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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 09:26

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Lors de son voyage en Terre Sainte du 24 au 26 mai dernier, le pape François avait invité le président israélien Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas à venir prier ensemble au Vatican pour la paix. Le pape avait alors invité tous les fidèles : « Je vous demande de ne pas nous laisser seuls. Vous, priez, priez beaucoup pour que le Seigneur nous donne la paix dans cette Terre bénie. »

Ce temps de prière se tiendra le dimanche 8 juin prochain, jour de la Pentecôte.

 


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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:16

Dimanche des Rameaux, le Pape François nous a interrogé

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Dans son homélie, le Pape a posé la question :

Qui suis-je, devant Jésus qui entre en fête à Jérusalem ?...Qui suis-je, devant Jésus qui souffre ?

"Cette semaine - a-t-il dit - commence par la procession festive avec les rameaux d’olivier : tout le peuple accueille Jésus. Les enfants, les jeunes gens chantent, louent Jésus. Mais cette semaine avance dans le mystère de la mort de Jésus et de sa résurrection. Nous avons écouté la Passion du Seigneur. Il sera bon de nous poser seulement une question : qui suis-je ? Qui suis-je, devant mon Seigneur ? Qui suis-je, devant Jésus qui entre en fête à Jérusalem ? Suis-je capable d’exprimer ma joie, de le louer ? Ou est-ce que je prends de la distance ? Qui suis-je, devant Jésus qui souffre ?... Nous avons entendu beaucoup de noms, beaucoup de noms. Le groupe des dirigeants, quelques prêtres, quelques pharisiens, quelques maîtres de la loi, qui avaient décidé de le tuer. Ils attendaient l’opportunité de le prendre. Suis-je comme l’un d’eux ? Nous avons entendu aussi un autre nom : Judas. Trente pièces de monnaie. Suis-je comme Judas ?... Les disciples qui ne comprenaient rien, qui s’endormaient alors que le Seigneur souffrait. Ma vie est-elle endormie ? Ou suis-je comme les disciples, qui ne comprenaient pas ce qu’était trahir Jésus ? Comme cet autre disciple qui voulait tout résoudre par l’épée. Suis-je comme lui ? Suis-je comme Judas, qui fait semblant d’aimer et embrasse le Maître pour le livrer, pour le trahir. Suis-je un traître ? Suis-je comme ces dirigeants qui en hâte font un tribunal et cherchent de faux témoins. Suis-je comme eux ? Et quand je fais ces choses, si je les fais, est-ce que je crois que par là je sauve le peuple ? Suis-je comme Pilate ? Quand je vois que la situation est difficile, dois-je me laver les mains si je ne sais pas assumer ma responsabilité et je laisse condamner ou je condamne les personnes ? Suis-je comme cette foule qui ne savait pas bien si elle était dans une réunion religieuse, dans un jugement ou dans un cirque, et choisit Barrabas ? Pour eux c’est la même chose : c’était plus divertissant, pour humilier Jésus. Suis-je comme les soldats qui frappent le Seigneur, lui enlèvent ses vêtements, l’insultent, se divertissent par l’humiliation du Seigneur ? Suis-je comme le Cyrénéen qui revenait du travail, fatigué, mais qui a eu la bonne volonté d’aider le Seigneur à porter la croix ? Suis-je comme ceux qui passaient devant la croix et se moquaient de Jésus : Il était si courageux ! Qu’il descende de la croix et nous croirons en lui ! Se moquer de Jésus… Suis-je comme ces femmes courageuses, et comme la Maman de Jésus, qui étaient là et souffraient en silence ? Suis-je comme Joseph, le disciple caché, qui porte le corps de Jésus avec amour, pour lui donner une sépulture ? Suis-je comme les deux Marie qui demeurent devant le sépulcre pleurant, priant ? Suis-je comme ces chefs qui le lendemain sont allés chez Pilate pour dire : Regarde ce que celui-ci disait, qu’il ressusciterait. Qu’il n’y ait pas une autre tromperie !, et ils bloquent la vie, ils bloquent le sépulcre pour défendre la doctrine, pour que la vie ne sorte pas ? Où est mon cœur ? A laquelle de ces personnes je ressemble ? Que cette question nous accompagne durant toute la semaine."

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:54

PAPE FRANÇOIS

ob 116fba pape-francois-2AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 26 février 2014

 

 

Chers frères et sœurs, bonjour.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler du sacrement de l’onction des malades, qui nous permet de toucher du doigt la compassion de Dieu pour l’homme. Par le passé, il était appelé « extrême onction », parce qu’il était entendu comme réconfort spirituel à l’approche imminente de la mort. Parler en revanche d’« onction des malades » nous aide à étendre le regard à l’expérience de la maladie et de la souffrance, dans l’horizon de la miséricorde de Dieu.

Il existe une icône biblique qui exprime dans toute sa profondeur le mystère qui transparaît dans l’onction des malades : c’est la parabole du « bon samaritain », dans l’Évangile de Luc (10, 30-35). Chaque fois que nous célébrons ce sacrement, le Seigneur Jésus, dans la personne du prêtre, se fait proche de celui qui souffre et qui est gravement malade ou âgé. La parabole dit que le bon samaritain prend soin de l’homme qui souffre en versant de l’huile et du vin sur ses blessures. L’huile nous fait penser à ce qui est béni par l’évêque chaque année, lors de la Messe chrismale du Jeudi Saint, précisément en vue de l’onction des malades. Le vin, en revanche, est le signe de l’amour et de la grâce du Christ qui jaillissent du don de sa vie pour nous et qui s’expriment dans toute leur richesse dans la vie sacramentelle de l’Église. Enfin, la personne qui souffre est confiée à un aubergiste, afin qu’il puisse continuer d’en prendre soin, sans épargner les dépenses. Or, qui est cet aubergiste ? C’est l’Église, la communauté chrétienne, c’est nous, auxquels le Seigneur Jésus confie chaque jour ceux qui sont atteints dans le corps et dans l’esprit, afin que nous puissions continuer à déverser sur eux, sans mesure, toute sa miséricorde et le salut.

