Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 22:27
Tout ce que Jésus a appris de saint Joseph
JOSEPH THE WORKER

Gandalf's Gallery CC

Cardinal Philippe Barbarin - Publié le 18/03/21

Délicatesse, force, droiture, courage... À l'occasion de la fête de saint Joseph célébrée ce 19 mars, Mgr Philippe Barbarin revient pour Aleteia sur tout ce que Jésus a appris de son père terrestre.

Le 8 décembre 1870, Pie IX proclamait saint Joseph « Patron de l’Église universelle ». Cent cinquante ans plus tard, le pape François lance une « Année saint Joseph », qu’il présente dans un document intitulé Patris corde. Il choisit ces deux mots, pour nous dire : Prenez le temps de faire attention à Joseph. Il a aimé Jésus avec un cœur de père et, dans sa personne, Dieu nous a fait un beau cadeau !

Tournons donc notre regard vers cet homme parce que Jésus a beaucoup appris en le voyant vivre et en dialoguant avec lui chaque jour ! L’Evangile dit que « Joseph était un homme juste » (Mt 1, 19) ; ceux qui connaissent le monde juif savent que ce mot dit tout. Le « juste », tsaddiq en hébreu, est celui en qui se trouve résumé tout le message de la Bible, un homme droit et fidèle, qui écoute Dieu, connaît les Psaumes et qui sait prier … Bref, avec un seul mot, Joseph est présenté comme un saint, un fleuron de l’Ancien Testament arrivant à la porte du Nouveau, choisi par Dieu à ce moment suprême de l’histoire du peuple élu pour être le serviteur, l’éducateur du Messie.

Joseph, c’est un nom qu’on rencontre souvent dans la Bible, une bonne douzaine de fois. Dans la seule généalogie de Jésus, on voit que deux de ses ancêtres le portent (Luc 3, 24 et 30). Le plus célèbre des Joseph est l’enfant de Rachel, l’un des douze fils de Jacob (cf. Gn 32, 29). Préféré de son père, Joseph est jalousé et maltraité par ses frères. Son histoire qui nous emmène en Egypte est longuement racontée dans les chapitres 37 à 50 de la Genèse. Ce nom de Joseph vient d’une racine hébraïque qui signifie ajouter, augmenter, faire grandir. A sa naissance, Rachel chante : « Dieu a enlevé ma honte ». Elle appelle son fils Joseph en s’écriant : « Que Dieu m’ajoute un autre fils ! » (Gn 30, 23).

 
L’homme qui passe inaperçu

Ainsi la vocation de saint Joseph est déjà contenue dans son nom. Il va aider Jésus à grandir, l’accompagner dans son enfance et son adolescence, pour lui donner sa place au milieu des hommes, dans ce peuple béni et élu pour accueillir et offrir au monde le Sauveur, la Lumière des nations. Joseph est un simple artisan, ce qui suscite parfois des remarques méprisantes quand les gens parlent de Jésus : « N’est-il pas le fils ducharpentier ? » (Mt 13, 55). Comment se fait-il qu’il accomplisse des miracles, qu’il parle avec tant de sagesse, une telle autorité ? A ceux qui réagissent ainsi, nous avons envie de dire : Oui, c’est le fils du charpentier, et vous feriez bien de le regarder plus attentivement, ce Joseph, « l’homme qui passe inaperçu », selon l’expression du pape François.

Mais pourquoi dit-on presque toujours de Joseph qu’il était un grand silencieux ? Certes, il est impressionnant que l’Évangile ne rapporte pas un mot de lui, mais je ne vois pas pourquoi Joseph n’aurait pas parlé à son fils comme le font tous les pères !

Les gens disent volontiers que saint Joseph a appris à Jésus son métier. On les imagine tous deux dans l’atelier : un père attentif, un jeune qui questionne pour comprendre et progresser… Mais pourquoi dit-on presque toujours de Joseph qu’il était un grand silencieux ? C’est le titre de plusieurs livres : « Le silence de Joseph », « L’homme qui s’est tu » … Certes, il est impressionnant que l’Évangile ne rapporte pas un mot de lui, alors que nous connaissons plusieurs phrases de la Vierge Marie – notamment l’éblouissant Magnificat – mais je ne vois pas pourquoi Joseph n’aurait pas parlé à son fils comme le font tous les pères !

