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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 20:12

Depuis quand dit-on que le mois de mai est dédié à l’intercession de la Vierge Marie ? Le père Renaud Saliba, recteur du sanctuaire de Pontmain lieu d’une apparition mariale datant de 1871 dans le diocèse de Laval, nous apporte quelques explications sur le sens de la période particulière qu’est le mois de Marie.

Pourquoi le mois de mai est-il associé à Marie ?

Il est difficile de dire précisément pourquoi le mois de mai est associé à la Vierge Marie. Le mois de mai ne comporte pas traditionnellement une grande fête mariale comme les mois d’août ou de décembre. Ce n’est que depuis la réforme liturgique de 1969 que la Visitation est fêtée le 31 mai. Il ne faut donc pas aller rechercher une explication du côté du cycle liturgique mais plutôt du côté du cycle des saisons. En Europe, le mois de mai c’est le mois des fleurs, le mois où le printemps se manifeste dans toute sa vitalité.

Ainsi dès le 13ème siècle, le roi de Castille Alphonse X le Sage (1221-1284) avait associé dans un de ses poèmes la beauté de Marie à celle du mois de mai. Au 14ème siècle le frère dominicain Henri Suso (1295-1366) avait pris l’habitude le premier mai d’orner les statues de Marie de couronnes de fleurs. Il y a donc très probablement un lien entre la beauté de la flore qui se déploie au mois de mai et notre Mère du ciel, la belle Dame, comme on l’appelle ici à Pontmain.

A quand remonte cette coutume du mois de Marie ?

C’est à Rome, à la fin du 16ème siècle, qu’est née la coutume de consacrer les 31 jours du mois de mai à une prière mariale renforcée. Saint Philippe Néri (1515-1595) par exemple rassemblait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge dans la Chiesa Nuova. Ils leur demandaient d’offrir à la Mère de Dieu des fleurs du printemps, symboles des vertus chrétiennes qui devaient aussi éclore dans leur vie chrétienne. Le mois de Marie est donc depuis le début, non seulement un bel acte de piété envers la Vierge Marie mais aussi un engagement à se sanctifier jour après jour.

Au 17ème siècle et au 18ème, les Jésuites ont beaucoup œuvré pour diffuser cette dévotion dans toute l’Italie. Ils recommandaient que, la veille du 1er mai, dans chaque maison, on dresse un autel à Marie, décoré de fleurs et de lumière. La famille était invitée à se réunir pour prier en l’honneur de la Sainte Vierge et à tirer au sort un billet indiquant la vertu à mettre en application le lendemain.
Cependant c’est en approuvant cette dévotion en 1815 que le Pape Pie VII (1742-1823) va permettre sa très grande diffusion dans toute l’Église. Le mois de Marie sera célébré dans les paroisses et dans les familles.

Le mois de Marie à Pontmain

Dans un sanctuaire marial comme Pontmain où a eu lieu une apparition de Notre Dame reconnue par l’Église, on peut dire que c’est toute l’année le mois de Marie. Lorsque que nous racontons l’histoire de l’apparition, nous faisons la part belle au curé de la paroisse l’abbé Michel Guérin. Il n’a pas vu dans le ciel la belle Dame le 17 janvier 1871, mais par son travail pastoral et surtout par son amour de la Vierge Marie, il a comme préparé cet évènement heureux. L’abbé Guérin a instauré le mois de Marie en 1846 soit dix ans après son arrivée dans ce petit hameau où tout était à faire. Il a commencé par offrir une petite statue de la vierge Marie à chaque famille pour encourager la prière du chapelet à la maison, puis il a restauré la vieille église délabrée. Ensuite il a placé une grande statue de la Vierge au-dessus du maître autel. Enfin, il a construit une école pour les enfants du village. Quand tout cela a été en place il a donc pu instaurer le mois de Marie. Et à Pontmain, le mois de Marie c’était avant tout le pèlerinage quotidien des enfants à l’église paroissiale avant l’ouverture de l’école. Les sœurs emmenaient en procession les enfants pour déposer un bouquet de fleurs, réciter une dizaine de chapelet et chanter un cantique marial. Ainsi chaque mois de Marie entre 1846 et 1871 a été comme une préparation de l’apparition du 17 janvier, avec au premier rang des enfants venant au-devant de Notre Dame.Mayenne.

Comment vivre ce mois singulier en période de confinement/déconfinement ? Quel sens particulier prend-il en ces temps troublés ?

