christi

Communiqué 08/01/15
Le 8 janvier 2015

DÉCLARATION

Pax Christi France

Nous voulons dire notre horreur devant la tuerie qui s’est déroulée au journal Charlie

Hebdo ce mercredi 7 janvier. Bouleversés par cet acte criminel nous réaffirmons que ce

sont seulement des valeurs d’amitié, de justice, de respect, de liberté, de tolérance qui

peuvent construire un vivre ensemble fraternel. Face à ceux qui ont recours à la violence

pour faire triompher leur idéologie destructrice nous choisissons de refuser ce qui divise et qui exclut.

Devant cette barbarie, nous implorons la justice mais nous résistons à la haine de l’autre.

La paix ne peut se construire que si on refuse les ténèbres du préjugé. Faisons tout pour

faire grandir cette paix par les gestes d’amour que nous saurons faire les uns vis-à-vis

des autres.

Nous assurons les familles et les collègues des victimes de toute notre solidarité dans

cette épreuve.

Catherine BILLET Dominique LANG, aa + Monseigneur Marc STENGER

Déléguée nationale Aumônier national Evêque de Troyes Président de Pax Christi France

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 23:06

Monsieur d’Halluin, ,

À l’heure où nous comptions vous présenter solennellement tous nos vœux de partage, de solidarité, de bonheur et de réussite pour l’année 2015, l’actualité tragique de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo nous frappe en plein cœur. C'est avec beaucoup de tristesse que nous partageons la douleur des victimes et de leurs proches.

En ce début d’année 2015, nous ressentons l’ampleur du choc que provoque cette attaque au cœur de la société française et l’effroi ressenti par la population. Face à ce drame, nous voulons simplement réaffirmer ce pourquoi nous luttons et ce pourquoi luttent nos partenaires dans leurs pays eux aussi confrontés au terrorisme.

Aussi, j’ai pris l’initiative d’une parole commune que j’ai proposée au Secours Catholique et au Secours Islamique France, que je souhaite partager aujourd’hui avec vous.

Nous croyons la solidarité plus forte que la violence.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à créer un élan de fraternité qui témoignera de la réalité de cette force au cœur de la nuit.

Nous croyons au dialogue plus fort que la terreur.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à s’engager publiquement au service d’une laïcité de dialogue et du respect de la liberté de conscience.
Nous appelons à poursuivre la construction d’une France et d’un monde fraternels.

Nous ne laisserons pas tuer l’Espoir.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à rejoindre tous ceux qui sont, en France et dans le monde, engagés pour lutter contre l’inacceptable inhumanité.

C’est bien ENSEMBLE que nous relèverons ces défis.

Guy AURENCHE
Président du CCFD-Terre Solidaire

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 22:42

CONTACT-PRESSE :
CEF, Direction de la Communication, relations médias : 06 26 12 65 07
Communiqué de presse
Paris, le mercredi 7 janvier 2015
Attentat Charlie Hebdo L’Eglise en France condamne et rappelle l’exigence de la fraternité
La Conférence des Evêques de France tient à exprimer sa profonde émotion et l’horreur que provoque l’attentat perpétré au siège du journal Charlie Hebdo.
A l’heure actuelle, ce sont 12 personnes qui ont été assassinées lors d’une attaque organisée tandis que plusieurs autres sont encore entre la vie et la mort.
L’Eglise en France adresse d’abord ses pensées aux familles et aux proches des victimes qui se trouvent face à l’horreur et à l’incompréhension. Elle assure aussi la rédaction et l’équipe de Charlie Hebdo de sa grande tristesse.
Une telle terreur est évidemment inqualifiable. Rien ne peut justifier une telle violence.
Elle touche de plus la liberté d’expression, élément fondamental de notre société.
Cette société, constituée de diversités de toutes sortes, doit travailler sans cesse à la construction de la paix et de la fraternité. La barbarie ainsi exprimée dans cet assassinat nous blesse tous.
Dans cette situation où la colère peut nous envahir, nous devons plus que jamais redoubler d’attention à la fraternité fragilisée et à la paix toujours à consolider.
Mgr Olivier RIBADEAU DUMAS
Secrétaire Général et Porte-parole de la CEF