 

Qu’il ait été un homme plein de délicatesse veillant avec une grande attention sur Jésus, le jeune qui grandissait, posait ses questions, s’exprimait au milieu des siens, tout le monde l’accordera ! Mais, pour ma part, je suis convaincu que Joseph a parlé chaque jour à son fils, et sur tous les sujets.

Jésus depuis sa tendre enfance, écoutait et observait avec attention ce « juste », dans la vie quotidienne. A mesure qu’il grandissait, il se mêlait à la conversation, interrogeait, donnait son opinion… On imagine à quel point Marie et Joseph devaient y être attentifs.

À la maison, Jésus a appris à prier, d’abord en regardant ses parents et en priant avec eux. Le sabbat, il allait avec Joseph à la synagogue. Tout père juif explique à son fils ce qui s’y passe, comment on prie ensemble… Et quand on voit, dans l’Evangile, Jésus se retirer ou sortir « le matin, bien avant le jour » pour prier (Mc 1, 35), on se dit qu’il suivait peut-être l’exemple de Joseph.

Ce père s’adressait aux voisins, échangeait avec les autres artisans et commerçants de Nazareth, s’adressait aux femmes et aux hommes du quartier, et Jésus était témoin de ces rencontres. Joseph parlait de l’argent, du travail, commentait certainement l’actualité sociale et politique, l’occupation romaine… Il donnait son appréciation sur des situations, des paroles, des personnes, des événements joyeux, douloureux ou scandaleux. Et Jésus depuis sa tendre enfance, écoutait et observait avec attention ce « juste », dans la vie quotidienne, à la maison, dans les réunions de famille, et dans la variété de ses relations. A mesure qu’il grandissait, il se mêlait à la conversation, interrogeait, donnait son opinion… On imagine à quel point Marie et Joseph devaient y être attentifs !


ŚWIĘTY JÓZEF

Lire aussi :
Saint Joseph : une paternité unique dans l’Histoire

 

Et quand Jésus montait à Jérusalem avec ses parents, Joseph lui expliquait le sens de ce pèlerinage, l’histoire des patriarches et des prophètes… Il lui faisait découvrir les merveilles de la Ville sainte, lui racontait les miracles de Dieu en faveur de leur peuple, les grandes fêtes juives … Et Jésus écoutait avec bonheur, comprenant peu à peu ce que veut dire « être un fils d’Israël ».

En contemplant Jésus, remercier Joseph

C’est aux côtés de Joseph que Jésus est devenu lui-même un travailleur. Quand il dit : « Mon Père travaille toujours et moi aussi je travaille » (Jn 5, 17), il parle de son Père des cieux bien sûr, mais l’image de Joseph vient à l’esprit, puisque Jésus l’a vu travailler dès le premier jour.

En lisant l’Évangile, nous pouvons imaginer tout ce que Jésus a reçu de ce père, sa force impressionnante quand il parle devant tout un peuple « suspendu à ses lèvres » (Luc 19, 48), une généreuse attention aux foules qu’il nourrit abondamment pour qu’elles ne défaillent pas sur le chemin (cf. Mc 8, 3), le ton juste quand il corrige les apôtres, cette autorité si simple pour appeler à lui le mendiant aveugle du bord de la route, alors que les autres voulaient le faire taire (cf. Mc 10, 42-45).


SAINT JOSEPH

Lire aussi :
L’exemple de saint Joseph, remède à la crise de l’autorité ?