Ne pas oublier le temps pascal
Le mois de mai coïncide chaque année avec le temps pascal, c’est particulièrement vrai cette année où le 31 mai est le dimanche de Pentecôte. Le mois de Marie ne doit faire « concurrence » au temps pascal mais au contraire nous aider à le vivre.
Lorsque nous récitons les mystères glorieux du chapelet nous parcourons avec Marie les trois grandes étapes du temps pascal : la Résurrection l’Ascension et la Pentecôte.
Lorsque que nous contemplons la vie de Marie nous découvrons la toute pure, celle qui n’a pas péché, or le temps pascal est le moment où nous prenons conscience que par la Résurrection nous sommes morts au péché. Ainsi le mois de Marie est l’occasion de pratiquer les vertus qui manifestent la vie nouvelle dans la force de l’Esprit.

Habiter la maison de Dieu
Pendant le temps de confinement, beaucoup ont dû aménager ou agrandir un coin prière dans leur maison. Nous avons découvert que nos domiciles pouvaient être des lieux de célébrations. Nous avons consacré un moment particulier de la journée à la prière avec régularité et ponctualité. Tout cela est en lien avec la piété mariale du mois de mai qui va nous permettre de prolonger cette expérience.
Dans nos coins prières, au mois de mai, il s’agit évidemment de mettre en évidence, une statue, une image de la Vierge Marie. C’est un grand réconfort de pouvoir contempler le beau visage bienveillant de Marie.
Le mois de Marie est aussi un moment privilégié pour chanter des chants à Marie. Il est étonnant de constater la très grande variété de ces chants, et chaque année, de nouvelles compositions viennent enrichir le répertoire. Au moment de l’apparition de Pontmain le cantique préférée était « Mère de l’espérance dont le nom est si doux protégez notre France, priez, priez pour nous »

Se faire pèlerin
Nous entrons dans le temps du déconfinement. C’est une invitation à quitter un peu notre coin prière, aussi beau soit-il, pour découvrir des paroisses, des abbayes et des sanctuaires qui nous parlent de la Vierge Marie. En 1823, l’Abbé Letourneau dans son ouvrage sur « le nouveau mois de Marie » proposait de lier chaque jour du mois de Mai à un grand pèlerinage marial en commençant par Rome Lorette, Paris, Tolède… C’est une très belle idée car la Vierge Marie nous ouvre sur le monde. En ses apparitions, elle nous fait prendre conscience que l’Église est vraiment universelle. Le mois de mai est donc l’occasion de sortir de chez soi pour aller découvrir un lieu marial pour que l’histoire de ce lieu devienne aussi notre histoire.

Publié le 12 mai 2020 : site "Église Catholique en France"

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 20:06
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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 22:08
Voici comment participer au « marathon de prière » du pape François
POPE FRANCIS

Antoine Mekary | Agnès Pinard Legry - Publié le 30/04/21

Le pape François lancera ce samedi 1er mai un marathon de prière afin de demander à Dieu la fin de la pandémie. Il doit durer un mois et passer par une trentaine de sanctuaires à travers le monde. Voici comment y participer.

Aux grands maux, les grands remèdes spirituels. Le pape François a décidé de consacrer le mois de mai à un « marathon de prière » afin de demander à Dieu la fin de la pandémie. « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » (Ac, 12,5) est le fil rouge de l’initiative qui va impliquer une trentaine de sanctuaires du monde entier. Le pape France donne le coup d’envoi ce samedi 1er mai à 18h, dans la basilique Saint-Pierre de Rome, où il priera les yeux tournés vers La Madonna del Soccorso, une célèbre représentation de la Vierge vénérée dès le VIIe siècle, placée dans la chapelle grégorienne, au-dessus de l’autel de saint Léon. Ensuite, chaque jour du mois de mai un sanctuaire marial prend le relai avec une intention de prière particulière. Aleteia vous explique comment vous y associer.

Comment ?

Traditionnellement consacré à Marie, le mois de mai est l’occasion de la prière la Mère de Dieu afin de lui demander d’intercéder auprès de son fils pour la fin de la pandémie. Pour cela il vous suffit de vous munir d’un chapelet. L’idée est de réciter un rosaire chaque jour si vous le pouvez ; un chapelet ou une simple dizaine, selon votre santé et votre disponibilité. Pour mémoire le rosaire est une prière très simple : il consiste à méditer la vie de Jésus, avec Marie, en égrenant des « dizaines de chapelet » (dix « Je vous salue Marie » précédés d’un « Notre Père » et suivis d’un « Gloire au Père »).

Où ?

Chaque jour, un sanctuaire différent va porter cette prière en l’orientant vers une cause particulière : le 3 mai c’est le sanctuaire de Czestochowa (Pologne) qui va, par exemple, prier tout particulièrement pour les personnes malades, le 12 mai Notre-Dame d’Afrique (Algérie) portera dans ses prières les personnes seules qui ont perdu l’espérance, Notre-Dame de Lourdes (France), le 18 mai, aura quant à elle une intention toute particulière pour les infirmières et médecins etc. Vous trouverez en cliquant ici le programme des trente jours que durent le marathon.