Ce mandat est répété de façon explicite et précise dans la Lettre de Jacques, où l’on recommande : « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon » (5, 14-15). Il s’agit donc d’une pratique qui était déjà en cours au temps des apôtres. En effet, Jésus a enseigné à ses disciples à avoir la même prédilection pour les malades et pour les personnes qui souffrent et leur a transmis la capacité et le devoir de continuer à dispenser en son nom et selon son cœur soulagement et paix, à travers la grâce spéciale de ce sacrement. Mais cela ne doit pas nous faire tomber dans la recherche obsessionnelle du miracle ou dans la présomption de pouvoir obtenir toujours et de toute façon la guérison. Mais c’est la certitude de la proximité de Jésus au malade et également à la personne âgée car chaque malade, chaque personne âgée de plus de 65 ans peut recevoir ce sacrement, à travers lequel c’est Jésus lui-même qui s’approche de nous.

Mais en présence d’un malade, on pense parfois : « appelons le prêtre pour qu’il vienne » ; « Non, cela portera malheur, ne l’appelons pas », ou encore « le malade va prendre peur ». Pourquoi pense-t-on cela ? Parce que l’on a un peu l’idée qu’après le prêtre arrivent les pompes funèbres. Et cela n’est pas vrai. Le prêtre vient pour aider le malade ou la personne âgée ; c’est pour cela que la visite des prêtres aux malades est si importante. Il faut appeler le prêtre au chevet du malade et dire : « venez, donnez-lui l’onction, bénissez-le ». C’est Jésus lui-même qui arrive pour soulager le malade, pour lui donner la force, pour lui donner l’espérance, pour l’aider ; et aussi pour lui pardonner ses péchés. Et cela est très beau ! Et il ne faut pas penser que cela est un tabou, car il est toujours beau de savoir qu’au moment de la douleur et de la maladie, nous ne sommes pas seuls : le prêtre et ceux qui sont présents au cours de l’onction des malades représentent en effet toute la communauté chrétienne qui, comme un unique corps, se rassemble autour de celui qui souffre et de sa famille, en nourrissant en eux la foi et l’espérance, et en les soutenant par la prière et la chaleur fraternelle. Mais le réconfort le plus grand découle du fait que dans le sacrement est présent le Seigneur Jésus lui-même, qui nous prend par la main, nous caresse comme il le faisait avec les malades et nous rappelle que désormais, nous lui appartenons et que rien — pas même le mal et la mort — ne pourra jamais nous séparer de Lui. Avons-nous l’habitude d’appeler le prêtre pour qu’il vienne et donne à nos malades — je ne parle pas des malades qui ont la grippe, pendant trois ou quatre jours, mais de ceux qui ont une maladie grave — et également à nos personnes âgées ce sacrement, ce réconfort, cette force de Jésus pour aller de l’avant ? Faisons-le !

Je vous invite à ne pas oublier l’importance du Sacrement des malades. La mort et la maladie ne sont pas des tabous. N’hésitez pas à proposer ce sacrement aux personnes qui souffrent pour que Jésus leur donne sa consolation et sa paix.

Le Seigneur Jésus nous confie chaque jour des personnes atteintes dans leur corps et dans l’esprit, accueillons-les et déversons sur elles la miséricorde et le salut de Dieu !