 

Le plus émouvant peut-être, c’est de contempler Jésus quand il fait miséricorde. Un jour, il se trouve devant la femme adultère avec tous ces hommes qui parlent de sa lapidation. J’aimerais croiser le regard du Seigneur, sentir son cœur battre lorsqu’il voit cette femme et la situation dans laquelle on l’a mise. Il doit réagir vite, et on l’entend dire aux accusateurs : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ». Une parole claire, dite doucement sans doute, mais avec quelle force ! Il se baisse pour ne pas voir ce qui se passe, écrit sur le sol, puis se relève et demande à la femme : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? » Et d’ajouter : « Moi non plus je ne te condamne pas, va et ne pèche plus » (Jn 8, 7-11). Mais Jésus a dû être déçu : « Pourquoi sont-ils partis, ces malheureux ? Ils ont reconnu leurs péchés, c’est déjà beau. Mais s’ils étaient restés, j’aurais pu leur offrir aussi le pardon. Ils ont tant besoin… au moins autant qu’elle ! »

Jésus a certainement été marqué par l’amour et la tendresse de Joseph pour sa maman ; il a vu aussi comment il se laissait aimer par elle.

 

Il est clair que c’est un passage central dans l’Evangile. Ce sont les mots du Messie bien sûr, mais en voyant Jésus rendre à la femme sa liberté et l’appeler à retrouver toute sa dignité, je ne peux pas m’empêcher de penser à l’homme plein de respect et de foi qu’il a si longtemps côtoyé. Jésus a certainement été marqué par l’amour et la tendresse de Joseph pour sa maman ; il a vu aussi comment il se laissait aimer par elle. Mais il a vite compris que toutes n’étaient pas aussi saintes que Marie, et il a remarqué le regard limpide de Joseph pour toutes les femmes que l’on croisait à Nazareth.

La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse.

L’Evangile enseigne que Jésus est le « Verbe fait chair ». La chair, il l’a reçue de la Vierge Marie, et cette Parole a trouvé sa place au milieu des hommes, en bonne partie grâce à Joseph, « l’homme juste » qui a permis au Sauveur d’accomplir sa mission. Quand Jésus dit : « N’appelez personne sur la terre du nom de père » (Mt 19, 5), les pères comprennent qu’ils doivent remplir leur mission avec un cœur de pauvre. Tout ce qu’ils donnent à leurs enfants contribue à faire d’eux, le jour venu, les constructeurs d’un monde qui se renouvelle sans cesse et qu’il faudra quitter.


SAINT JOSEPH

Lire aussi :
L’image de saint Joseph qui a transformé le cœur de François de Sales

 

La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse. Pas étonnant que Joseph ait été choisi pour être le saint patron de tous les pères de famille !

Les punchlines de Jean Paul II sur la puissance de saint Joseph :
 
Partager cet article
Repost0
18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 22:19
Joseph, ce saint qui rayonne d’une splendeur particulière

Fred de Noyelle / Godong

Saint Joseph, Le Greco.

Mathilde de Robien - Publié le 18/03/21

Humble et discret, saint Joseph aurait détesté ce coup de projecteur braqué sur lui. Mais le 19 mars est le jour de sa fête, d’autant plus remarquable en cette année qui lui est spécialement dédiée. Ne lui en déplaise, laissons-nous toucher par sa lumière, comme l’a été la Vierge Marie, laissons-nous enseigner par celui qui a tant appris à Jésus.

En déclarant une année dédiée à saint Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, le pape François souhaite permettre aux fidèles de redécouvrir ce « trésor » de l’Église qu’est saint Joseph. « Le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi. On ne perçoit jamais en cet homme de la frustration, mais seulement de la confiance », écrit-il dans sa lettre apostolique, Patris corde, publiée à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme patron de l’Église universelle. Cette attitude d’abandon et de confiance en Dieu, qui ne renonce pas pour autant à l’action, fait en effet de saint Joseph un guide précieux pour notre temps.

