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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 22:19

 


 

3ème ou 4ème vie pour ces carcasses de voitures qui forment un enclos de jardin

 

Quincaillerie ambulante

 

sans commentaire !

 

Fin Octobre, comme tous les ans, c’est la fin de « l’hivernage », c’est à dire de « la saison des pluies ». Chacun regarde les chants de mil, maïs… avec joie ou anxiété.. car les pluies ont été inégalement abondantes. Dans beaucoup de régions, il faudrait encore une ou 2 bonnes pluies….qui ne viennent pas ! Ce n’est pas encore la catastrophe, mais c’est inquiètant pour certains. … Et on s’en va vers l’hiver (novembre à février) où il « fait froid »… parfois 15 degrés le matin (alors là, ça craint !)… et 25- 30 à midi…et pas de pluie : c’st le temps où il fait bon visiter le Mali ! Les touristes vont-ils revenir en masse ? Espérons-le, car pour « l’industrie du tourisme », c’est la cata depuis 2-3 ans !
A la fin de l'hivernage les fleuves Niger et Bani sont au plus haut
Mais les catastrophes sont aussi ailleurs. Elles sont en méditerrannée avec toutes ces noyades auxportes de l’Europe tant espérée. Deux articles ci-dessous, vous donneront l’impact produit ici en Afrique, et la position et l’appel du président des Maliens.
Tous ces sacs vont partir en pirogue  (comptez combien il y en a!)
CATASTROPHE SUR LE NIGER
Nous avons vécu aussi une catastrophe dasn la nuit du 11 au 12 octobre. Une pirogue surchargée (comme beaucoup) a quitté Mopti. On l’a même regardée partir juste en dessous de nos fenêtres, (on l’a même prise en photo –ci-dessous),
la dite "pirogue à étages"
car on a cru qu’elle partait à 14 h … elle avait décollé du rivage….et à 15 h … elle changeait encore personnes et bagages !!! Beaucoup étaient des « réfugiés du Nord » comme on dit ici, et qui avaient le choix de renter chez eux, à Tombouctou, Gao ou environs pour y fêter la Tabasky et reprendre leurs activités. Entre 400 et 500 personnes avec 50-60 tonnes de bagages (riz, fûts d’essence, mobilier etc…). En partant vers 15h, elle s’est arrêtée encore 2- fois pour charger des personnes, puis elle est passée aux postes de contrôle…. « y a pas d’problèm’ »… et  à 50 kms de Mopti, elle a coulé dans la nuit. Plus de 70 morts ou disparus ! Des voix s’élèvent  pour des contrôles plus stricts… c’est sûrement important.
APRES LA CATASTROPHE DE LAMPEDUSA (du 3 octobre)
Après le naufrage du navire, au large des côtes de l’île italienne de Lampedusa, dans la nuit de mercredi à jeudi et qui a sans doute coûté la vie à 300 migrants, pour la plupart Erythréens et Somaliens. Le navire, parti de Libye, transportait 450 à 500 migrants. Seuls 151 ont été sauvés. C’est l’une des catastrophes les plus meurtrières qu’ait connue l’île, habituée à ce genre de tragédie. Un drame qui provoque une grande émotion en Afrique. « On n'a plus de place ni pour les vivants ni pour les morts ». Ces mots désespérés sont ceux de la Maire de Lampedusa, Giusi Nicolini. C'est l'une des catastrophes les plus meurtrières qu'ait connue l'île habituée à ce genre de tragédie. L'Italie observe ce vendredi un deuil national.
Au Mali, comme dans toute l'Afrique, ce nouveau drame choque, notamment tous ceux qui tentent de convaincre les candidats au départ de ne pas quitter le continent, de ne pas prendre des risques inconsidérés. Joint par RFI, Mamadou Diakité est à Bamako et il travaille pour différentes ONG sur ces questions migratoires. Il dénonce l'indifférence autant de l'Europe que des dirigeants africains.
« Nous sommes choqués. Encore des centaines de morts. C’est vraiment terrible. C’est la tristesse et puis surtout, l’indifférence totale de part et d’autre. Je ne crois pas que l’Europe ouvrira ses frontières. Indifférence également de la part des dirigeants africains qui continuent de ne pas s’occuper de ce problème. Des jeunes Africains continuent de mourir. Parce qu’ils n’ont rien à faire ; pas de travail ; pas de perspectives, la seule solution qui se présente à eux, c’est de partir », a déclaré à RFI, Mamadou Diakité.
Le drame de ce naufrage de migrants clandestins au large de Lampedusa - bien que d'une grande ampleur - est loin d'être un cas isolé. De nombreux bateaux ne terminent pas leur traversée entre l’Afrique du Nord et l’Europe. Ce phénomène touche aussi des embarcations tunisiennes. Depuis la révolution, les départs illégaux se sont multipliés. 30 000 Tunisiens ont pris clandestinement la direction de Lampedusa, située à 140 km. Le jour du naufrage meurtrier, jeudi, deux autres embarcations de fortune sont parties de Zarzi, en Tunisie, et arrivées – elles – à bon port, assure le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Selon le directeur du FTDES, Alaa Talbi, joint par RFI, « Ni la mort ni le nombre de naufrages ne peuvent empêcher les jeunes d’essayer d’atteindre leur rêve, en Europe. Ils n’ont aucun espoir en un changement réel dans leur pays », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « Il ne faut pas voir cette problématique uniquement d’un point de vue sécuritaire. Pour moi, les autres alternatives sont d’ordre économique et social », a-t-il conclu. Selon le FTDES, les chômeurs ne représentent que 22% de ces migrants. La plupart sont soit étudiants soit diplômés.
Au Sénégal, la correspondante de RFI s’est rendue à Thiaroye-sur-Mer, un village de pêcheurs, aux portes de Dakar. A Thiaroye, près de la moitié de la population a tenté le voyage vers l’Europe. Si certains ont pu passer, d’autres sont morts. RFI a recueilli le témoignage d’Abdoulaye, un instituteur. « Il faut toujours essayer de fixer les jeunes chez eux parce que tant qu’ils n’ont pas d’avenir - ici, chez eux - ils vont toujours essayer de repartir, même s’ils risquent de mourir en mer. »
Des moutons prêts à être embarqués, d'autres sont soigneusement lavés avant la fête de la Tabasky. Ce jour là, quand le mouton est immolé, on fait trois parts: 1 pour la famille, 1 pour les amis et les voisins, 1 pour les pauvres et les nécessiteux.