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 21:05
BOLLETTINO N. 0138 ob 116fba pape-francois-2
25.02.2014
Chères familles,
Je me présente au seuil de votre maison pour vous parler d’un évènement qui, comme cela est connu, se déroulera au mois d’octobre prochain au Vatican. Il s’agit de l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des Évêques convoquée pour discuter sur le thème «Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation». Aujourd’hui, en effet, l’Église est appelée à annoncer l’Évangile en affrontant aussi les nouvelles urgences pastorales quiconcernent la famille.
Ce rendez-vous important implique le Peuple de Dieu tout entier, évêques, prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs des Églises particulières du monde entier, qui participent activement à sa préparation par des suggestions concrètes et par l’apport indispensable de la prière. Le soutien de la prière est plus que jamais nécessaire et significatif spécialement de votre part, chères familles. En effet, cette Assemblée synodale vous est consacrée d’une façon particulière, à votre vocation et à votre mission dans l’Église et dans la société, aux problèmes du mariage, de la vie familiale, de l’éducation des
enfants, et au rôle des familles dans la mission de l’Église. Par conséquent, je vous demande de prier intensément l’Esprit Saint, afin qu’il éclaire les Pères synodaux et qu’il les guide dans leur tâche exigeante. Comme vous le savez, cette Assemblée synodale extraordinaire sera suivie, l’année suivante, de l’Assemblée ordinaire qui portera sur le même thème de la famille. Et, dans ce contexte, en septembre 2015 se tiendra aussi la Rencontre mondiale des Familles à Philadelphie. Prions donc tous ensemble pour que, à travers ces évènements, l’Église accomplisse un véritable chemin de discernement et qu’elle prenne les moyens pastoraux adaptés pour aider les familles à affronter les défis actuels avec la lumière et la force qui viennent de l’Évangile.
Je vous écris cette lettre le jour où se célèbre la,fête de la Présentation de Jésus au temple.
L’évangéliste Luc raconte que la Vierge Marie et saint Joseph, selon la Loi de Moïse, portèrent l’Enfant au temple pour l’offrir au Seigneur, et que deux personnes âgées, Siméon et Anne, mues par l’Esprit Saint, allèrent à leur rencontre et reconnurent en Jésus le Messie (cf.Lc 2, 22-38).
Siméon le prit dans ses bras et rendit grâce à Dieu parce que finalement il avait « vu » le salut ; Anne, malgré son âge avancé, trouva une vigueur nouvelle et se mit à parler de l’Enfant à tous. C’est une belle image : deux jeunes parents et deux personnes âgées, rassemblées par Jésus. Vraiment, Jésus fait se rencontrer et unit les générations ! Il est la source inépuisable de cet amour qui vainc toute fermeture, toute solitude, toute tristesse. Dans votre cheminement familial, vous partagez beaucoup de beaux moments : les repas, le repos, le travail à la maison, les loisirs, la prière, les voyages et les pèlerinages, les actions de solidarité... Toutefois, s’il manque l’amour, il manque la joie, et l’amour authentique c’est Jésus qui nous le donne : il nous offre sa Parole, qui éclaire notre route ; il nous donne le Pain de vie, qui soutient la fatigue quotidienne de notre chemin.
Chères familles, votre prière pour le Synode des Évêques sera un précieux trésor qui enrichira l’Église. Je vous remercie, et je vous demande de prier aussi pour moi, pour que je puisse servir le Peuple de Dieu dans la vérité et dans la charité. Que la protection de la
Bienheureuse Vierge Marie et de saint Joseph vous accompagne tous toujours et vous aide à marcher, unis dans l’amour et dans le service réciproque. De grand cœur j’invoque sur chaque famille la bénédiction du Seigneur.
Du Vatican, le 2 février 2014
Fête de la Présentation du Seigneur
FRANCISCUS
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 23:12

Message du pape François aux jeunes du monde

Bien chers jeunes,

L’extraordinaire rencontre que nous avons vécue à Rio de Janeiro, lors de la XXVIIIème Journée Mondiale de la Jeunesse, est encore imprimée dans ma mémoire : une grande fête de la foi et de la fraternité ! La population brésilienne nous a accueillis à bras ouverts, comme la statue du Christ Rédempteur qui, du haut du Corcovado domine la magnifique baie de Copacabana. Au bord de la mer, Jésus a renouvelé son appel pour que chacun de nous devienne son disciple-missionnaire, qu’il le découvre comme le trésor le plus précieux de sa vie et partage cette richesse avec les autres, proches et lointains, jusqu’aux extrêmes périphéries géographiques et existentielles de notre temps.

La prochaine étape du pèlerinage intercontinental des jeunes sera à Cracovie, en 2016. Pour rythmer notre marche, j’aimerais, durant les trois années qui viennent, réfléchir avec vous sur les Béatitudes évangéliques que nous pouvons lire dans l’Évangile selon saint Matthieu (5, 1-12). Cette année nous commencerons par méditer la première : « Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux » (Mt 5, 3) ; pour 2015 je propose « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8) ; et enfin, en 2016, le thème sera « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7).

1. La force révolutionnaire des Béatitudes

Cela fait toujours du bien de lire et de méditer les Béatitudes ! Jésus les a proclamées au cours de sa première grande prédication, au bord du lac de Galilée. Il y avait une grande foule et il est monté sur la colline, pour instruire ses disciples, c’est pourquoi cette prédication est appelée “le discours sur la montagne”. Dans la Bible, la montagne est perçue comme le lieu où Dieu se révèle, et Jésus en prêchant sur la colline se présente comme le maître divin, comme le nouveau Moïse. Et que révèle-t-il ? Jésus révèle le chemin de la vie, ce chemin qu’il parcourt lui-même, plus encore, qu’il est lui-même, et il le propose comme le chemin du vrai bonheur. Pendant toute sa vie, de sa naissance dans la grotte de Bethléem jusqu’à sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus a incarné les Béatitudes. Toutes les promesses du Royaume de Dieu se sont accomplies en lui.

En proclamant les Béatitudes Jésus nous invite à le suivre, à parcourir avec lui la voie de l’amour, la seule qui conduise à la vie éternelle. Ce n’est pas une route facile, mais le Seigneur nous assure de sa grâce et il ne nous laisse jamais seuls. La pauvreté, les afflictions, les humiliations, les luttes pour la justice, les fatigues de la conversion quotidienne, les combats pour vivre l’appel à la sainteté, les persécutions et bien d’autres défis sont présents dans notre vie. Mais si nous ouvrons la porte au Christ, si nous le laissons entrer dans notre histoire, si nous partageons avec lui nos joies et nos souffrances, nous ferons l’expérience d’une paix et d’une joie que seul Dieu, amour infini, peut nous donner.

Les Béatitudes de Jésus sont porteuses d’une nouveauté révolutionnaire, d’un modèle de bonheur contraire à celui qui nous est communiqué habituellement par les médias, par la pensée dominante. Pour la mentalité du monde, c’est un scandale que Dieu soit venu se faire l’un d’entre nous, qu’il soit mort sur une croix ! Dans cette logique mondaine, ceux que Jésus proclame bienheureux sont considérés comme “perdants”, faibles. Au contraire le succès à tout prix, le bien être, l’arrogance du pouvoir, l’affirmation de soi au dépens des autres, sont exaltés.