Un « trésor » découvert relativement récemment

Si la fête de saint Joseph est fixée au 19 mars dès le XVe siècle par le pape Sixte IV, puis déclarée chômée par le roi Louis XIV dans tout le royaume de France en 1661, ce n’est vraiment qu’au XIXe que la dévotion populaire envers le père de Jésus ne prend de l’ampleur, encouragée par les papes Pie IX puis Léon XIII. Une dévotion relativement récente donc, résumée à travers ces dix dates clés, et que saint John Henry Newman justifie ainsi dans une lettre datée de 1865 : « A mesure que succédèrent des temps relativement calmes, se levèrent dans le firmament de l’Église ces astres lumineux, plus importants, plus augustes que tout ce qui les avait précédés, et qui se levaient tard précisément parce qu’ils rayonnaient d’une splendeur particulière. Saint Joseph en est l’exemple le plus frappant. »

 

Un puissant intercesseur pour une multitude de causes

Saint patron des familles, des pères, des travailleurs, des mourants et de l’Eglise universelle, « saint Joseph a le dos large et les épaules solides », remarque notre chroniqueur, Frère Jean-Thomas de Beauregard, op. Souvent considéré comme le saint le plus prié après la Vierge Marie, bon nombre de chrétiens se tournent vers lui pour lui demander la grâce de rencontrer son mari ou sa femme, de concevoir un enfant ou encore de trouver un logement, comme le racontent à Aleteia Laurent et Claire. Les litanies de saint Joseph le désignent également comme « Espérance des malades », vertu en laquelle a profondément cru saint André Bessette, « le thaumaturge du mont Royal », témoin de nombreuses guérisons et conversions dont il attribuait la cause à saint Joseph. Enfin, ce chaste époux de la Vierge Marie, père protecteur de Jésus, est connu pour être la « terreur des démons », titre cher au pape Léon XIII, en vertu duquel il incitait les fidèles à réciter cette prière spéciale pour chasser le diable et éloigner les tentations.

 

Un modèle pour les hommes, les époux et les pères d’aujourd’hui

Chef de la sainte Famille doté de grandes qualités d’âme, saint Joseph demeure un modèle pour les pères. C’est en vivant aux côtés de cet « homme juste » que Jésus a grandi et appris : « La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse », souligne le cardinal Barbarin. Cette année dédiée au père adoptif de Jésus est l’occasion de mieux le connaître et de le prendre pour modèle, afin « qu’il inspire aux hommes de ce temps une paternité juste, chaste, obéissante, protectrice et gardienne de l’enfance véritable qui est la sainteté », telle que la définit Frère Jean-Thomas de Beauregard, op.

Une figure qui ne cesse d’inspirer

La dévotion à saint Joseph a inspiré les peintres, comme en témoignent ces chefs d’œuvre de la peinture, mais aussi les sculpteurs, les médailleurs, et même les botanistes. Tous ont à cœur de rendre hommage à l’époux de Marie en proposant des objets, ou des fleurs, pour l’honorer. Représenté sous les traits d’un jeune homme ou d’un vieillard, en marche ou endormi, en tant qu’époux ou en tant que père, saint Joseph a cette faculté incroyable, celle de s’adresser à tous les hommes. Comme le souligne le pape François dans Patris corde, quel que soit son état de vie, « nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés ». Lui qui a dû fuir en Egypte avec sa famille, « il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau ».

Partager cet article
Repost0
12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 10:39
Partager cet article
Repost0
6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 22:49

Article publié sue le site "Église Catholique de France" accès au site

 

En ce mois de mars 2021, prions pour vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie miséricorde de Dieu.

À travers l’intention du Pape, j’entends une question adressée à chacun : « Quelle relation ai-je avec la réconciliation et son sacrement ? », ainsi qu’une invitation à un progrès en vue d’un renouvellement en profondeur.