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 22:26

Groupe interreligieux
de Lot et Garonne
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
_________________________________________________________________________________
Agen, le 8 janvier 2015
Attentat Charlie Hebdo
Le groupe interreligieux d’Agen est profondément touché, consterné et indigné par les assassinats qui
ont eu lieu à l’encontre des journalistes de Charlie Hebdo et de deux policiers.
Nous voulons redire combien nous souhaitons que soit assuré un vivre ensemble paisible pour notre
pays. Pour ce faire, c’est chaque jour qu’il nous faut être attentif à ce que se développe le respect des
opinions d’autrui et l’écoute bienveillante entre nos trois religions et d’autres courants de pensée.
Nous condamnons les actes terroristes qui ont été commis et qui mettent en danger le droit à la liberté
de penser et d’expression. Ils ne correspondent en rien à notre conception de Dieu et à notre vie
spirituelle. Notre foi en un Dieu d’amour et de paix est ce qui nous rassemble.
Les responsables chrétiens et juif, cosignataires de ce communiqué avec leur homologue musulman,
tiennent à dénoncer toute tentation d’amalgame entre l’islam authentique et la version dévoyée qu’en
présentent, par leur barbarie et leur fanatisme, les auteurs de l’attentat. Ils réaffirment leur solidarité
morale avec la communauté musulmane tout entière, et celle d’Agen en particulier.
Nous souhaitons que nos communautés continuent entre elles un dialogue approfondi et enrichissant,
et qu’elles favorisent une découverte réciproque.
Mgr Hubert HERBRETEAU, évêque d’Agen
M. Christophe DESPLANQUE, pasteur de l’Église Réformée d’Agen
M. Gabriel TORDJMAN, président de l’Association cultuelle israélite
M. Kamal REGOUG, responsable du culte musulman et président de l’Association Averroès

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:25

Ce soir, de 18h00 à 19h00, au presbytère de Pont du Casse, pour ce 1° mercredi de l'Avent 2014, nous reprendrons les lineamenta du synode sur la famille.

La semaine prochaine, Mme Michelle Breuillé, nous instruira avec le Bienheureux Marie Joseph Cassant, jeune Cistercien de Casseneuil.

Ci-joint l'article de Catho 47 sur la conférence de notre évêque.

 

Conférence de Mgr Herbreteau autour du synode sur la famille, à l’initiative des AFC

ConférenceAu terme du Synode extraordinaire des évêques sur la famille qui s’est déroulé au Vatican du 5 au 19 octobre 2014, les pères synodaux ont adopté la Relatio synodi, un texte qui vient clore leurs débats et échanges sur « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». Ce texte, qualifié par le pape François de « lineamenta » dans son discours de clôture, va servir de base de travail pour l’année à venir, en vue du prochain Synode qui se déroulera entre le 4 et le 25 octobre 2015 sur « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde ».

Mgr Herbreteau est revenu en détail sur les questions soulevées par ce synode, rappelant en préambule l’étymologie du mot synode (= faire route ensemble), et la dynamique enclenchée par ces débats. Nous avons chacun pour notre part à nous situer comme acteurs de la synodalité.
Il a rappelé que l’Église aide et prend soin des familles, parce qu’elle y reconnaît une présence de Dieu. Lieu intime de joies et d’épreuves, la famille est véritablement une école d’humanité.
Plusieurs points restent à creuser, comme la définition même du mariage (son fondement sacramentel), la loi de gradualité (loi de progression dans la recherche du bien, qui tient compte des situations personnelles), la situation des personnes divorcées remariées, les procédures de reconnaissance des cas de nullité de mariage…

En conclusion, Mgr Herbreteau a énuméré les autres problématiques qui touchent la famille : la précarité, les familles homoparentales, l’éducation affective relationnelle et sexuelle des jeunes… Le chemin collégial des évêques et la participation du peuple de Dieu tout entier, sous l’action du Saint-Esprit, le regard posé sur le modèle que constitue la Sainte famille, pourront nous guider vers des voies de vérité et de miséricorde pour tous. 