Jésus nous interpelle, chers jeunes, pour que nous répondions à son offre de vie, pour que nous décidions quelle voie nous voulons parcourir pour arriver à la vraie joie. Il s’agit d’un grand défi pour la foi. Jésus n’a pas eu peur de demander à ses disciples s’ils voulaient vraiment le suivre ou s’ils préféraient s’en aller par d’autres chemins (cf. Jn 6, 67). Et Simon surnommé Pierre a eu le courage de répondre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Si vous aussi savez dire “oui” à Jésus, votre vie de jeune se remplira de sens, et ainsi, elle sera féconde.

2. Le courage du bonheur

Mais que signifie au juste le mot “bienheureux” (en grec makarioi) ? Cela veut dire vraiment heureux. Alors, dites-moi : aspirez-vous vraiment au bonheur ? À une époque où l’on est attiré par tant d’apparences de bonheurs, on risque de se contenter de peu, ou d’avoir une idée de la vie “en miniature”. Au contraire, aspirez à de grandes choses ! Élargissez vos cœurs ! Comme disait le bienheureux Pier Giorgio Frassati, « vivre sans foi, sans patrimoine à défendre, sans soutenir une lutte continue pour la vérité, ce n’est pas vivre mais vivoter. Nous ne devons jamais vivoter, mais vivre » (Lettre à I. Bonini, 27 février 1925). Le jour de la Béatification de Pier Giorgio Frassati, le 20 mai 1990, Jean-Paul II l’a appelé “l’homme des Béatitudes” (Homélie de la Messe : AAS 82 [1990], 1518).

Si vraiment vous laissez émerger les aspirations les plus profondes de votre cœur, vous vous rendrez compte qu’il y a une soif inextinguible de bonheur en vous, et c’est cela qui vous permettra de distinguer et de refuser les nombreuses offres “à bon prix” que vous rencontrez autour de vous. Quand nous recherchons le succès, le plaisir, la possession égoïste et que nous en faisons des idoles, nous pouvons, certes, expérimenter des moments d’ivresse, une fausse impression de satisfaction ; mais à la fin nous devenons esclaves, nous ne sommes jamais satisfaits, nous sommes poussés à vouloir toujours plus. Et c’est vraiment triste de voir une jeunesse “repue”, mais molle.

Saint Jean écrivait aux jeunes en leur disant : « vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le Mauvais » (1 Jn 2, 14). Les jeunes qui choisissent le Christ sont forts, ils se nourrissent de sa Parole et ils ne “se goinfrent” pas d’autres choses ! Ayez le courage d’aller à contre-courant. Ayez le courage du vrai bonheur ! Dites non à la culture du provisoire, de la superficialité et du rejet, qui ne vous estime pas capables d’assumer des responsabilités et d’affronter les grands défis de la vie !

3. Heureux les pauvres de cœur…

La première Béatitude, le thème de la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, déclare bienheureux les pauvres de cœur, parce que le Royaume des Cieux leur appartient. En des temps où de nombreuses personnes souffrent à cause de la crise économique, associer la pauvreté et le bonheur peut sembler un contre sens. Comment pouvons-nous concevoir la pauvreté comme une bénédiction ?

Essayons d’abord de comprendre ce que signifie “pauvres de cœur”. Quand le Fils de Dieu s’est fait homme, il a choisi la voie de la pauvreté, du dépouillement. Comme le dit saint Paul dans la Lettre aux Philippiens : « Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes ». (2, 5-7). Jésus est Dieu qui se dépouille de sa gloire. Nous voyons ici le choix de la pauvreté de Dieu : de riche qu’il était, il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté (cf. 2 Cor 8, 9). C’est le mystère que nous contemplons dans la crèche, en voyant le Fils de Dieu dans une mangeoire ; puis sur la croix, où le dépouillement arrive à son comble.

L’adjectif grec ptochós (pauvre) n’a pas seulement une signification matérielle, mais veut dire “mendiant”. Il est relié au concept juif d’anawim, les “pauvres du Seigneur”, qui évoque humilité, conscience de ses propres limites, de sa propre condition existentielle de pauvreté. Les anawim se fient au Seigneur, ils savent qu’ils dépendent de Lui.

Comme a bien su le voir sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dans son Incarnation Jésus se présente comme un mendiant, un nécessiteux en quête d’amour. Le Catéchisme de l’Église Catholique parle de l’homme comme d’un “mendiant de Dieu” (n. 2559) et il nous dit que la prière est la rencontre de la soif de Dieu avec notre soif (n. 2560).

Saint François d’Assise a très bien compris le secret de la Béatitude des pauvres de cœur. En effet, quand Jésus lui parla en la personne du lépreux et du Crucifié, il reconnut la grandeur de Dieu et l’humilité de sa propre condition. Dans sa prière le Poverello passait des heures à demander au Seigneur : « Qui es-tu ? Qui suis-je ? ». Il se dépouilla d’une vie aisée et insouciante pour épouser “Dame Pauvreté”, pour imiter Jésus et suivre l’Évangile à la lettre. François a vécu l’imitation du Christ pauvre et l’amour pour les pauvres de façon indissociable, comme les deux faces d’une même médaille.