Écoutons saint Paul s’adresser aux Corinthiens : « Nous vous en supplions, au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5,20). Il s’adresse à des hommes et des femmes déjà réconciliés avec Dieu par la grâce du baptême. Cependant il les exhorte encore. À son époque, le sacrement de réconciliation n’était pas organisé. Nous comprenons que la réconciliation avec Dieu déborde le sacrement. Alors nous pouvons légitimement nous questionner sur le bien-fondé de son existence. « À célébrer le travail que le Seigneur a accompli » devons-nous répondre. Paul dit bien : « Laissez-vous réconcilier » ; cela ne vient pas d’abord de notre initiative mais de celle de Dieu en son Fils. Bien sûr, il reste à l’Homme à consentir à cette démarche. C’est une participation essentielle. Le sacrement est alors une fête qui célèbre la plénitude d’une réconciliation qui circule dans les deux sens, de Dieu vers l’Homme et de l’Homme vers Dieu et en conséquence vers les frères et sœurs. Quelle joie quand les voûtes de l’Église et du Ciel résonnent du pardon et que le pénitent repart habité d’une force et d’une liberté nouvelles. Le jugement de Dieu fait de nous des justes, nous qui méritions la condamnation. L’appel du pape à vivre ce sacrement est ainsi pressant comme celui de Paul.

Des obstacles rendent difficile le chemin vers ce sacrement. L’Adversaire fait imaginer le pire. La honte, l’inutilité : nous faisons peu ou pas de progrès, nous retombons dans les mêmes fautes, parfois le soir même de la célébration du pardon. Nous entretenons des images fausses de lessive, ou d’un pardon qui permettrait de gommer le passé. Alors nous ne prenons pas le chemin de l’humilité. À côté des images publicitaires de réussite et de bonheur, nos vies semblent ternes. Il est difficile de s’arrêter pour voir le beau travail que Dieu y fait et cherche à y faire, pour lui en rendre grâce et nous mettre dans sa main afin de guérir et évoluer. La psychologie peut juger ou se méfier de l’aventure spirituelle et rendre floue la différence entre péché et fragilité personnelle. Les blessures subies – injustices, vexations, violences – ouvrent un statut de victime qui empêche de se reconnaître pécheur : être réhabilité dans son honneur apparaît comme une exigence préalable. Il y a aussi le manque de prêtres disponibles, et parfois leur indélicatesse ou leur manque de vertu. C’est vrai, ils sont des pécheurs comme les autres, mais on attend d’eux autre chose à cause de la mission qui leur est confiée. Le mal qu’ils font scandalise davantage.

Oui, nous prions pour que toutes ces difficultés ne dissuadent pas les baptisés de s’approcher du sacrement de réconciliation. Le temps du carême est propice pour le vivre. Il nous construit, nous, ainsi que l’Église. Encourageons-nous mutuellement.

Daniel Régent sj, directeur national du Réseau mondial de prière du pape

Partager cet article
Repost0
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 22:30

 

Partager cet article
Repost0
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 19:24
Partager cet article
Repost0
24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 18:17
Partager cet article
Repost0
20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 19:24
Partager cet article
Repost0
16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 23:28
Marie, Marthe et Lazare : la famille, ou « la grandeur de ce qui est petit »
 

Marcelo Figueiroa, capture @ TV2000

Marie, Marthe et Lazare : la famille, ou « la grandeur de ce qui est petit »

L’Osservatore Romano consacre 2 pages aux « saints de Béthanie »

Jésus n’a pas craint, « sur son chemin vers le salut universel, d’être proche d’une famille aimée et petite comme celle de Marie, Marthe et Lazare » : d’où l’invitation à « retrouver la grandeur de ce qui est petit ». Jésus, recherchait la « proximité de la vie quotidienne avec cette famille qu’il aimait tant »: sur les deux pages consacrées aux nouveaux « saints de Béthanie », Marthe, Marie et Lazare, par L’Osservatore Romano en italien du 13 février 2021, Marcelo Figueroa signe un article dans lequel il souligne l’expérience qu’a faite Jésus « de l’esprit de famille et de l’amitié ».

Rédacteur en chef de l’édition argentine de L’Osservatore Romano, lancée en 2017, Marcelo Figueroa est un presbytérien argentin, bibliste, ami du pape François.