Retrouver l’intégralité du rapport final sur le site du diocèse :

http://catholique-agen.cef.fr/extranet/site/2766.html 

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 16:38

Publié le 09 novembre 2014

 link     http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/386170-discours-cloture-lassemblee-pleniere-dautomne-mgr-pontier/

 

Mgr Georges PontierMgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a prononcé le discours de clôture de l’Assemblée plénière d’automne à Lourdes, le 9 novembre 2014.

 

L’Assemblée plénière qui s’achève nous a permis de porter un regard sur des sujets de société importants et sur des aspects de la mission de notre Eglise sur lesquels il sera bon de revenir. L’apport de M. Gilles Kepel sur les événements touchant le monde de l’islam au loin et chez nous nous a fourni un éclairage riche et consistant. Le P. Thierry Magnin nous a ouvert des perspectives au sujet des technosciences et des questions philosophiques et éthiques liées à leur usage et à leur développement. Nous avons continué à réfléchir à la relation entre hommes et femmes dans la vie de nos Eglises diocésaines ainsi qu’aux initiatives prises en vue de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle des jeunes. Le Conseil pour les Mouvements et Associations de Fidèles nous a fait travailler en mini-assemblées sur les nouveaux défis que nous avons à prendre en compte pour une présence missionnaire de l’Eglise dans les espaces ruraux et hyper-ruraux, et dans les mondes populaire et ouvrier. Ces échanges lucides et bienveillants nous invitent à faire confiance à ce qui nait et à encourager les initiatives locales. La présence de l’Eglise est réelle et attendue en raison de son impact social par les espaces de paroles qu’elle ouvre et les liens qu’elle tisse entre les personnes. Devant l’ampleur de la tâche, la parole du prophète Isaïe : « Elargis l’espace de ta tente » est ainsi un appel à prendre en compte et à soutenir la diversité réelle de tous ceux et celles qui œuvrent à la mission dans ces mondes.

 

Durant ces jours nous avons eu aussi connaissance du rapport annuel du Secours catholique sur les pauvretés. Ce qui en ressort, c’est que les pauvres sont de plus en plus pauvres. Et s’ajoute à cela le fait que la solitude et l’isolement les rendent de moins en moins visibles. Ce rapport attire notre attention sur les seniors précaires et les hommes seuls sans oublier les nombreuses familles monoparentales. Nous voilà renvoyés aux solidarités de proximité, aux regards fraternels, aux attentions qui permettent de tenir. Nous sommes tous concernés, l’Etat, les collectivités territoriales, les services sociaux, le tissu associatif et chacun de nous. La vie est dure pour beaucoup. Dans son exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » le Pape François nous encourage de bien des manières : « Il est indispensable de prêter attention aux nouvelles formes de pauvreté et de fragilité dans lesquelles nous sommes appelés à reconnaître le Christ souffrant, même si en apparence cela ne nous apporte pas des avantages tangibles et immédiats. » (n°210). Ne cessons pas de nous renouveler dans les formes de proximité et d’engagements avec les plus pauvres, dans l’esprit suscité lors du rassemblement Diaconia ici même à Lourdes en 2013.

 

Dans un an, en décembre 2015, Paris accueillera une grande conférence sur le climat (COP21). Pour beaucoup cette conférence sera cruciale en ce qui concerne les conditions de vie de l’humanité toute entière.