Vous pourrez donc me demander : comme pouvons-nous concrètement transformer cette pauvreté de cœur en un style de vie qui influence réellement notre existence ? Je vous réponds en trois points.

Essayez avant tout d’être libres en face des choses. Le Seigneur nous appelle à un style de vie évangélique caractérisé par la sobriété, à ne pas céder à la culture de la consommation. Il faut rechercher ce qui est essentiel, apprendre à se dépouiller des mille choses superflues et inutiles qui nous étouffent. Détachons-nous du désir de posséder ; ne faisons pas de l’argent une idole, pour ensuite le gaspiller. Mettons Jésus à la première place. Lui peut nous libérer de l’idolâtrie qui nous rend esclaves. Chers jeunes, ayez confiance en Dieu ! Il nous connaît, il nous aime et ne nous oublie jamais. De même qu’il prend soin du lys des champs (cf. Mt 6, 28), il ne nous laissera manquer de rien ! Pour vaincre la crise économique, il faut aussi être prêt à changer de style de vie, et à éviter les nombreux gaspillages. De même qu’il est nécessaire d’avoir le courage du bonheur, il faut avoir aussi le courage de la sobriété.

Deuxièmement, pour vivre cette Béatitude nous avons tous besoin d’une conversion en ce qui concerne les pauvres. Nous devons prendre soin d’eux, être sensibles envers leurs nécessités spirituelles et matérielles. À vous les jeunes, je confie d’une façon particulière la tâche de remettre la solidarité au centre de la culture humaine. Face aux anciennes et aux nouvelles formes de pauvreté – le chômage, l’émigration, les dépendances en tout genre –, nous avons le devoir d’être attentifs et vigilants, et de vaincre la tentation de l’indifférence. Pensons aussi à ceux qui ne se sentent pas aimés, qui n’ont pas d’espoir pour l’avenir, qui renoncent à s’engager dans la vie parce qu’ils sont découragés, déçus, craintifs. Nous devons apprendre à rester avec les pauvres. N’ayons pas la bouche pleine de belles paroles sur les pauvres ! Rencontrons-les, regardons-les dans les yeux, écoutons-les. Les pauvres sont pour nous une occasion concrète de rencontrer le Christ lui-même, de toucher sa chair souffrante.

Mais – et voici le troisième point – les pauvres ne sont pas seulement des personnes à qui nous pouvons donner quelque chose. Eux aussi ont beaucoup à nous offrir et à nous apprendre. Nous avons tant à apprendre de la sagesse des pauvres ! Pensez qu’un saint du XVIIIème siècle, Benoît Joseph Labre, qui dormait dans les rues de Rome et vivait des dons faits par les gens, était devenu le conseiller spirituel d’un grand nombre de personnes, parmi lesquelles même des nobles et des prélats. D’une certaine façon, les pauvres sont comme des maîtres pour nous. Ils nous montrent qu’une personne ne vaut pas tant par ce qu’elle possède ou par ce qu’elle a sur son compte en banque. Un pauvre, une personne privée de biens matériels, conserve toujours sa dignité. Les pauvres peuvent nous en apprendre beaucoup aussi sur l’humilité et la confiance en Dieu. Dans la parabole du pharisien et du publicain (Lc 18, 9-14), Jésus présente ce dernier comme un modèle parce qu’il est humble et se reconnaît pécheur. De même la veuve qui jette deux petites pièces dans le trésor du temple est un exemple de la générosité de celui qui n’ayant pratiquement rien, donne tout (Lc 21,1-4).

4. … parce que le Royaume des Cieux est à eux

Le thème central de l’Évangile de Jésus est le Royaume de Dieu. Jésus est le Royaume de Dieu en personne, il est l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. C’est dans le cœur de l’homme que s’installe le Royaume de Dieu et que son règne avance. Le Royaume est à la fois un don et une promesse. Il nous est déjà donné en Jésus, mais il doit encore s’accomplir en plénitude. C’est pourquoi nous prions le Père chaque jour : « Que ton règne vienne ».

Il existe un lien profond entre pauvreté et évangélisation, entre le thème de la dernière Journée Mondiale de la Jeunesse – « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19) – et celui de cette année : « Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux » (Mt 5, 3). Le Seigneur désire une Église pauvre et qui évangélise les pauvres. Quand il envoya les Douze en mission, Jésus leur dit : « Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures, ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton : car l’ouvrier mérite sa nourriture » (Mt 10, 9-10). La pauvreté évangélique est la condition fondamentale pour que le Royaume de Dieu s’étende. Les joies les plus belles et spontanées que j’ai vues au cours de ma vie sont celles de personnes pauvres et qui ont peu de choses à quoi tenir. L’évangélisation de notre temps sera possible seulement à travers la contagion de la joie.

Comme nous l’avons vu, la Béatitude des pauvres de cœur oriente notre rapport avec Dieu, avec les biens matériels et avec les pauvres. Face à l’exemple et aux paroles de Jésus, nous sentons combien notre conversion est nécessaire, afin que la logique de l’être plus l’emporte sur celle de l’avoir plus ! Les saints peuvent vraiment nous aider à comprendre le sens profond des Béatitudes. La canonisation de Jean-Paul II le deuxième dimanche de Pâques, est en ce sens un événement qui remplit notre cœur de joie. Ce sera lui le grand patron des JMJ, dont il a été l’initiateur et le leader. Et il restera pour vous tous, dans la communion des saints, un père et un ami.