En cette période de pandémie planétaire, l’auteur invite à accepter la tension entre la « fraternité » mondiale et la « famille », les « proches » qui représentent « ce qui est tangible, quotidien et familier » ; entre le « regard universel », et celui, « incontournable », qui se concentre « sur ce qui se passe dans mon village, ma famille, ma communauté ».

Rappelons que, depuis le 2 février dernier, Marthe, Marie et Lazare, qui ont accueilli Jésus chez eux à Béthanie, sont désormais inscrits au Calendrier romain général, pour être célébrés dans toute l’Eglise le 29 juillet.

Dans un décret publié le 2 février 2021, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal Robert Sarah, explique que « dans la maison de Béthanie, le Seigneur Jésus a fait l’expérience de l’esprit de famille et de l’amitié » : « Marthe lui offrit généreusement l’hospitalité, Marie écouta attentivement ses paroles et Lazare sortit rapidement du tombeau sur l’ordre de Celui qui a humilié la mort. »

Voici notre traduction de l’article de Marcelo Figueroa.

HG

La grandeur de ce qui est petit

Voir l’universel sans perdre de vue le familier. Éprouver de la compassion pour le monde sans négliger la miséricorde pour vos proches. Équilibrer la tension entre la fraternité en tant que prochain et la famille parce qu’elle est proche. Traverser ce temps de pandémie tenus par la main par un Christ incarné, symbole d’une humanité complète, comprenant son kairos d’amour infini pour la faiblesse individuelle. Avoir la capacité d’examiner l’histoire actuelle à la lumière des événements dramatiques vécus, sans perdre la grandeur de s’arrêter sur ce qui est petit, comme un instant infini. Une goutte d’éternité dans une espace petit et proche au milieu d’une mer fouettée par une tempête inattendue et planétaire.

Le 26 janvier dernier, en la mémoire liturgique des saints évêques Timothée et Tite, le cardinal Robert Sarah et l’archevêque Arthur Roche, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, ont signé un décret de modification dans le Calendrier romain général concernant la date du 29 juillet, qui célèbrera à partir de cette année les saints Marthe, Marie et Lazare. Le décret rappelle que « dans la maison de Béthanie, le Seigneur Jésus a fait l’expérience de l’esprit de famille et de l’amitié de Marthe, Marie et Lazare ; c’est pour cette raison que l’évangile de Jean affirme qu’il les aimait ». Puis il ajoute : « Marthe lui offrit généreusement l’hospitalité, Marie écouta docilement ses paroles et Lazare sortit promptement du tombeau sur l’ordre de celui qui a humilié la mort ». Et il conclut : En accueillant la proposition de ce Dicastère, le souverain pontife François a établi que figure dans le Calendrier romain la mémoire des saints Marthe, Marie et Lazare le 29 juillet ».

Dans cette histoire évangélique johannique, on perçoit comme rarement ailleurs, la tension entre les opposés dans les temps qui précèdent le chemin de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. Le Seigneur se dirigeait vers Béthanie, tout en sachant qu’il s’exposait ainsi à une accélération du processus final déjà orchestré par le Sanhédrin, qui cherchait seulement une opportunité pour le mettre en œuvre. Dans une certaine mesure, percevant cette dangereuse tension, certains de ses disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » (Jean, 11, 8). Il apparaît clairement, dans la réponse énigmatique de Jésus, que sa vision des temps et des événements ne coïncidaient pas avec la leur : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui ». Il s’exprima ainsi, puis il leur dit : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil » (ibid. 11, 9-11). De la même façon, on en déduit que, pour Jésus, le voyage pédagogique qui devait conduire à la résurrection de son ami Lazare était nécessaire pour témoigner de son pouvoir sur la mort et sur ses temps, mais également pour accélérer définitivement sa fin : « A partir de ce jour-là, ils décidèrent [le Sanhédrin] de le tuer » (ibid., 11, 53). Sa victoire sur la tension entre la vie, la mort et ses temps chronologiques et infinis était l’élan qui dépassait la tension des opposés. « Je suis la résurrection et la vie ; qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (ibid., 11, 25).