 
Quand ?

Sur YouTube, Vatican News, va diffuser chaque jour à 18h, la prière dite dans l’un des trente sanctuaires participants au marathon. Vous pouvez donc vous y unir en la regardant à ce moment-là et en récitant votre rosaire ou chapelet.

Pour prendre part à ce formidable élan spirituel, Aleteia vous propose également chaque matin du mois de mai un article dédié au sanctuaire par lequel passe le marathon de prière afin d’en comprendre la spécificité et de vous associer à l’intention de prière. Pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas être derrière un écran pour prier, le chapelet se récite à toute heure du jour et de la nuit, en marchant, en travaillant ou en cuisinant. L’important est la régularité

Avec qui ?
 

Le pape François ouvre le marathon de prière ce samedi1er mai à 18h depuis la basilique Saint-Pierre (Vatican) et le conclura le 31 mai. Vous pouvez faire ce marathon avec lui et les différents sanctuaires qui vont l’accueillir chaque jour. Vous pouvez aussi le faire seul chez vous ou en famille mais en union de prière avec les millions de catholiques qui y participent.

 
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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 22:01
S. Joseph Charpentier par Georges de La Tour (v. 1642), Musée du Louvre © DP

S. Joseph Charpentier par Georges de La Tour (v. 1642), Musée du Louvre © DP

La fête de S. Joseph Travailleur instituée par le pape Pie XII

« Que personne ne reste sans travail! »: c’est ce que souhaite le pape François dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr ce samedi 1er mai 2021, en la fête de saint Joseph Travailleur.

La fête de saint Joseph Travailleur ou « Artisan », a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955 pour souligner la dignité du travail.

Le pape François écrit: « Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler. Implorons #saintJosephTravailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire: aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail! »

Le pape associe souvent la demande d’un Travail à la prière pour un Toit et une Terre: les « 3 T ».

Le pape Jean-Paul II, pape qui a connu le travail dans la mine ou à l’usine, a consacré une encyclique au travail : Laborem exercens du 14 septembre 1981. IL apporte à la fois une réflexion théologique et biblique et sociale et des éléments pour une spiritualité du travail.

Il conclut: « Puisse le chrétien qui se tient à l’écoute de la parole du Dieu vivant et qui unit le travail à la prière savoir quelle place son travail tient non seulement dans le progrès terrestre, mais aussi dans le développement du Royaume de Dieu auquel nous sommes tous appelés par la puissance de l’Esprit Saint et par la parole de l’Evangile! »

Prière de Pie XII à Saint Joseph artisan

O glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.
Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés. Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.
Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Source: Documentation Catholique, 13 avril 1958.

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 21:55
Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

« Que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie »

« O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal. »

Notre Dame du Bon Secours, Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Notre Dame du Bon Secours, Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Premier jour! C’est ce samedi 1er mai 2021, à 18h, que le pape François a lancé un « marathon de prière » pour demander à Dieu la fin de la pandémie, dans la basilique Saint-Pierre, auprès de l’image de Notre Dame du Bon secours de la Chapelle grégorienne de la basilique Saint-Pierre, auprès de la tombe de saint Jean XXIII…

Quelques 160 personnes dont des familles, toutes générations ensemble, et un choeur dirigé par Mgr Marco Frisina, ont participé à la prière du chapelet, spécialement en communion avec le sanctuaire anglais de Notre-Dame de Walsingham.

Aujourd’hui, l’intention de prière spéciale était les défunts du fait de la pandémie.

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Le pape François a résumé, dans un tweet, le sens de cette mobilisation dans la prière avec la Vierge Marie: « Au mois de mai, levons notre regard vers la Mère de Dieu, signe de consolation et d’espérance sûre, et #PrionsEnsemble le Rosaire pour affronter ensemble les épreuves de ce temps et être encore plus unis comme famille spirituelle. »

Avant la prière du chapelet, le pape a rappelé le sens de ce « marathon » de 31 jours: « Nous nous unissons en prière à tous les sanctuaires situés à travers le monde entier avec les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté pour confier dans les mains de notre Sainte Mère l’humanité entière, durement éprouvée par cette période de pandémie ».

Mais, au terme de la prière du chapelet, des Litanies de la Vierge Marie et du Salve Regina,  le pape a aussi prié pour les familles frappées par l’incertitude du lendemain, pour le personnel médical en première ligne, pour les bénévoles et les professionnels au service des autres, les personnes «qui avec un simple sourire et un bon mot ont apporté du réconfort à ceux qui en avaient besoin».

