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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 09:39
Invitation à faire le Chemin de Croix pour le Vendredi Saint avec Laudato Si

Mis à jour le 29.03.2021

Et si nous profitions de ce temps spirituel que nous offre le Chemin de Croix, pour nous recueillir sur le monde qui nous entoure ? Nous vous proposons un parcours méditatif qui reprend des extraits de l’encyclique du Pape Francois Laudato Si, dédiée à la sauvegarde de la Création et de notre maison commune

 

Si le chemin de croix du Christ est un chemin de souffrance, il est aussi porteur d’espérance. Dans notre monde agité, où l’humanité et la planète souffrent, de la faim, de la pollution, de la guerre, de l’égoïsme et l’indifférence, le CCFD-Terre Solidaire vous invite à porter collectivement notre croix.

Ayons l’audace de changer nos modes de vie et notre mode de développement, à la suite du Christ, fortifiés par l’Évangile, sous l’inspiration de l’encyclique Laudato Si, qui appellent chacun et chacune d’entre nous à prendre soin de la maison commune et des plus pauvres.

© Sébastien Mauras / CCFD-Terre Solidaire
Introduction

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. »

Jésus, lorsqu’il lit ce texte d’Isaïe, nous dit que cette Parole s’accomplit en sa personne. L’Esprit Saint, à l’œuvre dans toute sa vie, anime aussi Jésus pendant sa Passion. Demandons nous aussi, pour nous-mêmes, cet Esprit Saint ; afin qu’il nous aide à entrer dans cette prière. Que cet Esprit soit aussi sur nous pour que nous soyons en communion avec Jésus dans sa Passion.

Cette démarche de revivre la Passion du Christ nous unis à tous ceux et celles qui dans le monde souffrent, mais c’est aussi pour nous une démarche de conversion.

Télécharger le chemin de croix :

Chemin de croix pour le Vendredi Saint 2021 avec Laudato Si

A chaque station, nous vous proposons d’entendre un passage de la Bible. Il pourra être suivi par une méditation à partir d’une lecture d’un passage de l’encyclique Laudato Si et/ou d’un temps de silence.
Vous pouvez poursuivre par un temps de questionnement, de chant ou de prière.

  • 1ère station : Jésus est condamné à mort

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu

« Pilate demanda aux Juifs : « Que vais-je donc faire de Jésus qu’on appelle le Messie ? ». Ils s’écrièrent tous : « Qu’on le crucifie ! – Mais quel mal a-t-il fait ? Qu’on le crucifie ! ». Voyant que cela ne servait à rien, sinon à augmenter le tumulte, Pilate pris de l’eau et se lava les mains : « Je ne suis pas coupable de ce sang versé. C’est votre affaire – Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! ». Alors il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait flagellé, il le remit aux soldats pour qu’on le crucifiât. »

Laudato Si 43. Si nous tenons compte du fait que l’être humain est aussi une créature de ce monde, qui a le droit de vivre et d’être heureux, et qui de plus a une dignité éminente, nous ne pouvons pas ne pas prendre en considération les effets de la dégradation de l’environnement, du modèle actuel de développement et de la culture du déchet, sur la vie des personnes.

Seigneur nous te confions celles et ceux condamnés à tort, victimes d’injustices mais également victimes de l’égoïsme, des silences coupables et de l’aveuglement. Christ, nous te prions pour une conversion de nos cœurs et de nos esprits.

Questionnement : quelles solutions veut-on voir advenir pour lutter contre toutes les injustices, contre la peine de mort ? Contre la destruction de la biodiversité ? Ensemble, avec l’aide de l’Esprit, que proposons-nous ?

  • 2ème station : Jésus est chargé de sa croix

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« Alors Pilate le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et il sorti portant sa croix et vint au lieu dit du Crâne, ce qui se dit en hébreu Golgotha. »

- silence -

Laudato Si 49. Je voudrais faire remarquer que souvent on n’a pas une conscience claire des problèmes qui affectent particulièrement les exclus. Ils sont la majeure partie de la planète, des milliers de millions de personnes.