INTERVENTION DE I.B.K.  président de la République du Mali

« Si les événements récents au large de Lampedusa sont d’une horreur particulière et inadmissible, c’est, chaque année, un millier de jeunes africains, dans la force de l’âge, qui terminent leur rêve d’Eldorado dans la Méditerranée, dans la Mer Rouge ou dans le Sahara.  En un mot, dans ces espaces qui étaient, hier, des carrefours où des cultures et des races se sont métissées, mais où, aujourd’hui hélas, se sont dressés des murs à la place des ponts qu’empruntèrent jadis Avicenne pour travailler le matin en Espagne et dormir le soir en Egypte.
Peu importe la nationalité de ces jeunes : les corps filmés le long des quais de Lampedusa sont ceux de l’homme, de tout homme, de tout l’Homme. C’est pourquoi la tragédie a provoqué chez toutes les bonnes consciences la même indignation, à l’image des mots et des gestes du Souverain Pontife, le Pape François, qui instruit courageusement le procès de l’égoïsme sur une planète qui n’a jamais été aussi riche.

Le temps est venu de la réflexion et de l’action profonde, pour résoudre définitivement l’équation de l’émigration, en passe de devenir une des plus grandes crises de notre civilisation. A la tête de nos Etats, Nous dirigeants africains, sommes particulièrement interpellés, et le seul choix qui nous reste est d’accélérer l’histoire de l’Afrique, ce continent ayant toutes les potentialités pour mettre fin à l’assistanat.

Elle peut redevenir la terre de rayonnement et d’opportunités qu’elle a été, à condition que toutes ses ressources soient utilisées à bon escient, toutes ses chances immédiatement exploitées, la corruption vaincue et sa vibrante jeunesse mise au travail. Toutefois l’Afrique, seule, ne peut s’en sortir. Elle a besoin de solidarité. Pas de solidarité apparente, concédée par acquit de conscience. Mais de solidarité substantielle, voire impérative à la dimension des défis que l’Afrique doit surmonter pour ne plus être le problème des autres, mais leur solution.


 
  
Une telle solidarité ne sera pas un don. Elle sera plutôt un placement, une assurance, l’Afrique étant la puissance démographique des années à venir. Il n’y aura aucun havre de paix, aucune niche d’opulence préservée tant qu’elle restera dans la spirale de la pauvreté et de la précarité, et tant que les termes de l’échange ne seront pas impérativement revus et corrigés.

Dans cette optique, je voudrais en appeler à un Sommet international sur l’émigration, pour un dialogue inclusif entre les pays de départ et les pays d’accueil, et pour que les responsabilités désormais assumées permettent de conjurer de nouvelles tragédies liées à l’émigration.  Le Mali en serait avec toutes les bonnes volontés du monde, y compris et en tête le Souverain pontife, l’Union Africaine, les pays de la Méditerranée et l’Europe. »


Bamako, le 11 octobre 2013      Ibrahim Boubacar KEITA     Président de la république  Source: Malijet

 



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Envoyé par Bernard ROBERT- KULUBALY dans kanaga85 le 10/20/2013 10:18:00 AM

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