Le pape a spécialement mentionné les drames invisibles derrière les murs des habitations: les femmes battues «entre les murs domestiques à cause de l’enfermement forcé».

Et enfin, tous ceux qui veulent reprendre la vie quotidienne avec «enthousiasme».

Au terme de la prière, le pape a béni les chapelets qu’il fera parvenir aux 30 sanctuaires dédiés à la Vierge Marie qui participent au marathon sur les 5 continents.

Demain, dimanche 2 mai, la prière sera spécialement confiée au sanctuaire de Jésus Sauveur et Notre Mère Marie, à Elele, au Nigeria.

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Marathon de prière, Jour 1, capture @ Vatican Media

Voici la prière du pape François, dans la traduction de Radio Vatican:

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. 

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.

Guide les pas de tes pèlerons qui désirent te prier et t’aimer dans les sanctuaires qui te sont dédiés dans le monde entier sous les titres les plus divers qui rappellent ton intercession, sois pour chacun un guide sûr. Amen».

Source: Radio Vatican 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 21:46
Saint Joseph, Saint patron des travailleurs

Hymne : Dieu t'a choisi

Saint Joseph, Saint patron des travailleurs
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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 10:57
MESSAGE DU PAPE FRANÇOISPOUR LA 58émeJOURNÉE MONDIALEDE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

Saint Joseph: le songe de la vocation

 

Chers frères et sœurs!

 