 

Voici deux ans, nous avons publié un texte intitulé « Enjeux et défis écologiques pour l’avenir », dans lequel nous invitions les communautés chrétiennes à se mobiliser et à s’engager. Plusieurs évènements récents continuent de nous tenir en alerte sur le devenir de notre planète. L’évolution des écosystèmes naturels dont nous dépendons a de quoi nous préoccuper. Il faut que nous soyons tous persuadés d’une chose : le défi de la limitation des effets du dérèglement climatique est d’abord un enjeu de justice envers les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont pour nous des frères et des sœurs.

 

Que cette conférence se déroule à Paris l’année prochaine, la même année où le pape François viendra lui-même à la rencontre de l’Eglise qui est en France, invite à une mobilisation importante de nos diocèses puisqu’il ne cesse de nous interpeller sur l’impact de cette « globalisation de l’indifférence » et sur la « culture de déchet » que nous laissons s’installer dans notre économie et nos relations sociales.

 

Ces défis planétaires sans précédent peuvent aussi être l’occasion d’une salutaire prise de conscience et devenir des opportunités pastorales pour inventer de nouveaux modes de vie. C’est également un grand chantier œcuménique, celui de témoigner ensemble de notre foi au Dieu créateur et de nous mobiliser pour rappeler aux dirigeants et responsables mondiaux, que le devenir de notre planète est un défi moral à long terme et non une lutte d’intérêts partisans à courte vue.

 

Cette semaine, notre prière commune nous a fait contempler le Christ. La lecture de la lettre de St Paul aux Philippiens nous l’a montré choisissant le chemin du dépouillement et celui du serviteur jusqu’à la croix pour nous sauver de tout orgueil, de tout péché. La lecture de l’évangile de St Luc lors des eucharisties et spécialement celle de la parabole de la brebis et de la drachme perdues nous montraient le visage et la sollicitude pour le pécheur d’un Dieu à la recherche de l’homme. Cela touche nos cœurs de pasteurs. Cela nous invite à avoir la même attitude à l’égard de tous ceux que la vie a conduits dans des situations de souffrance, de marginalité, de ceux que les pharisiens et les scribes appelaient publicains et pécheurs.

 

Nous accueillons cette interpellation de la Parole de Dieu d’une manière particulière, après le récent synode, en pensant aux familles. Nous sommes conviés à aller à la rencontre de chacun pour prendre sur nos épaules ceux qui sont blessés, pour les écouter, pour les guider sur le chemin de la guérison spirituelle, pour accompagner les pas de Dieu vers eux ainsi que leur écoute de l’Esprit qui vient en chacun tel le bon samaritain panser toute plaie. Le document issu du récent synode nous invite à purifier notre langage pour qu’il ne soit jamais blessant et à porter sur toute personne un regard d’espérance. Notre souci et notre devoir de rappeler ce qui est ajusté aux appels de l’évangile au sujet de la famille ne doivent pas faire taire en nous l’appel à sortir à la rencontre de celui qui souffre, à être une Eglise de la miséricorde et du réconfort, une Eglise qui accompagne, qui marche au pas de l’autre, surtout lorsqu’en son cœur il cherche le Seigneur. C’est dans nos diocèses que nous poursuivrons ce travail de réflexion, de conversion, d’écoute de ce que nous dit l’Esprit sur « la vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et dans le monde » qui constituera le travail du prochain synode où seront présents plusieurs évêques de notre conférence épiscopale.