Aujourd’hui, ils sont présents dans les débats politiques et économiques internationaux, mais il semble souvent que leurs problèmes se posent comme un appendice, comme une question qui s’ajoute presque par obligation ou de manière marginale, quand on ne les considère pas comme un pur dommage collatéral. […]

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres.

Chant :
Dans ton amour pitié pour moi

1- Dans ton amour pitié pour moi,
Je suis un homme au cœur blessé
Fais-moi connaître mon péché.
Dieu de ma joie !
Dieu de ma joie !
Dieu plus grand que notre cœur, Kyrie Eléison !
Dieu plus grand que notre cœur, Kyrie Eléison !
2- Dans ton amour tu viens à moi,
Jésus mon frère au sang versé,
Toi seul pourras me pardonner,
Dieu de ma joie (bis).

Questionnement : De notre temps, la croix peut s’apparenter à cette misère que nous laissons croître partout sur la planète. Quelles solutions pouvons-nous mettre en œuvre pour dénoncer et s’attaquer aux racines de cette misère ?

  • 3ème station : Jésus tombe pour la première fois

    Des Lamentations de Jérémie

« Il a fait broyer des graviers à mes dents, il m’a nourri de cendres. Mon âme est exclue de paix, j’ai oublié le bonheur ! J’ai dit : Mon existence est finie, mon espérance qui venait du Seigneur. »

- silence -

Laudato Si 43 […] Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolition, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir. […]

Seigneur nous te confions ces peuples, ces terres et ces mers condamnés par notre système économique à recevoir le poids de nos déchets. Christ, nous te prions pour que nous retrouvions le sens de l’essentiel afin de ne plus consommer le superflu.

Chant :
Viens Esprit de Dieu. Refrain

Viens Esprit de Dieu
Esprit de feu
Viens chasser de nous toute peur
Esprit de Dieu
Esprit de Feu
Viens embraser nos cœurs.
  • 4ème station : Jésus rencontre sa mère

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

« Son père et sa mère étaient dans l’étonnement de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit et dit à sa mère : « Vois, cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en bute à la contradiction – et toi-même, une épée te transpercera l’âme, afin que se révèlent les pensées secrètes d’un grand nombre ». »

- silence -

Laudato Si 241. Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain.

"Nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés"

Totalement transfigurée, elle vit avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme « enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête ». Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre beauté.

Non seulement elle garde dans son cœur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement, mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui prennent soin de notre Terre mère. Christ, avec le soutien de Marie, nous te prions pour les femmes qui donnent et protège la vie.

Chant :
La première en chemin

La première en chemin pour suivre au Golgotha
Le Fils de ton amour que tous ont condamné.
Tu te tiens là debout au plus près de la croix
Pour recueillir la vie de son cœur transpercé.
 
Marche avec nous Marie, sur nos chemins de croix,
ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.
  • 5ème station : Simon aide Jésus à porter sa croix

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

« Pendant qu’ils l’emmenaient, ils mirent la main sur un certain Simon, de Cyrène, qui revenait des champs et ils lui firent porter la croix derrière Jésus. (…) Si quelqu’un veut être mon disciple, avait dit le Seigneur, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive ! Qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui pour moi perd sa vie, la sauvera. »

- silence -

Laudato Si 217 . S’il est vrai que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands », la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. Mais nous devons aussi reconnaître que certains chrétiens, engagés et qui prient, ont l’habitude de se moquer des préoccupations pour l’environnement, avec l’excuse du réalisme et du pragmatisme.

D’autres sont passifs, ils ne se décident pas à changer leurs habitudes et ils deviennent incohérents. Ils ont donc besoin d’une conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure. Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui inlassablement marchent dans tes pas. Christ, nous te prions pour qu’à la suite de Simon de Cyrène l’ensemble des chrétiens se chargent du fardeau de la justice et de la solidarité.

Chant :
Témoins de l’espérance

Nous serons témoins de l’espérance
Dans ce monde qui frémit
Dans le monde d’aujourd’hui
Nous serons lumière, sel et semence
Pour que s’apaisent les cris
Que demain lève la vie.
 