Au mois d’avril prochain nous fêterons également le trentième anniversaire de la remise aux jeunes de la Croix du Jubilé de la Rédemption. C’est justement à partir de cet acte symbolique de Jean-Paul II que commença le grand pèlerinage des jeunes qui, depuis lors, continue de traverser les cinq continents. Beaucoup se souviennent des paroles avec lesquelles, le dimanche de Pâques 1984, le Pape accompagna son geste : « Très chers jeunes, au terme de cette Année Sainte, je vous confie le signe même de cette année jubilaire : la Croix du Christ ! Apportez-la au monde comme signe de notre Seigneur Jésus-Christ pour l'humanité, et annoncez à tous que le Salut et la Rédemption ne se trouvent que dans le Christ, mort et ressuscité ».

Chers jeunes, le Magnificat, le cantique de Marie, pauvre de cœur, est aussi le chant de quiconque vit les Béatitudes. La joie de l’Évangile jaillit d’un cœur pauvre, qui sait exulter et s’émerveiller pour les œuvres de Dieu, comme le cœur de la Vierge, que toutes les générations appellent “bienheureuse” (cf. Lc 1, 48). Mère des pauvres, Étoile de la nouvelle évangélisation, qu’Elle nous aide à vivre l’Évangile, à incarner les Béatitudes dans notre vie, et à avoir le courage du bonheur.

Du Vatican, le 21 janvier 2014, mémoire de sainte Agnès, vierge et martyre.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 22:45
Aux athlètes

Chers amis,

(...) Vous avez participé au plus grand événement sportif international : les Jeux olympiques. Sur cette scène, vous vous êtes confrontés à d’autres athlètes venant de presque tous les pays du monde. Vous vous êtes défiés sur le terrain de la combattivité et des habilités techniques, mais avant même cela, sur celui des qualités humaines, mettant en jeu vos dons et vos capacités, acquis par l’application et la rigueur dans la préparation, la constance dans l’entraînement, la conscience de vos limites. Loin des projecteurs, vous vous êtes soumis à une rude discipline et certains d’entre vous ont pu voir reconnue ensuite la valeur qu’ils ont acquise.

Aux athlètes

(...) Mais à vous, les athlètes, il n’a pas seulement été demandé de faire de la compétition et d’obtenir des résultats. Toute activité sportive, que ce soit au niveau amateur ou professionnel, exige la loyauté dans la compétition, le respect de son propre corps, le sens de la solidarité et de l’altruisme, ainsi que la joie, la satisfaction et la fête. Tout cela présuppose un chemin de maturité humaine authentique, fait de renoncement, de ténacité, de patience et surtout d’humilité, que personne n’applaudit mais qui est le secret de la victoire.

Aux athlètes

Pour que celui qui pratique un sport puisse lui donner tout son sens, il faut que celui-ci soit toujours au service de la personne. L’enjeu n’est alors pas seulement le respect des règles, mais la vision de l’homme, de l’homme qui fait du sport et qui, en même temps, a besoin d’éducation, de spiritualité et de valeurs transcendantes. Le sport est en effet un bien éducatif et culturel, capable de révéler l’homme à lui-même et de l’amener à comprendre la valeur profonde de sa vie. (...) En somme, une culture du sport fondée sur le primat de la personne humaine ; un sport au service de l’homme et non pas l’homme au service du sport.

Aux athlètes

L’Église s’intéresse au sport, parce que l’homme lui tient à cœur, tout l’homme, et elle reconnaît que l’activité sportive a une incidence sur l’éducation, la formation de la personne, les relations et la spiritualité. En témoigne la présence d’espaces ludiques et sportifs dans les paroisses et dans les centres pour les jeunes: (...) des lieux d’apprentissage d’humanité, des lieux de rencontres où cultiver ce désir fort de vie et d’infini qui est dans le cœur des adolescents et des jeunes.

Aux athlètes

L’athlète qui vit intégralement son expérience devient attentif au projet de Dieu sur sa vie, apprend à écouter sa voix dans les longs temps d’entraînement, à le reconnaître dans le visage de ses compagnons, et aussi dans celui de l’adversaire de compétition ! Quand elle est vécue en plénitude, l’expérience sportive (...) sait éduquer aux valeurs humaines et encourage l’ouverture à la transcendance. Je pense donc à vous, chers athlètes, comme à des champions-témoins, avec une mission à accomplir : puissiez-vous être, pour ceux qui vous admirent, des modèles valables à imiter.

Aux athlètes

(...) L’activité sportive peut éduquer aussi la personne à une combattivité spirituelle, c’est-à-dire à vivre chaque jour en essayant de faire que le bien soit vainqueur du mal, la vérité du mensonge, l’amour de la haine, et cela tout d’abord en soi-même. Si l’on pense ensuite à l’engagement de la nouvelle génération, le monde du sport peut aussi être considéré comme un « parvis des gentils » moderne, c’est-à-dire une occasion précieuse de rencontre ouverte à tous, croyants et non-croyants, où expérimenter la joie et même la fatigue de la confrontation avec des personnes différentes par leur culture, leur langue et leur orientation religieuse.

Je voudrais conclure en évoquant la figure lumineuse du bienheureux Pier Giorgio Frassati : c’était un jeune qui faisait l’unité en lui entre sa passion pour le sport -il aimait particulièrement les ascensions en montagne -et sa passion pour Dieu. (...) Il nous montre qu’être chrétien signifie aimer la vie, aimer la nature, mais surtout aimer son prochain, en particulier les personnes en difficulté. Je souhaite à chacun de vous de goûter la joie la plus grande : celle de s’améliorer de jour en jour, en réussissant à aimer toujours un peu plus. (...)