 

Le Pape François nous invite souvent à exercer notre devoir de discernement évangélique pour vivre notre ministère au service de nos Eglises diocésaines. Ainsi écrivait-il dans « la Joie de l’évangile » : « Il n’est pas opportun que le pape remplace les Episcopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques qui se présentent sur leurs territoires. En ce sens, je sens la nécessité de progresser dans une « décentralisation » salutaire » (n°16). Et il ajoutait plus loin : « Ce que j’entends offrir va plutôt dans la ligne d’un discernement évangélique. C’est le regard du disciple-missionnaire qui est éclairé et affermi par l’Esprit-Saint. » (n°50). Comme vous avez pu le lire dans les compte-rendus du travail du conseil permanent, nous avons réfléchi à la manière que pourrait prendre pour nous cet appel du Saint-Père. Je m’en suis ouvert aux archevêques lors de notre rencontre de début septembre. Nous avons ainsi avancé vers la proposition suivante qui a pour objectif de nous permettre de vivre ensemble cette démarche de discernement évangélique sur notre ministère épiscopal dans ce temps qui est le nôtre. Au mois de mars prochain nous consacrerons l’équivalent d’une journée à ce qu’on pourrait appeler un moment d’écoute de l’Esprit-Saint dans la prière et l’échange. Le P. François-Xavier Dumortier, jésuite, recteur de l’université Grégorienne, a accepté de nous guider sur ce chemin de prière. Il y a 20 ans nous vivions la démarche qui a conduit à la Lettre aux catholiques de France. Deux décennies plus tard il s’agit de discerner ensemble à quoi l’Esprit Saint nous appelle, quels signes de son œuvre nous percevons, quels chemins privilégier pour la mission. Le travail de ces jours a peut-être suggéré que nous mettions en pratique cet acte de discernement à propos de notre pastorale familiale.

 

Hier soir nous avons commencé ce temps de pèlerinage avec les séminaristes de nos diocèses et leurs formateurs. Quelle joie pour eux et pour nous. Nous avons présente à l’esprit l’initiative du Christ qui après une nuit de prière appelle ses disciples et les conduit au milieu de la foule qui se presse vers Lui de toutes parts (Luc 6,12-19). Nous fondons là l’élan spirituel qui anime les pasteurs de l’Eglise : se laisser habiter par la sollicitude du Christ pour cette foule désorientée qui cherche à le toucher et en même temps devenir un de ses proches, marcher à sa suite et à sa manière pour se laisser transformer intérieurement en ces « pécheurs d’hommes » dont il a voulu avoir besoin pour la mission jusqu’à la fin des temps. Et nous autres qui avons répondu à cet appel depuis des décennies nous voulons témoigner auprès des séminaristes et auprès des jeunes hommes de ce temps, de la joie et du bonheur que le Christ nous a donnés de vivre dans l’exercice de ce ministère. Répondre à cet appel nous comble. Répondre à cet appel nous unit au Christ, nous rend proches de lui dans cet élan d’amour qu’il puisait auprès du Père et déversait sur tous ceux qu’il rencontrait. Faire de sa vie un service pour ses frères dans l’exercice du ministère de prêtre diocésain est un chemin de bonheur pour celui qui l’emprunte et une nécessité pour l’Eglise et la mission. Nous prierons intensément pour que nous soient donnés les collaborateurs dont nous avons besoin, pour que de nombreux jeunes n’aient pas peur de s’engager dans cette voie. Aux prêtres, nous voulons dire qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs de cet appel.

 

Il me reste en terminant à exprimer toute notre reconnaissance à tous ceux qui nous permettent de vivre ici nos assemblées plénières : En tout premier Mgr Nicolas Brouwet et les membres divers des sanctuaires de Lourdes qui nous accueillent deux fois par an avec beaucoup de disponibilité et de générosité. Merci aussi au secrétariat général sous la responsabilité de Mgr Olivier Ribadeau Dumas, à tous les membres des divers services nationaux, à l’équipe événement ainsi qu’au secrétariat. En notre nom à tous, je voudrais en outre exprimer notre profonde reconnaissance à Mgr Bernard Podvin dont la mission de porte-parole se terminera fin décembre. Nous avons vraiment apprécié sa disponibilité, sa compétence, la justesse de ses interventions. Qu’il en soit profondément remercié.