3- Dans ce monde de méfiance
Dans un monde d’intolérance
Quand la vie ne peut survivre qu’en dissidence
Forts de nos différences
De nos voix riches en nuances
Saurons-nous redire à chaque homme confiance ?
  • 6ème station : Véronique essuie la face de Jésus

    De la première lettre de Saint Pierre apôtre

« Dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous afin que lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse. »

- silence -

Laudato Si 222 . La spiritualité chrétienne propose une autre manière de comprendre la qualité de vie, et encourage un style de vie prophétique et contemplatif, capable d’aider à apprécier profondément les choses sans être obsédé par la consommation.

Il est important d’assimiler un vieil enseignement, présent dans diverses traditions religieuses, et aussi dans la Bible. Il s’agit de la conviction que “moins est plus”.

"L’accumulation constante de possibilités de consommer distrait le cœur"

En effet, l’accumulation constante de possibilités de consommer distrait le cœur et empêche d’évaluer chaque chose et chaque moment. En revanche, le fait d’être sereinement présent à chaque réalité, aussi petite soit-elle, nous ouvre beaucoup plus de possibilités de compréhension et d’épanouissement personnel.

La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu. C’est un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour remercier des possibilités que la vie offre, sans nous attacher à ce que nous avons ni nous attrister de ce que nous ne possédons pas. Cela suppose d’éviter la dynamique de la domination et de la simple accumulation de plaisirs.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui dispense joie, amour et paix autour d’eux. Christ, nous te prions pour tous les gestes du quotidien qui soignent et guérissent les blessures.

  • 7ème station : Jésus tombe pour la deuxième fois

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. »

- silence -

Laudato Si 27 . D’autres indicateurs de la situation actuelle concernent l’épuisement des ressources naturelles. Nous sommes bien conscients de l’impossibilité de maintenir le niveau actuel de consommation des pays les plus développés et des secteurs les plus riches des sociétés, où l’habitude de dépenser et de jeter atteint des niveaux inédits. Déjà les limites maximales d’exploitation de la planète ont été dépassées, sans que nous ayons résolu le problème de la pauvreté.

Chant :
Encore combien de temps (Jean Hummenry)

Nous le voulons ce monde
Sans cri et sans haine
Nous le voulons ce monde
Ou ta main dans la mienne
Sauront ensemble dessiner
Des mots d’amour, des mots de paix.
 
1- Encore combien de temps pour que le vent se lève
Qui nous réveillera dans un monde nouveau
Où chacun sera bien, vivant comme dans ce rêve
Que je fais bien souvent, où l’on est tous égaux.
  • 8ème station : Jésus s’adresse aux filles de Jérusalem

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

« Le peuple en grande foule le suivait ainsi, que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-même et sur vos enfants ! » »

- silence -

Laudato Si 205 . Cependant, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer, au-delà de tous les conditionnements mentaux et sociaux qu’on leur impose. Ils sont capables de se regarder eux-mêmes avec honnêteté, de révéler au grand jour leur propre dégoût et d’initier de nouveaux chemins vers la vraie liberté.

Il n’y a pas de systèmes qui annulent complètement l’ouverture au bien, à la vérité et à la beauté, ni la capacité de réaction que Dieu continue d’encourager du plus profond des cœurs humains. Je demande à chaque personne de ce monde de ne pas oublier sa dignité que nul n’a le droit de lui enlever.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui reconnaissent leurs fautes pour mieux les corriger et les dépasser. Christ, nous te prions pour que par ton amour tu fasses de nous des femmes et des hommes libres et debout.

  • 9ème station : Jésus tombe pour la troisième fois

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu

« Veillez et priez, pour ne pas succomber à la tentation. L’esprit est plein d’ardeur mais la chair est faible. Père, si je ne puis pas éviter de boire ce calice, que ta volonté soit faite ! »

- silence -

Laudato Si 53. Ces situations provoquent les gémissements de sœur terre, qui se joignent au gémissement des abandonnés du monde, dans une clameur exigeant de nous une autre direction. Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles. Mais nous sommes appelés à être les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude.

"Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles"

Le problème est que nous n’avons pas encore la culture nécessaire pour faire face à cette crise ; et il faut construire des leaderships qui tracent des chemins, en cherchant à répondre aux besoins des générations actuelles comme en incluant tout le monde, sans nuire aux générations futures. Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes, avant que les nouvelles formes de pouvoir dérivées du paradigme techno-économique ne finissent par raser non seulement la politique mais aussi la liberté et la justice.

Seigneur nous te confions celles et ceux qui inventent de nouvelles formes de gouvernance communes et partagées. Christ, nous te prions pour que l’entente et l’amour règnent entre les différentes générations dans le respect partagé de chacune et chacun.

Chant :
Encore combien de temps (Jean Hummenry)

Nous le voulons ce monde
Sans cri et sans haine
Nous le voulons ce monde
Ou ta main dans la mienne
Sauront ensemble dessiner
Des mots d’amour, des mots de paix.
 
2- Encore combien de temps pour que la nuit s’efface
Enfin et pour toujours de nos yeux éblouis
Par un soleil tout neuf éclairant toutes races
D’un seul et grand rayon qu’on appelle la Vie.
  • 10ème station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« La tunique était sans couture tissée d’un seul tenant depuis le haut. Les soldats se dirent l’un à l’autre : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour qui elle sera ». Pour que l’Écriture soit accomplie : « Ils se sont partagés mes habits et mon vêtement, ils l’ont tiré au sort ». »

- silence -

Laudato Si 93 . Aujourd’hui croyants et non croyants, nous sommes d’accord sur le fait que la terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous. Pour les croyants cela devient une question de fidélité au Créateur, puisque Dieu a créé le monde pour tous.

Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. Le principe de subordination de la propriété privée à la destination universelle des biens et, par conséquent, le droit universel à leur usage, est une “règle d’or” du comportement social, et « le premier principe de tout l’ordre éthico-social ».

Seigneur nous te confions celles et ceux qui quotidiennement luttent pour la protection de l’environnement, notre bien commun. Christ, nous te prions pour que nous puissions redécouvrir le sens et la joie du partage entre toutes et tous.

  • 11ème station : Jésus est attaché à la croix

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

« Lorsqu’on fut arrivé au lieu dit « le Crâne » ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font ». Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient, ils lui disaient : « Si tu es le Roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le Roi des juifs ». »

- silence -

Laudato Si 161 . Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie. Nous pourrions laisser trop de décombres, de déserts et de saletés aux prochaines générations. Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l’environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel, parce qu’il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes, comme, de fait, cela arrive déjà périodiquement dans diverses régions.

L’atténuation des effets de l’actuel déséquilibre dépend de ce que nous ferons dans l’immédiat, surtout si nous pensons à la responsabilité que ceux qui devront supporter les pires conséquences nous attribueront.

Questionnement : S’il revient au Christ de nous sauver et que c’est par le ressourcement de la Parole et par la prière que nous pouvons trouver la force d’agir, que sommes-nous prêts à faire ici et maintenant pour sauver la planète et l’humanité afin de rendre gloire à Dieu ?

  • 12ème station : Jésus meurt sur la croix

    De l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Marc

« Quant arriva l’heure de midi, il y eu des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et, à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Elôï, Elôï, lama sabactani ? » ce qui veux dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : « Voilà qu’il appelle le prophète ! » L’un deux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Elie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. »

- silence -

Laudato Si 71. Même si « la méchanceté de l’homme était grande sur la terre » et que Dieu « se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre », il a cependant décidé d’ouvrir un chemin de salut à travers Noé qui était resté intègre et juste. Ainsi, il a donné à l’humanité la possibilité d’un nouveau commencement. Il suffit d’un être humain bon pour qu’il y ait de l’espérance ! […]

"Il a donné à l’humanité la possibilité d’un nouveau commencement"

Le septième jour, Dieu se reposa de toutes ses œuvres. Il ordonna à Israël que chaque septième jour soit un jour de repos, un Sabbat. Par ailleurs, une année sabbatique fut également instituée pour Israël et sa terre, tous les sept ans, pendant laquelle un repos complet était accordé à la terre ; on ne semait pas, on moissonnait seulement ce qui était indispensable pour subsister et offrir l’hospitalité. Enfin, passées sept semaines d’années, c’est-à-dire quarante-neuf ans, le Jubilé était célébré, année de pardon universel et d’« affranchissement de tous les habitants ».

