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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 22:04
© AP/SIPA
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C'est l'un des chanoines de l'abbaye de Lagrasse (Aude) qui a accompagné les derniers instants du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame à l'hôpital de Carcassonne dans la nuit du 23 au 24 mars. Le père Jean-Baptiste connaissait le gendarme depuis plusieurs mois et le préparait au mariage. Dans un communiqué de l'abbaye que nous reproduisons ici, il témoigne.

« C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a fait à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu'« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort. Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne. »

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:43

A la lumière de l’Evangile qui inspire son Enseignement social, l’Eglise catholique veut éclairer les consciences en donnant des éléments pour le discernement.
Ainsi, n’appelle-t-elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat mais, en rappelant les enjeux de l’élection, elle souhaite donner à chacun des éléments pour son discernement propre. (…)
Quels fondamentaux pour aider au discernement ?
Dépositaire du message de l’Evangile qui inspire l’Enseignement Social, l’Eglise catholique en rappelle certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en oeuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité.
Un an avant le scrutin présidentiel, en juin 2016, dans une déclaration, le Conseil permanent avait souligné 7 points, autant de critères, dans le cadre de cette élection, pour exercer un discernement. Pour que notre démocratie ne se transforme pas en société de violence, il faut favoriser un véritable débat national sans posture, petite phrase, ni ambition personnelle; un débat favorisé par un rôle ajusté des médias, qui n’amène pas à l’hystérisation ; un débat dans lequel le fait religieux a une place et les religions ont un rôle.
Quelle société voulons-nous construire ? A quel projet de société pouvons-nous aspirer ? Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique. La dignité
de notre société se reconnait au respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle.
C’est par un véritable pacte éducatif que les familles et l’école se rapprocheront alors qu’un climat de concurrence ou de méfiance ne peut que les éloigner. Et c’est en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale.
Une société vivante repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en oeuvre de moyens de solidarité efficaces. L’État doit intégrer la solidarité dans la construction du projet de société et mettre en oeuvre concrètement sa préoccupation des plus pauvres, des personnes âgées, des personnes handicapées, des chômeurs.
Négliger les plus fragiles revient à diviser la société. L’Etat doit donc gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale.
Concernant les migrants, l’accroissement du phénomène migratoire, dû à de nombreux facteurs, est un constat, pas un combat. Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays. La solidarité doit aussi s’exercer au niveau européen : l’Europe doit s’engager cou-
rageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en oeuvre de véritables pro-grammes de soutien dans les pays d’origine des migrations.
C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. Et cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Enfin, il faut définir et entrer dans une véritable pratique de la subsidiarité où chaque niveau (Etats, Europe) exerce les responsabilités qui lui incombent.
Enfin, ainsi que l’a rappelé le Pape François dans son encyclique Laudato Si (mai 2015) ainsi que les états participants à la Cop 21 à Paris (décembre 2015), nous avons une responsabilité commune envers l’humanité et les générations à venir sur le plan écologique. La sagesse nous invite à revoir urgemment nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.
Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous invitent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun.
Mgr Olivier RIBADEAU DUMAS,

Secrétaire général et Porte-parole de la Conférence des Evêques de France.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 21:33

Bonjour à vous,

Alliance 47 "Jusqu'au bout accompagner la vie" vous invite à une réflexion partage

le jeudi 3 novembre à 19H au Grand Café Foy (salle du 1er étage).

70% des personnes désirent mourir chez eux "à la maison" et 30% à l’hôpital.

C'est actuellement l'inverse seulement 30% des personnes meurent à domicile.

Comment respecter au mieux le désir de chacun c'est ce que Alliance 47 vous propose de débattre ce jeudi 3 novembre.

Nous aurons avec nous le Docteur Sylvie Schoonberg responsable de l'unité mobile de soins de support et d'accompagnement et Géraud Lesoin infirmier de la même unité qui interviennent aussi bien au sein de l’hôpital que à domicile.

Entrée libre

Veuillez faire suivre cet émail aux personnes de votre entourage qui pourrait être intéressées par ce sujet

A bientôt alors

Catherine Renard

Présidente Alliance 47

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 17:45
refus de la misère (journée mondiale du)

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:18
Mirants &réfugiés nous interpellent

Migrants et réfugiés nous interpellent. La réponse de L’évangile de la miséricorde.

Cette journée s’inscrit dans l’Année sainte de la miséricorde proclamée par le Pape François au cours de laquelle chaque chrétien est invité à se laisser embrasser par la miséricorde de Dieu en se montrant avec les autres aussi miséricordieux que le Père l’est avec lui. L’Évangile de la miséricorde secoue aujourd’hui les consciences, empêche que l’on s’habitue à la souffrance de l’autre et indique des chemins de réponse. [...] A la racine de l’Évangile de la miséricorde, la rencontre et l’accueil de l’autre se relient à la rencontre et à l’accueil de Dieu : accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu en personne ! (Extrait de la lettre du pape). La journée se veut plus marquante que d'habitude cette année en raison de l’actualité.

PRIÈRE pour la 102e Journée mondiale du migrant et du réfugié

Seigneur,

Tu es plein de miséricorde pour toute personne,

de toute culture et de toute nation.

Chaque personne est ton enfant bien-aimé.

Dans ta miséricorde

Tu ne vois pas d’abord nos limites, nos difficultés, nos refus.

Mais tu crois en notre capacité d’aimer,

et de nous découvrir frères et sœurs.

Tu crois en notre capacité

de vivre ensemble, dignement,

dans la paix, la justice et la fraternité.

Façonne-nous par ta miséricorde et ta tendresse.

Aide-nous à dépasser nos peurs,

et nos refus de nous ouvrir à l’autre.

Apprends-nous à nous laisser toucher par la vie de nos frères et sœurs.

Ouvre nos cœurs pour aimer.

Ouvre nos mains pour construire des ponts, et non pas des murs.

Ouvre notre intelligence pour inventer le monde de demain :

un monde où chacun trouvera sa place,

un toit, du pain, un travail,

un geste de fraternité à partager,

un mot d’espérance à échanger

en reflet de TOI qui es amour et miséricorde !

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 01:06

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 09:29
Le pape provoque un débat sur l'économie

Nous vous proposons cet article du journal "La Croix"

Il s'agit d'un échange/débat sur les positions économiques de notre pape entre Gaël Giraud (Prêtre jésuite et économiste) et Geoffroy Roux de Bézieux (Responsable au MEDEF et chrétien)

Leur dialogue peut nous éclairer sur les orientations souhaitables au niveau économique et démocratique: orientations que nous pourrions défendre en tant que citoyens et chrétiens.

G.R.

Voir la video

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 22:23

soirée débat le mardi 26 mai 2015 au centre Jean XXIII à 20 h

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:37

Droits des patients en fin de vie: mardi 12 mai 2015, 18h30 Centre Hospitalier d'Agen.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 20:43

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