Le 8 décembre dernier, à l’occasion du 150èmeanniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, a commencé l’année spéciale qui lui est consacrée (cf. Décret de la Pénitencerie Apostolique, 8 décembre 2020). Pour ma part, j’ai écrit la Lettre apostolique Patris corde, dans le but d’«accroître l’amour envers ce grand Saint». Il s’agit en effet d’une figure extraordinaire, en même temps « si proche de la condition humaine de chacun de nous ». Saint Joseph n’impressionnait pas, il n’était pas doté de charismes particuliers, il n’apparaissait pas exceptionnel aux yeux de celui qui le rencontrait.Il n’était pas célèbre et ne se faisait même pas remarquer: les Évangiles ne rapportent même pas une de ses paroles.Pourtant, à travers sa vie ordinaire, il a réalisé quelque chose d’extraordinaire aux yeux de Dieu.Dieu voit le cœur (cf. 1 S16, 17) et en saint Joseph, il a reconnu un cœur de père, capable de donner et de susciter la vie dans le quotidien. C’est à cela que tendent les vocations: susciter et régénérer des vies chaque jour. Le Seigneur désire modeler des cœurs de pères, des cœurs de mères: des cœurs ouverts, capables de grands élans, généreux dans le don de soi, compatissants en réconfortant les angoisses et fermes pour renforcer les espérances.C’est de cela que le sacerdoce et la vie consacrée ont besoin, aujourd’hui de manière particulière, en des temps marqués par des fragilités et des souffrances dues aussi à la pandémie, qui a suscité des incertitudes et des peurs concernant l’avenir et le sens même de la vie. Saint Joseph vient à notre rencontre avec sa douceur, comme un saint de la porte d’à côté; en même temps, son témoignage fort peut nous orienter sur le chemin.Saint Joseph nous suggère trois paroles-clé pour la vocation de chacun. La première est rêve. Tout le monde dans la vie rêve de se réaliser. Et il est juste de nourrir de grandes attentes, des attentes élevées que des objectifs éphémères -comme le succès, l’argent et le plaisir -ne parviennent pas à satisfaire.En effet, si nous demandions aux personnes d’exprimer en un seul mot le rêve de leur vie, il ne serait pas difficile d’imaginer la réponse: “amour”. C’est l’amour qui donne sens à la vie, parce qu’il en révèle le mystère.En effet, la vie, on ne l’a que si on la donne, on ne possède vraiment que si on donne pleinement.Saint Joseph a beaucoup à nous dire à ce sujet, parce que, à travers les rêves que Dieu lui a inspirés, il a fait de son existence un don.Les Évangiles racontent quatre songes (cf. Mt1, 20; 2, 13.19.22). C’étaient des appels divins, mais ils ne furent pas faciles à accueillir. Après chaque songe, Joseph a dû changer ses plans et se remettre en cause, sacrifiant ses projets pour satisfaire ceux, mystérieux, de Dieu. Il a fait confiance jusqu’au bout.Mais nous pouvons nous demander: "Qu’était un rêve nocturne pour y placer tant de confiance ?". Bien que l’on y prêtât beaucoup d’attention dans le passé, ce n’était quand même pas grand-chose face à la réalité concrète de la vie. Pourtant saint Joseph se laissa guider par ses songes sans hésiter. Pourquoi? Parce que son cœur était orienté vers Dieu, il était déjà disposé à son égard. Sa vigilante “oreille intérieure” n’avait besoin que d’un petit signe pour reconnaître la voix.Cela vaut également pour les appels qui nous sont adressés: Dieu n’aime pas se révéler de manière spectaculaire, en forçant notre liberté.Il nous transmet ses projets avec douceur;il ne nous foudroie pas avec des visions éclatantes, mais il s’adresse avec délicatesse à notre intériorité, en se faisant intime à nous et en nous parlant à travers nos pensées et nos sentiments.Et ainsi, comme il le fit avec saint Joseph, il nous propose des objectifs élevés et surprenants.Les songes, en effet, ont conduit Joseph dans des aventures qu’il n’aurait jamais imaginées. Le premier déstabilisa ses fiançailles, mais le rendit père du Messie; le second le fit fuir en Égypte, mais il sauva la vie de sa famille.Après le troisième, qui annonçait le retour dans sa patrie, le quatrième lui fit encore changer ses plans, le ramenant à Nazareth, là même où Jésus allait commencer l’annonce du Règne de Dieu. Dans tous ces bouleversements, le courage de suivre la volonté de Dieu se révéla donc vainqueur. Il en est ainsi de la vocation: l’appel divin pousse toujours à sortir, à se donner, à aller plus loin. Il n’y a pas de foi sans risque. C’est seulement en s’abandonnant avec confiance à la grâce, mettant de côté ses propres programmes et son propre confort, qu’on dit vraiment “oui” à Dieu. Et chaque “oui”porte du fruit, parce qu’il adhère à un dessein plus grand, dont nous n’apercevons que des détails, mais que l’Artiste divin connaît et porte en avant, pour faire de chaque vie un chef-d’œuvre.En ce sens, saint Joseph représente une icône exemplaire de l’accueil des projets de Dieu.Mais le sien est un accueil actif: jamais défaitiste ou qui abandonne, il « n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé» (Patris corde, n. 4). Puisse-t-il aider chacun, particulièrement les jeunes en discernement, à réaliser les rêves de Dieu pour eux; puisse-t-il inspirer l’initiative courageuse de dire“oui” au Seigneur, qui toujours surprend et jamais ne déçoit!Une seconde parole marque l’itinéraire de saint Joseph et de la vocation: service. Des Évangiles ressort la manière dont il a vécu en tout pour les autres et jamais pour lui-même. Le Peuple saint de Dieu l’appelle très chaste époux, révélant ainsi sa capacité à aimer sans rien retenir pour lui. En libérant l’amour de toute possession, il s’ouvrit en effet à un service encore plus fécond: son soin aimant a traversé les générations, sa garde attentive l’a rendu patron de l’Église. Il est aussi