Le développement de cette législation a cherché à assurer l’équilibre et l’équité dans les relations de l’être humain avec ses semblables et avec la terre où il vivait et travaillait. Mais en même temps c’était une reconnaissance que le don de la terre, avec ses fruits, appartient à tout le peuple.

Ceux qui cultivaient et gardaient le territoire devaient en partager les fruits, spécialement avec les pauvres, les veuves, les orphelins et les étrangers : « Lorsque vous récolterez la moisson de votre pays, vous ne moissonnerez pas jusqu’à l’extrême bout du champ. Tu ne glaneras pas ta moisson, tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger ».

Chant :
Seigneur prend pitié de nous (FRAT)
(L. Grzybowski)

Seigneur, prends pitié de nous,
Seigneur, prends pitié de nous (bis)
 
O Christ prends pitié de nous,
O Christ prends pitié de nous. (bis)
 
Seigneur, prends pitié de nous
Seigneur, prends pitié de nous (bis).
  • 13ème station : Jésus est déposé de la croix et remis à sa mère

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« Comme c’était la Préparation, les juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisent les jambes du premier puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté. Et il sortit du sang et de l’eau. »

- silence -

Laudato Si 243. A la fin, nous nous trouverons face à face avec la beauté infinie de Dieu et nous pourrons lire, avec une heureuse admiration, le mystère de l’univers qui participera avec nous à la plénitude sans fin. Oui, nous voyageons vers le sabbat de l’éternité, vers la nouvelle Jérusalem, vers la maison commune du ciel. Jésus nous dit : « Voici, je fais l’univers nouveau ». La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature, transformée d’une manière lumineuse, occupera sa place et aura quelque chose à apporter aux pauvres définitivement libérés.

244. Entre-temps, nous nous unissons pour prendre en charge cette maison qui nous a été confiée, en sachant que tout ce qui est bon en elle sera assumé dans la fête céleste. Ensemble, avec toutes les créatures, nous marchons sur cette terre en cherchant Dieu, parce que « si le monde a un principe et a été créé, il cherche celui qui l’a créé, il cherche celui qui lui a donné un commencement, celui qui est son Créateur ». Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance.

Chant :
Homme au milieu des hommes

1- Tu sais de quoi nous sommes pétris,
Tu te souviens que nous sommes poussière.
 
Jésus, homme au milieu des hommes,
Prends pitié de tout homme pécheur (ter)
 
2- Tu n’agis pas selon nos péchés,
Ne nous rends pas en pesant nos offenses,
 
3- Et comme est loin couchant du levant,
Tu mets au loin le fardeau de nos fautes.
  • 14ème station : Jésus est mis dans le sépulcre

    De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

« Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathie, qui était un disciple de Jésus, mais en secret à cause des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint, lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prient le corps de Jésus et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. »

- silence -

Laudato Si. Beaucoup de choses doivent être réorientées, mais avant tout l’humanité a besoin de changer. La conscience d’une origine commune, d’une appartenance mutuelle et d’un avenir partagé par tous, est nécessaire. Cette conscience fondamentale permettrait le développement de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie. Ainsi un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération, est mis en évidence.

Seigneur nous te confions toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui travaillent au changement radical et nécessaire de notre société. Christ, nous te prions pour que nous ne perdions jamais l’Espérance, envoie sur nous ton Amour pour que nous le fassions rayonner.<fintextbleu1>

Chant :
Contre vent et marée (Dominique Rigaldo)

Contre vents et marées, oser prendre le large,
Oser tourner la page, vivre est à inventer contre vents et marées,
Se frotter aux orages, la vie comme un voyage où risquer c’est aimer.
 