 

Dans un instant la Parole de Dieu nous présentera le Christ chassant les marchands du Temple et se révélant comme la véritable présence de Dieu dans l’histoire des hommes. Puissions-nous le révéler à nos contemporains par le témoignage lumineux de la vie des baptisés, par notre engagement en faveur des plus pauvres et par des vies ecclésiales ouvertes et nourries à sa lumière.

 

 

Discours de clôture de l’Assemblée plénière d’automne 2014 par Mgr Pontier

Publié le 09 novembre 2014

 

Mgr Georges PontierMgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a prononcé le discours de clôture de l’Assemblée plénière d’automne à Lourdes, le 9 novembre 2014.

 

L’Assemblée plénière qui s’achève nous a permis de porter un regard sur des sujets de société importants et sur des aspects de la mission de notre Eglise sur lesquels il sera bon de revenir. L’apport de M. Gilles Kepel sur les événements touchant le monde de l’islam au loin et chez nous nous a fourni un éclairage riche et consistant. Le P. Thierry Magnin nous a ouvert des perspectives au sujet des technosciences et des questions philosophiques et éthiques liées à leur usage et à leur développement. Nous avons continué à réfléchir à la relation entre hommes et femmes dans la vie de nos Eglises diocésaines ainsi qu’aux initiatives prises en vue de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle des jeunes. Le Conseil pour les Mouvements et Associations de Fidèles nous a fait travailler en mini-assemblées sur les nouveaux défis que nous avons à prendre en compte pour une présence missionnaire de l’Eglise dans les espaces ruraux et hyper-ruraux, et dans les mondes populaire et ouvrier. Ces échanges lucides et bienveillants nous invitent à faire confiance à ce qui nait et à encourager les initiatives locales. La présence de l’Eglise est réelle et attendue en raison de son impact social par les espaces de paroles qu’elle ouvre et les liens qu’elle tisse entre les personnes. Devant l’ampleur de la tâche, la parole du prophète Isaïe : « Elargis l’espace de ta tente » est ainsi un appel à prendre en compte et à soutenir la diversité réelle de tous ceux et celles qui œuvrent à la mission dans ces mondes.

 

Durant ces jours nous avons eu aussi connaissance du rapport annuel du Secours catholique sur les pauvretés. Ce qui en ressort, c’est que les pauvres sont de plus en plus pauvres. Et s’ajoute à cela le fait que la solitude et l’isolement les rendent de moins en moins visibles. Ce rapport attire notre attention sur les seniors précaires et les hommes seuls sans oublier les nombreuses familles monoparentales. Nous voilà renvoyés aux solidarités de proximité, aux regards fraternels, aux attentions qui permettent de tenir. Nous sommes tous concernés, l’Etat, les collectivités territoriales, les services sociaux, le tissu associatif et chacun de nous. La vie est dure pour beaucoup. Dans son exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » le Pape François nous encourage de bien des manières : « Il est indispensable de prêter attention aux nouvelles formes de pauvreté et de fragilité dans lesquelles nous sommes appelés à reconnaître le Christ souffrant, même si en apparence cela ne nous apporte pas des avantages tangibles et immédiats. » (n°210). Ne cessons pas de nous renouveler dans les formes de proximité et d’engagements avec les plus pauvres, dans l’esprit suscité lors du rassemblement Diaconia ici même à Lourdes en 2013.

 

Dans un an, en décembre 2015, Paris accueillera une grande conférence sur le climat (COP21). Pour beaucoup cette conférence sera cruciale en ce qui concerne les conditions de vie de l’humanité toute entière.

 

Voici deux ans, nous avons publié un texte intitulé « Enjeux et défis écologiques pour l’avenir », dans lequel nous invitions les communautés chrétiennes à se mobiliser et à s’engager. Plusieurs évènements récents continuent de nous tenir en alerte sur le devenir de notre planète. L’évolution des écosystèmes naturels dont nous dépendons a de quoi nous préoccuper. Il faut que nous soyons tous persuadés d’une chose : le défi de la limitation des effets du dérèglement climatique est d’abord un enjeu de justice envers les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont pour nous des frères et des sœurs.