le patron de la bonne mort, lui qui a su incarner le sens oblatif de la vie. Son service et ses sacrifices ont été possibles, mais seulement parce qu’ils étaient soutenus par un amour plus grand: «Toute vraie vocation naît du don de soi qui est la maturation du simple sacrifice. Ce type de maturité est demandé aussi dans le sacerdoce et dans la vie consacrée. Là où une vocation matrimoniale, célibataire ou virginale n’arrive pas à la maturation du don de soi en s’arrêtant seulement à la logique du sacrifice, alors, au lieu de se faire signe de la beauté et de la joie de l’amour elle risque d’exprimer malheur, tristesse et frustration » (ibid., n. 7). Le service, expression concrète du don de soi, ne fut pas seulement pour saint Joseph un idéal élevé, mais il devint une règle de vie quotidienne. Il s’employa à trouver et à aménager un logement où faire naître Jésus;il se prodigua pour le défendre de la fureur d’Hérode en organisant un voyage rapide en Égypte;il s’empressa de retourner à Jérusalem à la recherche de Jésus perdu;il entretint sa famille en travaillant, même enterre étrangère.Il s’adapta, en somme, aux diverses circonstances avec l’attitude de celui qui ne perd pas courage si la vie ne va pas comme il veut: avec la disponibilité de celui qui vit pour servir. Dans cet esprit, Joseph accueillit les nombreux et souvent imprévus voyages de la vie: de Nazareth à Bethléem pour le recensement, puis en Égypte et encore à Nazareth, et chaque année à Jérusalem, bien disposé chaque fois à aller à la rencontre de circonstances nouvelles, sans se plaindre de ce qui arrivait, prêt à aider pour régler les situations. On peut dire qu’il a été la main tendue du Père céleste à son Fils sur la terre. Il ne peut donc qu’être un modèle pour toutes les vocations, qui sont appelées à ceci: être les mains laborieuses du Père pour ses fils et ses filles.J’aime penser alors à saint Joseph, gardien de Jésus et de l’Église, comme gardien des vocations. De sa disponibilité à servir provient en effet, son soin dans la garde. «Il se leva; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte» (Mt2, 14), dit l’Évangile, indiquant sa promptitude et son dévouement pour sa famille. Il ne perdit pas de temps à réfléchir sur ce qui n’allait pas, pour ne pas se dérober à celui qui lui était confié.Ce soin attentif et attentionné est le signe d’une vocation réussie.C’est le témoignage d’une vie touchée par l’amour de Dieu.Quel bel exemple de vie chrétienne nous offrons lorsque nous ne poursuivons pas obstinément nos ambitions et que nous ne nous laissons pas paralyser par nos nostalgies, mais que nous prenons soin de ce que le Seigneur, à travers l’Église, nous confie!Alors Dieu répand son Esprit, sa créativité, sur nous;et il opère des merveilles, comme en Joseph.En plus de l’appel de Dieu qui réalise nos plus grands rêveset de notre réponse qui se réalise dans le service disponible et dans le soin attentif -, il y a un troisième aspect qui traverse la vie de saint Joseph et la vocation chrétienne, en rythmant le quotidien: la fidélité.Joseph est l’«homme juste» (Mt1, 19), qui, dans le silence actif de chaque jour, persévère dans l’adhésion à Dieu et à ses plans.Dans un moment particulièrement difficile, il se met à “considérer toutes les choses” (cf. v. 20). Il médite, pondère: il ne se laisse pas dominer par la hâte, ne cède pas à la tentation de prendre des décisions hâtives, ne suit pas l’instinct et ne vit pas dans l’immédiat. Il cultive tout dans la patience. Il sait que l’existence ne s’édifie que sur une adhésion continue aux grands choix. Cela correspond à la douceur laborieuse et constante avec laquelle il a exercé l’humble métier de charpentier (cf. Mt13, 55), pour lequel il n’inspira pas les chroniques du temps, mais le quotidien de chaque père, de chaque travailleur, de chaque chrétien au long des siècles. Parce que la vocation, tout comme la vie, mûrit seulement à travers la fidélité de chaque jour. Comment s’alimente cette fidélité? A la lumière de la fidélité de Dieu. Les premières paroles que saint Joseph s’est entendu adresser en songe furent l’invitation à ne pas avoir peur, parce que Dieu est fidèle à ses promesses: «Joseph, fils de David, ne crains pas» (Mt1, 20). Ne crains pas: ce sont les paroles que le Seigneur t’adresse aussi, chère sœur, et cher frère, quand, malgré les incertitudes et les hésitations, tu ressens comme ne pouvant plus être différé le désir de lui donner ta vie.Ce sont les mots qu’il te répète quand, là où tu te trouves, peut-être au milieu d’épreuves et d’incompréhensions, tu luttes pour suivre chaque jour sa volonté.Ce sont les paroles que tu redécouvres lorsque, sur le chemin de l’appel, tu retournes au premier amour.Ce sont les paroles qui, comme un refrain, accompagnent celui qui dit oui à Dieu par sa vie comme saint Joseph: dans la fidélité de chaque jour.Cette fidélité est le secret de la joie. Dans la maison de Nazareth, dit un hymne liturgique, il y avait «une joie limpide». C’était la joie quotidienne et transparente de la simplicité, la joie qu’éprouve celui qui garde ce qui compte: la proximité fidèle à Dieu et au prochain. Comme il serait beau si la même atmosphère simple et radieuse, sobre et pleine d’espérance, imprégnait nos séminaires, nos instituts religieux, nos maisons paroissiales! C’est la joie que je vous souhaite, frères et sœurs, qui avec générosité avez fait de Dieu le rêve de votre vie, pour le servir dans les frères et dans les sœurs qui vous sont confiés, à travers une fidéli qui est déjà en soi témoignage, à une époque marquée par des choix passagers et des émotions qui disparaissent sans laisser la joie.Que saint Joseph, gardien des vocations, vous accompagne avec un cœur de père!