1. Même si le ciel est triste,
Qu’t’es seul sur la piste
Ou l’dernier d’la liste
Même si t’attends toujours
Que ce soit ton tour,
Si tu cries "Au s’cours !"
N’oublie pas
On est tous ensemble
Sur le même raffiot,
N’oublie pas
C’est le même vent
Qui secoue ce bateau
Le vent de la vie
Le vent de l’Esprit.
Alors viens changer le paysage !
Viens repousser les nuages
De tes yeux peut naître le ciel bleu
 
2. Pour ceux qui sont sans voix
Qui n’existent pas
Dont on ne veut pas
Pour ceux qui sont bannis
Chassés dans la nuit
Qui n’ont que leur cri
N’oublie pas
On est tous ensemble
Sur le même raffiot,
N’oublie pas
C’est le même vent
Qui secoue ce bateau
Le vent de la vie
Le vent de l’Esprit.
Alors viens dessiner un autre âge !
Viens effacer les naufrages !
De ton rire peut naître l’avenir.
Prière finale (Jean Debruynne)
Le mot « passion » est tiraillé dans tous les sens.
Passion ou passage. Passion, passionnée ou passionnante.
Passion passive. Passion qui pâtit de la souffrance et de la mort.
Jésus prend en main sa propre passion.
La passion de Jésus est celle de la liberté.
Il n’y a pas de mort sans passion.
Dès l’arrestation, c’est Jésus qui se livre.
« Qui cherchez-vous ? »
Ils répondent : « Jésus le Nazaréen. »
Alors il se désigne lui-même à la mort : « C’est moi ! »
Chez Anne, le grand prêtre, c’est Jésus qui prend l’initiative.
Interrogé, il interroge : « pourquoi me questionnes-tu ? »
Ce qui vaudra à Jésus d’être giflé : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ; mais si j’ai bien parlé pourquoi me frappes-tu ? »
Toute la dignité de l’homme.
« Es-tu le roi des Juifs ? » demande Pilate.
« C’est toi qui dis que je suis roi » répond Jésus.
Alors c’est Pilate qui se livre à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » demande-t-il.
Et puis c’est le silence. Énorme silence. Terrible silence qui en dit tellement plus que les mots.
Jésus porte lui-même sa croix.
Jésus choisit sa mort.
Jusqu’au bout, Jésus garde la maîtrise de l’événement.
C’est lui qui commande à sa mort.
A Marie : « Femme, voici ton fils… »
A Jean : « Voici ta mère… »
Et pour accomplir jusqu’au bout l’Écriture : « J’ai soif ! »
Et encore : « Tout est accompli ! »
Il incline la tête et il rend l’esprit.
Il rend l’esprit comme on rend à quelqu’un sa liberté.
Jésus en passion, c’est Jésus en actes.
Temps personnel

A la suite de ce chemin de croix, nous proposons de prendre un temps de réflexion et de silence.

Un temps pour soi, un temps avec Dieu, du temps gratuit entièrement offert.

Du temps pour écrire ce que je ressens en ce moment, ce qui me tient à cœur.

Un temps pour rencontrer un prêtre et vivre le sacrement de la réconciliation.

Du temps pour écrire une lettre de réconciliation à une personne (quelqu’un de sa famille, un.e ami.e, … avec qui on s’est fâché).

Une lettre pour demander ou faire la paix. Une fois écrite, cette lettre peut être envoyée ou gardée, la démarche reste libre.

Du temps pour réfléchir aux solutions à sa portée de main pour rendre ce monde plus beau et meilleur.

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 22:41

 

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 22:35

Lettre apostolique «Patris Corde» du pape François (suite)

 

2. Père dans la tendresse

Joseph a vu Jésus grandir jour après jour « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Lc 2, 52). Tout comme le Seigneur avait fait avec Israël, « il lui a appris à marcher, en le tenant par la main : il était pour lui comme un père qui soulève un nourrisson tout contre sa joue, il se penchait vers lui pour lui donner à manger » (cf. Os 11, 3-4).

Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu : « Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint » (Ps 103, 13).

Joseph aura sûrement entendu retentir dans la synagogue, durant la prière des Psaumes, que le Dieu d’Israël est un Dieu de tendresse, qu’il est bon envers tous et que « sa tendresse est pour toutes ses œuvres » (Ps 145, 9).