Benoît XVI,

discours aux athlètes italiens

ayant participé aux J.O. de Londres 2012,

18 décembre 2012

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 09:50

48ème Journée Mondiale de la Communication, le 1er juin 2014


 le communiqué de presse de Mgr Bernard Podvin et le message du Pape François Lien externe 

Communiqué de presse
Le jeudi 23 janvier 2014

Message du Pape François pour la 48ème  Journée Mondiale de la Communication (dimanche 1er juin 2014)

On lira, ci-après, le message du Saint-Père pour la 48ème Journée Mondiale des communications sociales qui sera célébrée le dimanche 1er juin 2014.
Ce texte reflète la manière avec laquelle le Pape communique lui-même en simplicité,
profondeur et liberté. Être connecté? Nécessaire, mais pas suffisant... La communication doit être au service d’une authentique culture de la rencontre.
A l’image du bon Samaritain, le communicant, (et de façon plus large toute l’Église),
témoignera d’un amour blessé et surtout pas blessant. Il est essentiel de se faire proche,
mais sans trucage ni artifice. Rencontrer une personne, dans l’esprit de l’Évangile, c’est,
selon le Pape François, grâce au potentiel de tous les moyens de communication,
mener à la question essentielle: «Qui est mon prochain?»
Ce texte, très pastoral, est à travailler en équipes responsables de
communication. A relier aux intuitions de l’Exhortation Apostolique:
«Être citoyen du territoire numérique» ne va-t-il pas de pair avec cette certitude que la joie «
nait et renait de l’Évangile»?
Bonne fête de Saint François de Sales à chacun de vous, et à vos réseaux.
Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

http://www.eglise.catholique.fr/ressources-annuaires/guide-de-l-eglise/saint-siege-et-vatican/messages-du-pape/message-du-pape-francois-pour-la-48e-journee-mondiale-des-communications-sociales.html

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 22:12

 

Semaine de prière pour l'unité des Chrétiens, du 18 au 25 janvier 2014

Pour 2014, ce sont les Canadiens qui ont préparé le thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne. Ils nous proposent la question provocatrice de Paul dans la première lettre aux Corinthiens : « Le Christ est-il divisé ? »

Dans la foi, nous répondons : “non”, bien sûr ! Cependant nos communautés ecclésiales continuent de montrer des divisions scandaleuses. C’est dans cet état de fait de la division que Paul nous appelle à être « unis dans un même esprit et une même pensée ».

Paul nous désigne un chemin sur lequel nous pouvons reconnaître et recevoir les dons des autres, même au sein de nos divisions. Honorer les dons faits à chacun nous conduit vers l’unité pour laquelle le Christ a prié. Les Canadiens invitent les Églises lors de la célébration œcuménique de la Semaine à exprimer liturgiquement un “échange œcuménique de dons spirituels”.

Paul met en valeur deux éléments centraux dans lesquels les chrétiens sont liés au Christ : le baptême et la Croix. Notre unité est en Christ et le salut vient de Lui. Si nous portons la division, « nous réduisons à néant la Croix du Christ » ! C’est la croix, croix à la fois fragmentée et incomplète, et pourtant lumineuse, qui a été placée au cœur du visuel élaboré par Unité Chrétienne pour cette Semaine de prière.

Télécharger la fiche de huit jours pour méditer Lien externe

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 22:08

Thème : « Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur » 

Approche historique

En 1914, le pape Benoît XV, ayant en vain essayé de mettre en place une procédure internationale d’arbitrage pour restaurer le primat du droit sur la force des armes, à la veille du premier conflit mondial, instaure la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, dont la date de célébration est laissée à la discrétion des Conférences épiscopales et des diocèses. En 2004, le pape Jean-Paul II décide que cette Journée mondiale sera célébrée partout, tous les ans, à une même date, c’est-à-dire, le deuxième dimanche après le 6 janvier.

Le 19 janvier 2014, l’Eglise universelle, célébrant sa 100e Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, se donne encore une fois « l’occasion d’approfondir le thème spécifique proposé par le Saint-Père dans son Message… afin que nous puissions être aidés à vivre ensemble devant Dieu – au même moment – un jour de prière, d’action et de sacrifice pour la cause des migrants et des réfugiés », comme le rappelle le n.72 de l’Instruction Erga Migrantes Caritas Christi (La charité du Christ envers les migrants), publiée le 3 mai 2004, par le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes itinérantes.

Par cette journée, l’Eglise proclame sa foi en Jésus Christ visage d’amour de Dieu, le Père de tout être humain, de toute origine, langue et culture et renouvelle ses engagements en faveur de la reconnaissance et du respect de la dignité humaine et fraternelle des migrants, des réfugiés et des personnes itinérantes.

Avec le message pour la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié de 1986, envoyé le 16 juillet 1985 et consacré au thème Le droit des fidèles migrants à une libre intégration ecclésiale, le Pape Jean Paul II commence à signer personnellement les textes et affirme que, pour ceux qui se trouvent à vivre en dehors de leurs pays, les Eglises locales des pays d’accueil doivent promouvoir leur intégration ecclésiale dans le respect de l’exercice de leur droit de liberté et du pluralisme de leurs identités (GS 58).