Dans son récent message pour la XXVème Journée mondiale de la vie consacrée, le pape François a affirmé : « J’aime évoquer Romano Guardini qui disait : la patience est une façon dont Dieu répond à notre faiblesse, pour nous donner le temps de changer ». Avec ce voyage inattendu, dangereux et apparemment inopportun et inutile, Jésus désirait donner également une leçon de patience, en raison de leur faiblesse, à ses disciples, pour qui cette tension était insupportable. C’est la même impatience qu’ont éprouvé auparavant Marthe, puis Marie lorsqu’elles accueillirent Jésus après la mort de son ami : « si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ! » (Jean, 11, 21 et 32). Jésus aussi désirait passer un temps de guérison, dans la proximité de la vie quotidienne avec cette famille qu’il aimait tant. La maison de Marie, Marthe et Lazare était pour le Seigneur un lieu accueillant, avec le parfum des villages et la saveur de l’amitié paysanne. Jésus, qui allait se lancer dans un univers infini, après son passage dans la majestueuse Jérusalem, ne se priva pas, même en cette circonstance du temps nécessaire pour visiter ces périphéries paysannes qui faisaient partie de lui et qu’il aimait.

Suivant l’œuvre et la pensée de Guardini, Der Gegensatz développe la signification profonde de l’importance de la tension des opposés. Opposés qui, loin d’être un problème, représentent une solution qui va au-delà de tout raidissement d’une vision binaire et hégémonique de la réalité théologique, sociale et anthropologique. Parce que cette vision statique et unipolaire paralyse, obnubile la pensée et ne laisse pas de place à l’action rénovatrice de Dieu. Guardini soutenait ceci : « Nous ne pouvons pas accepter que se consolide une société duelle ». En ce sens, nous pourrions dire que s’applique également la devise de l’Hypérion de Hölderlin : « Ne pas mettre de limite à ce qui est grand, mais se concentrer sur ce qui est petit ».

Il convient de regarder la pandémie mondiale avec un regard universel. Et de constater l’inégalité de l’accès aux services sanitaires pour les pays et continents pauvres et maintenant la scandaleuse asymétrie dans la disponibilité des vaccins sur la base des possibilités économiques de chaque Etat singulier. Mais il faut également « tendre l’arc » des opposés pour se rapporter à ce qui est petit et qui, précisément, représentant ce qui est tangible, quotidien et familier, assume une dimension de cicatrisation de la situation dans une optique chrétienne. C’est pourquoi se concentrer sur ce qui se passe dans mon village, ma famille, ma communauté, représente un regard incontournable que, comme pour certains disciples de Jésus, beaucoup ne comprendront pas. Nous avons besoin de patience pour regarder le quotidien, ce qui est proche et familier, la patience qui peut transformer notre être faible en conversion spirituelle pour Jésus, Seigneur du temps et de l’histoire. Naturellement, nous ne devons pas oublier qu’en harmonie avec notre catholicité spirituelle, la limite est l’humanité tout entière et la justice intégrale, à la lumière de l’herméneutique du royaume de Dieu et de sa justice. Mais en ce moment, il est aussi important de retrouver la grandeur de ce qui est petit, comme le fit Jésus qui ne négligea pas, sur son chemin vers le salut universel, d’être proche d’une famille aimée et petite comme celle de Marie, Marthe et Lazare.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

Partager cet article
Repost0
16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 23:20
Accueillir le Pardon du Seigneur avec Bartimée pendant le Carême du 17 février au 4 avril 2021
 
Le temps fort Festi'Pardon du 6 mars 2021 est annulé en raison de la crise sanitaire.
 
En remplacement, proposition pour le temps du Carême : Accueillir le Pardon du Seigneur avec Bartimée.

Télécharger
-  Préparation au sacrement de réconciliation pour les enfants
-  Préparation au sacrement de réconciliation pour les animateurs
-  Cartes Bartimée à remettre dans l'ordre
-  Partition : Je ne fais pas le bien que je voudrais
Partager cet article
Repost0

Rechercher

Articles Récents