L’histoire du salut s’accomplit en « espérant contre toute espérance » (Rm 4, 18), à travers nos faiblesses. Nous pensons trop souvent que Dieu ne s’appuie que sur notre côté bon et gagnant, alors qu’en réalité la plus grande partie de ses desseins se réalise à travers et en dépit de notre faiblesse. C’est ce qui fait dire à saint Paul : « Pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a  éclaré: Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12, 7-9).

Si telle est la perspective de l’économie du salut, alors nous devons apprendre à accueillir notre faiblesse avec une profonde tendresse. Le Malin nous pousse à regarder notre fragilité avec un jugement négatif. Au contraire, l’Esprit la met en lumière avec tendresse. La tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Le fait de montrer du doigt et le jugement que nous utilisons à l’encontre des autres sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse, notre propre fragilité.

Seule la tendresse nous sauvera de l’œuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10). C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation, en faisant une expérience de vérité et de tendresse. Paradoxalement, le Malin aussi peut nous dire la vérité. Mais s’il le fait, c’est pour nous condamner. Nous savons cependant que la Vérité qui vient de Dieu ne nous condamne pas, mais qu’elle nous accueille, nous embrasse, nous soutient, nous pardonne.

La Vérité se présente toujours à nous comme le Père miséricordieux de la parabole (cf. Lc 15, 11-32) : elle vient à notre rencontre, nous redonne la dignité, nous remet debout, fait la fête pour nous parce que « mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (v. 24).

La volonté de Dieu, son histoire, son projet, passent aussi à travers la préoccupation de Joseph. Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin.

Prière

Glorieux Patriarche saint Joseph

dont la puissance sait rendre possibles

les choses impossibles,

viens à mon aide

en ces moments d’angoisse et de difficulté.

Prends sous ta protection les situations

si graves et difficiles que je te recommande…,

afin qu’elles aient une heureuse issue.

Mon bien-aimé Père,

toute ma confiance est en toi.

Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain,

et puisque tu peux tout auprès de Jésus

et de Marie, montre-moi que ta bonté

est aussi grande que ton pouvoir.

Amen !

 

Chant : Joseph, ô vrai modèle !

 

Joseph, ô vrai modèle

Des serviteurs prudents,

A vous, Gardien fidèle,

Nos vœux les plus ardents:

 

Priez, priez, priez pour vos enfants;

Priez, priez, priez pour vos enfants.

 

Joseph, caché sur terre

Au rang des indigents,

Dans le travail austère

Rendez-nous diligents.

 

Joseph, dont le silence

Instruit les plus savants,

Vous dont la vigilance

Soutient les cœurs fervents.

 

Joseph, en qui la grâce

Eut des effets croissants,

Qu’en nous rien ne surpasse

Ses charmes ravissants.

 

Joseph, pour que fleurisse,

Dès nos plus jeunes ans,

L’amour de la justice,

Dans nos cœurs innocents.

 

Joseph, dont l’assistance

Console les mourants,

Soyez de leur constance

Le plus sûr des garants.

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 22:27
Tout ce que Jésus a appris de saint Joseph
JOSEPH THE WORKER

Gandalf's Gallery CC

Cardinal Philippe Barbarin - Publié le 18/03/21

Délicatesse, force, droiture, courage... À l'occasion de la fête de saint Joseph célébrée ce 19 mars, Mgr Philippe Barbarin revient pour Aleteia sur tout ce que Jésus a appris de son père terrestre.

Le 8 décembre 1870, Pie IX proclamait saint Joseph « Patron de l’Église universelle ». Cent cinquante ans plus tard, le pape François lance une « Année saint Joseph », qu’il présente dans un document intitulé Patris corde. Il choisit ces deux mots, pour nous dire : Prenez le temps de faire attention à Joseph. Il a aimé Jésus avec un cœur de père et, dans sa personne, Dieu nous a fait un beau cadeau !