Tous les messages des Papes pour cette journée mondiale ont, ainsi, repris et actualisé les paroles de Paul VI qui, dans l’homélie de clôture du Concile Vatican II, déclarait formellement : « Pour l’Eglise catholique personne n’est étranger, personne n’est exclu, personne n’est lointain » (Cf. AAS 58 (1966) 51-59).

Pour la 100e Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le Pape François offre à toute l’Eglise comme message de prière et de partage : “Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur”. Or, le projet de Dieu pour ce monde, pour notre monde, meilleur, s’est incarné en Jésus-Christ, le témoin de la commune-union avec le Père et l’Esprit ; et l’artisan de la commune-union de Dieu avec l’humanité et parmi l’humanité toute entière.

Dans cette perspective, les migrants et les réfugiés - par leurs expériences particulières - peuvent rappeler à tous, sociétés et églises locales, l'importance du mouvement, du changement, de la rencontre, de l’accueil, de la solidarité, de la collaboration, de la participation… pour commencer à vivre un monde meilleur.

Il s’agit, en effet, de marcher tous ensemble vers un monde qualitativement divers, et donc meilleur… en qualité de vie (destination universelle des biens et redistribution des richesses), meilleur… en qualité de relations (le service fraternel à la place de l’indifférence, meilleur… en qualité de communion (accueil, connaissance et reconnaissance, dialogue de vie, humaine et spirituelle, participation et construction d’un monde de tous et pour tous).

A l’occasion de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, toutes les communautés chrétiennes sont invitées à ouvrir les portes de leur accueil aux migrants et leurs familles, aux réfugiés et demandeurs d’asile, aux mineurs isolés et aux femmes migrantes victimes de traite. Rendre présent le Christ parmi les migrants et les réfugiés implique des initiatives d’accompagnement solidaire, de valorisation des spécificités de chacun, de promotion d’actions politiques, sociales et économiques aptes à favoriser le respect de la dignité humaine, la tutelle de la famille, l’accès à une vie digne, le sentiment de se sentir membre de l’unique famille humaine. 

p. Lorenzo Prencipe, c.s
Directeur SNPMPI
Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes

Contact : Pastorale des Migrants
269 bis, rue du Fb Saint Antoine - 75011 Paris
Tél  : 01 43 72 47 21 Fax : 01 46 59 04 89
E.mail : courriel de la pastorale des Migrants popup
site : www.eglisemigrations.org Lien externe

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 10:00

 

1° janvier 2014, 10h30, St Martin de Foulayronnes, messe de Ste Marie Mère de Dieu et de la journée Mondiale de la Paix.
Journée Mondiale de la Paix

 

 

 

L'église catholique propose au monde entier de célèbrer la Journée Mondiale de la Paix le 1° janvier depuis 1968, à l'instigation du Pape de l'époque, Paul VI.

Ses successeurs ont poursuivi cette célébration et, aussi bien Jean-Paul II que Benoît XVI ou François, ont tenu à marquer d'une manière solenelle l'entrée dans la nouvelle année.

 

Pour lire le MESSAGE DU PAPE  FRANÇOIS POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
XLVIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

1er JANVIER 2014

LA FRATERNITE, FONDEMENT ET ROUTE POUR LA PAIX

Cliquez sur ce lien: link

 

Le Pape François a choisi la fraternité comme thème de son premier message pour la Journée mondiale pour la Paix. Dès le début de son ministère d'Évêque de Rome, le Pape a souligné l'importance de dépasser une " culture du rebut " et de promouvoir la " culture de la rencontre ", en vue de la réalisation d'un monde plus juste et pacifique.

La fraternité est un don que chaque homme et chaque femme reçoit en tant qu'être humain, fils et fille d'un même Père. Face aux nombreux drames qui touchent la famille des peuples - pauvreté, faim, sous-développement, conflits, migrations, pollution, inégalité, injustice, criminalité organisée, fondamentalismes -, la fraternité est fondement et chemin vers la paix.

La culture du bien-être fait perdre le sens de la responsabilité et de la relation fraternelle. Les autres, au lieu d'être nos " semblables ", apparaissent comme des antagonistes ou des ennemis et ils sont souvent " chosifiés ". Il n'est pas rare que les pauvres et les nécessiteux soient considérés comme un " fardeau ", un obstacle au développement. Dans le meilleur des cas, ils reçoivent une aide sous forme d'assistanat ou sont l'objet de compassion. C'est-à-dire qu'ils ne sont plus considérés comme des frères, appelés à partager les dons de la création, les biens du progrès et de la culture, à participer en plénitude à la même table de la vie, à être les protagonistes du développement intégral et inclusif.

Don et engagement venant de Dieu le Père, la fraternité encourage à être solidaires contre l'inégalité et la pauvreté qui affaiblissent la vie sociale, à prendre soin de chaque personne - en particulier du plus petit et sans défense - à l'aimer comme soi-même, avec le cœur-même de Jésus-Christ.

Dans un monde qui développe constamment son interdépendance, ne doit pas manquer le bien de la fraternité, qui peut vaincre l'expansion de cette mondialisation de l'indifférence, à laquelle le Pape François a plusieurs fois fait allusion. La mondialisation de l'indifférence doit laisser la place à une mondialisation de la fraternité.

La fraternité doit marquer de son empreinte tous les aspects de la vie, y compris l'économie, les finances, la société civile, la politique, la recherche, le développement, ainsi que les institutions publiques et culturelles.

Au début de son ministère, le Pape François, par un message qui se situe en continuité avec celui de ses prédécesseurs, propose à tous le chemin de la fraternité, pour donner au monde un visage plus humain.

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