Rome, Saint Jean de Latran, 19 mars 2021, Fête de Saint Joseph

François

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 10:42
Prendre soin de la nature pour qu’elle prenne soin de nous
Sommet des dirigeants pour le climat: « Prendre soin de la nature pour qu’elle prenne soin de nous »

Traduction complète du message du pape François

Le pape François invite une nouvelle fois les dirigeants des nations à « prendre soin de la nature pour qu’elle prenne soin de nous ».

Le pape François a en effet adressé un message vidéo aux participants du Sommet international des leaders sur le climat, organisé par les États-Unis, et qui se déroule, en ligne, ces 22-23 avril 2021, à l’occasion de la la Journée mondiale de la Terre.

Dans un message vidéo, adressé à ce « Sommet » des dirigeants du monde « pour le climat » – avec la participation de la Chine et de la Russie – ,  le pape avertit : « Notre souci c’est de faire en sorte que l’environnement soit plus propre, plus pur et préservé. Et de prendre soin de la nature pour qu’elle prenne soin de nous. »

Il qualifié cette rencontre d’ « heureuse initiative ».

Voici notre traduction de ce bref message prononcé en espagnol.

AB

Message du pape François pour le « Sommet des dirigeants »

Bonjour. Je vous salue, vous qui êtes réunis dans cette initiative qui me semble heureuse. Une initiative qui nous met tous en marche, toute l’humanité à travers ses dirigeants.

Elle nous met en marche, concrètement, vers la rencontre de Glasgow, mais, plus concrètement encore, elle nous met en marche vers la prise en charge de la « garde » de la nature, de ce don que nous avons reçu et dont nous devons prendre soin, que nous devons garder et promouvoir.

Et cela prend une signification d’autant plus grande que c’est un défi que nous avons pendant cette post-pandémie. Elle n’est pas encore finie, mais allez, il faut regarder devant nous, parce que c’est une crise. Nous savons que nous ne sortons pas pareils d’une crise : nous en sortons soit meilleurs, soit pires.

Et notre souci c’est de faire en sorte que l’environnement soit plus propre, plus pur et préservé. Et de prendre soin de la nature pour qu’elle prenne soin de nous. Je vous souhaite de réussir dans cette si belle décision de vous rencontrer, d’avancer et je vous accompagne. Merci beaucoup.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 09:52
Le pape François lance un marathon de prière pour en finir avec la pandémie
POPE FRANCIS

Le pape François a décidé de consacrer le mois de mai à un "marathon de prière" afin de demander à Dieu la fin de la pandémie, a annoncé le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ce mercredi 21 avril.

Face à la pandémie de Covid-19, le pape François sort l’artillerie lourde. Il a décidé de consacrer le mois de mai, mois de Marie, à un marathon de prière afin de demander à Dieu la fin de la pandémie, a annoncé le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ce 21 avril. Le thème choisi par le pontife, « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » (Ac, 12,5), sera le fil rouge de l’initiative qui devrait impliquer une trentaine de sanctuaires du monde entier.

L’initiative les encourage à promouvoir la récitation du chapelet auprès des fidèles, des familles et des communautés. Le pape François ouvrira en personne cette chaîne de prière le 1er mai et la conclura le 31 mai. 

Un thème symboliquement fort

Le verset retenu par le pape François pour ce marathon de prière – « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » – est issu des Actes des apôtres. Ce livre du Nouveau Testament raconte les débuts de la communauté chrétienne après la résurrection du Christ et son ascension au Ciel.

 

L’extrait choisi intervient alors que l’apôtre Pierre vient de se faire arrêter par le roi Hérode Agrippa. Le récit rapporte que tous les membres de la communauté chrétienne se mettent alors à prier pour lui. Et, la nuit précédant sa comparution, Pierre, qui était pourtant enchaîné et surveillé par deux soldats, est délivré par un ange ; preuve, pour l’Église, que la prière peut délivrer les hommes des pires turpitudes.

Le mois de mai est traditionnellement consacré à la Vierge Marie. À cette occasion, l’intercession de la Mère du Christ est souvent demandée en récitant la prière mariale du chapelet.

 

L’an passé, le pape François avait aussi dédié ce mois de prière à la fin de la pandémie. Le 30 mai 2020, il avait dirigé la prière du chapelet devant la reproduction de la grotte de Lourdes des jardins du Vatican, en communion avec de nombreux sanctuaires mariaux du monde entier.

 
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 08:44
Comment être miséricordieux au quotidien ?
FATHER AND SON,

Oksana Polakova | Shutterstock

La fête de la Miséricorde, ce dimanche 11 avril, est l’occasion de faire l’expérience de l’inépuisable tendresse de Dieu.

Le Dimanche de la miséricorde divine nous invite à découvrir plus profondément combien le Seigneur, « Dieu de tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » (Ex 34, 6), est saisi de compassion devant la misère de l’homme pécheur. Il ne repousse pas celui qui crie vers Lui et ne demande qu’une chose : que nous ayons la simplicité et l’audace – celle des petits enfants – de nous jeter dans ses bras, de recourir inlassablement à son amour. Plus nous percevons à quel point le Seigneur veut combler tout homme de sa miséricorde, plus nous nous sentons appelés à en être témoins.