 

Que cette conférence se déroule à Paris l’année prochaine, la même année où le pape François viendra lui-même à la rencontre de l’Eglise qui est en France, invite à une mobilisation importante de nos diocèses puisqu’il ne cesse de nous interpeller sur l’impact de cette « globalisation de l’indifférence » et sur la « culture de déchet » que nous laissons s’installer dans notre économie et nos relations sociales.

 

Ces défis planétaires sans précédent peuvent aussi être l’occasion d’une salutaire prise de conscience et devenir des opportunités pastorales pour inventer de nouveaux modes de vie. C’est également un grand chantier œcuménique, celui de témoigner ensemble de notre foi au Dieu créateur et de nous mobiliser pour rappeler aux dirigeants et responsables mondiaux, que le devenir de notre planète est un défi moral à long terme et non une lutte d’intérêts partisans à courte vue.

 

Cette semaine, notre prière commune nous a fait contempler le Christ. La lecture de la lettre de St Paul aux Philippiens nous l’a montré choisissant le chemin du dépouillement et celui du serviteur jusqu’à la croix pour nous sauver de tout orgueil, de tout péché. La lecture de l’évangile de St Luc lors des eucharisties et spécialement celle de la parabole de la brebis et de la drachme perdues nous montraient le visage et la sollicitude pour le pécheur d’un Dieu à la recherche de l’homme. Cela touche nos cœurs de pasteurs. Cela nous invite à avoir la même attitude à l’égard de tous ceux que la vie a conduits dans des situations de souffrance, de marginalité, de ceux que les pharisiens et les scribes appelaient publicains et pécheurs.

 

Nous accueillons cette interpellation de la Parole de Dieu d’une manière particulière, après le récent synode, en pensant aux familles. Nous sommes conviés à aller à la rencontre de chacun pour prendre sur nos épaules ceux qui sont blessés, pour les écouter, pour les guider sur le chemin de la guérison spirituelle, pour accompagner les pas de Dieu vers eux ainsi que leur écoute de l’Esprit qui vient en chacun tel le bon samaritain panser toute plaie. Le document issu du récent synode nous invite à purifier notre langage pour qu’il ne soit jamais blessant et à porter sur toute personne un regard d’espérance. Notre souci et notre devoir de rappeler ce qui est ajusté aux appels de l’évangile au sujet de la famille ne doivent pas faire taire en nous l’appel à sortir à la rencontre de celui qui souffre, à être une Eglise de la miséricorde et du réconfort, une Eglise qui accompagne, qui marche au pas de l’autre, surtout lorsqu’en son cœur il cherche le Seigneur. C’est dans nos diocèses que nous poursuivrons ce travail de réflexion, de conversion, d’écoute de ce que nous dit l’Esprit sur « la vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et dans le monde » qui constituera le travail du prochain synode où seront présents plusieurs évêques de notre conférence épiscopale.

 

Le Pape François nous invite souvent à exercer notre devoir de discernement évangélique pour vivre notre ministère au service de nos Eglises diocésaines. Ainsi écrivait-il dans « la Joie de l’évangile » : « Il n’est pas opportun que le pape remplace les Episcopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques qui se présentent sur leurs territoires. En ce sens, je sens la nécessité de progresser dans une « décentralisation » salutaire » (n°16). Et il ajoutait plus loin : « Ce que j’entends offrir va plutôt dans la ligne d’un discernement évangélique. C’est le regard du disciple-missionnaire qui est éclairé et affermi par l’Esprit-Saint. » (n°50). Comme vous avez pu le lire dans les compte-rendus du travail du conseil permanent, nous avons réfléchi à la manière que pourrait prendre pour nous cet appel du Saint-Père. Je m’en suis ouvert aux archevêques lors de notre rencontre de début septembre. Nous avons ainsi avancé vers la proposition suivante qui a pour objectif de nous permettre de vivre ensemble cette démarche de discernement évangélique sur notre ministère épiscopal dans ce temps qui est le nôtre. Au mois de mars prochain nous consacrerons l’équivalent d’une journée à ce qu’on pourrait appeler un moment d’écoute de l’Esprit-Saint dans la prière et l’échange. Le P. François-Xavier Dumortier, jésuite, recteur de l’université Grégorienne, a accepté de nous guider sur ce chemin de prière. Il y a 20 ans nous vivions la démarche qui a conduit à la Lettre aux catholiques de France. Deux décennies plus tard il s’agit de discerner ensemble à quoi l’Esprit Saint nous appelle, quels signes de son œuvre nous percevons, quels chemins privilégier pour la mission. Le travail de ces jours a peut-être suggéré que nous mettions en pratique cet acte de discernement à propos de notre pastorale familiale.

 

Hier soir nous avons commencé ce temps de pèlerinage avec les séminaristes de nos diocèses et leurs formateurs. Quelle joie pour eux et pour nous. Nous avons présente à l’esprit l’initiative du Christ qui après une nuit de prière appelle ses disciples et les conduit au milieu de la foule qui se presse vers Lui de toutes parts (Luc 6,12-19). Nous fondons là l’élan spirituel qui anime les pasteurs de l’Eglise : se laisser habiter par la sollicitude du Christ pour cette foule désorientée qui cherche à le toucher et en même temps devenir un de ses proches, marcher à sa suite et à sa manière pour se laisser transformer intérieurement en ces « pécheurs d’hommes » dont il a voulu avoir besoin pour la mission jusqu’à la fin des temps. Et nous autres qui avons répondu à cet appel depuis des décennies nous voulons témoigner auprès des séminaristes et auprès des jeunes hommes de ce temps, de la joie et du bonheur que le Christ nous a donnés de vivre dans l’exercice de ce ministère. Répondre à cet appel nous comble. Répondre à cet appel nous unit au Christ, nous rend proches de lui dans cet élan d’amour qu’il puisait auprès du Père et déversait sur tous ceux qu’il rencontrait. Faire de sa vie un service pour ses frères dans l’exercice du ministère de prêtre diocésain est un chemin de bonheur pour celui qui l’emprunte et une nécessité pour l’Eglise et la mission. Nous prierons intensément pour que nous soient donnés les collaborateurs dont nous avons besoin, pour que de nombreux jeunes n’aient pas peur de s’engager dans cette voie. Aux prêtres, nous voulons dire qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs de cet appel.

 

Il me reste en terminant à exprimer toute notre reconnaissance à tous ceux qui nous permettent de vivre ici nos assemblées plénières : En tout premier Mgr Nicolas Brouwet et les membres divers des sanctuaires de Lourdes qui nous accueillent deux fois par an avec beaucoup de disponibilité et de générosité. Merci aussi au secrétariat général sous la responsabilité de Mgr Olivier Ribadeau Dumas, à tous les membres des divers services nationaux, à l’équipe événement ainsi qu’au secrétariat. En notre nom à tous, je voudrais en outre exprimer notre profonde reconnaissance à Mgr Bernard Podvin dont la mission de porte-parole se terminera fin décembre. Nous avons vraiment apprécié sa disponibilité, sa compétence, la justesse de ses interventions. Qu’il en soit profondément remercié.

 

Dans un instant la Parole de Dieu nous présentera le Christ chassant les marchands du Temple et se révélant comme la véritable présence de Dieu dans l’histoire des hommes. Puissions-nous le révéler à nos contemporains par le témoignage lumineux de la vie des baptisés, par notre engagement en faveur des plus pauvres et par des vies ecclésiales ouvertes et nourries à sa lumière.

 

 

 

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