Nous ne pouvons pas accueillir la miséricorde, sans être miséricordieux

Le plus terrible, ce n’est pas de pécher, mais de douter de la miséricorde : pour s’en convaincre, il suffit de comparer le désespoir de Judas et les larmes de Pierre après que l’un et l’autre ont trahi Jésus. L’un s’est pendu, l’autre s’est laissé réconcilier avec son Seigneur et est devenu le grand saint que l’on sait.

Nous ne pouvons pas accueillir la miséricorde, sans être miséricordieux à notre tour. « Pardonne-nous comme nous pardonnons », disons-nous dans le Notre Père. « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36), insiste Jésus, qui raconte pour mieux se faire comprendre encore, la parabole du débiteur impitoyable (Mt 18, 23-35) ; ce débiteur au cœur dur, que nous sommes tous, lorsque nous refusons de pardonner à nos frères alors que Dieu nous pardonne.

 
La miséricorde est tendresse fidèle, une compassion

La miséricorde nous désarme. Au lieu de faire surgir en nous le jugement qui condamne, au lieu de mettre sur nos lèvres la parole qui enferme, elle ouvre nos cœurs à la misère de nos frères. « On ne donne Dieu que par rayonnement », disait Marthe Robin. On n’annonce la miséricorde qu’en la vivant, chaque jour, là où nous sommes.

La miséricorde n’est pas seulement le pardon. Il s’agit d’une tendresse fidèle, d’une compassion qui saisit la personne au plus profond de son être. Et ce, devant toute sorte de misère : celle du péché, bien sûr, mais aussi la faim, la soif, l’isolement, le désespoir, la privation de liberté, la douleur physique, la déchéance sociale. En somme, ce qu’énumère Jésus quand Il parle du jugement dernier : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais prisonnier, malade, étranger… » (Mt 25, 31-46) « Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 2447)

 

La miséricorde n’est pas seulement le pardon. Il s’agit d’une tendresse fidèle, d’une compassion qui saisit la personne au plus profond de son être. Et ce, devant toute sorte de misère : celle du péché, bien sûr, mais aussi la faim, la soif, l’isolement, le désespoir, la privation de liberté, la douleur physique, la déchéance sociale. En somme, ce qu’énumère Jésus quand Il parle du jugement dernier : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais prisonnier, malade, étranger… » (Mt 25, 31-46) « Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 2447)

On ne vit la miséricorde qu’en rejoignant l’autre dans sa misère

Les œuvres de miséricorde ne sont pas de « bonnes œuvres », au sens étriqué du terme. La tentation nous guette tous, de venir en aide à notre prochain du haut de notre vertu, de notre dévouement, de notre situation sociale, de nos moyens matériels. Mais alors, il ne s’agit pas de miséricorde ; car on ne vit la miséricorde qu’en rejoignant l’autre dans sa misère, ce qui passe, pour chacun de nous, par l’acceptation de notre propre misère. Ce n’est qu’en consentant à me reconnaître pauvre et pécheur devant Dieu, en me tenant devant Lui comme un pauvre, que je peux recevoir de Lui l’amour de miséricorde dont je pourrai, à mon tour, aimer mes frères. Il ne s’agit pas de faire du « paupérisme spirituel » en reniant mes capacités et mes richesses : il s’agit d’avoir bien conscience que je n’ai rien mérité, que tout m’a été donné gratuitement, et que je suis, fondamentalement, un « petit » qui doit tout à son Père.

Notre autorité sera d’autant plus grande auprès de nos enfants qu’elle ne s’appuiera pas sur nos forces, mais sur le Seigneur.

Cela se traduit, en particulier, dans toutes les tâches éducatives. La miséricorde est comme la tonalité de l’éducation chrétienne. Cette miséricorde qui nous rend patients, disponibles pour écouter et consoler, capables d’expliquer cinquante fois la même chose et de répéter indéfiniment les mêmes tâches, qui ouvre notre cœur et nos bras pour accueillir l’enfant prodigue et qui pardonne « soixante-dix fois sept fois ». Cette miséricorde qui nous fait, d’abord, nous recevoir de Dieu tels que nous sommes, sans nous irriter de nos propres limites. Notre autorité sera d’autant plus grande auprès de nos enfants qu’elle ne s’appuiera pas sur nos forces, mais sur le Seigneur. Et nous serons d’autant plus patients avec eux que nous nous en remettrons constamment, avec toutes nos faiblesses et nos erreurs, à son infinie miséricorde.

Christine Ponsard

Les douze messages de Jésus sur la miséricorde divine transmis à sainte Faustine
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