Tournons donc notre regard vers cet homme parce que Jésus a beaucoup appris en le voyant vivre et en dialoguant avec lui chaque jour ! L’Evangile dit que « Joseph était un homme juste » (Mt 1, 19) ; ceux qui connaissent le monde juif savent que ce mot dit tout. Le « juste », tsaddiq en hébreu, est celui en qui se trouve résumé tout le message de la Bible, un homme droit et fidèle, qui écoute Dieu, connaît les Psaumes et qui sait prier … Bref, avec un seul mot, Joseph est présenté comme un saint, un fleuron de l’Ancien Testament arrivant à la porte du Nouveau, choisi par Dieu à ce moment suprême de l’histoire du peuple élu pour être le serviteur, l’éducateur du Messie.

Joseph, c’est un nom qu’on rencontre souvent dans la Bible, une bonne douzaine de fois. Dans la seule généalogie de Jésus, on voit que deux de ses ancêtres le portent (Luc 3, 24 et 30). Le plus célèbre des Joseph est l’enfant de Rachel, l’un des douze fils de Jacob (cf. Gn 32, 29). Préféré de son père, Joseph est jalousé et maltraité par ses frères. Son histoire qui nous emmène en Egypte est longuement racontée dans les chapitres 37 à 50 de la Genèse. Ce nom de Joseph vient d’une racine hébraïque qui signifie ajouter, augmenter, faire grandir. A sa naissance, Rachel chante : « Dieu a enlevé ma honte ». Elle appelle son fils Joseph en s’écriant : « Que Dieu m’ajoute un autre fils ! » (Gn 30, 23).

 
L’homme qui passe inaperçu

Ainsi la vocation de saint Joseph est déjà contenue dans son nom. Il va aider Jésus à grandir, l’accompagner dans son enfance et son adolescence, pour lui donner sa place au milieu des hommes, dans ce peuple béni et élu pour accueillir et offrir au monde le Sauveur, la Lumière des nations. Joseph est un simple artisan, ce qui suscite parfois des remarques méprisantes quand les gens parlent de Jésus : « N’est-il pas le fils ducharpentier ? » (Mt 13, 55). Comment se fait-il qu’il accomplisse des miracles, qu’il parle avec tant de sagesse, une telle autorité ? A ceux qui réagissent ainsi, nous avons envie de dire : Oui, c’est le fils du charpentier, et vous feriez bien de le regarder plus attentivement, ce Joseph, « l’homme qui passe inaperçu », selon l’expression du pape François.

Mais pourquoi dit-on presque toujours de Joseph qu’il était un grand silencieux ? Certes, il est impressionnant que l’Évangile ne rapporte pas un mot de lui, mais je ne vois pas pourquoi Joseph n’aurait pas parlé à son fils comme le font tous les pères !

Les gens disent volontiers que saint Joseph a appris à Jésus son métier. On les imagine tous deux dans l’atelier : un père attentif, un jeune qui questionne pour comprendre et progresser… Mais pourquoi dit-on presque toujours de Joseph qu’il était un grand silencieux ? C’est le titre de plusieurs livres : « Le silence de Joseph », « L’homme qui s’est tu » … Certes, il est impressionnant que l’Évangile ne rapporte pas un mot de lui, alors que nous connaissons plusieurs phrases de la Vierge Marie – notamment l’éblouissant Magnificat – mais je ne vois pas pourquoi Joseph n’aurait pas parlé à son fils comme le font tous les pères !

 

Qu’il ait été un homme plein de délicatesse veillant avec une grande attention sur Jésus, le jeune qui grandissait, posait ses questions, s’exprimait au milieu des siens, tout le monde l’accordera ! Mais, pour ma part, je suis convaincu que Joseph a parlé chaque jour à son fils, et sur tous les sujets.

Jésus depuis sa tendre enfance, écoutait et observait avec attention ce « juste », dans la vie quotidienne. A mesure qu’il grandissait, il se mêlait à la conversation, interrogeait, donnait son opinion… On imagine à quel point Marie et Joseph devaient y être attentifs.

À la maison, Jésus a appris à prier, d’abord en regardant ses parents et en priant avec eux. Le sabbat, il allait avec Joseph à la synagogue. Tout père juif explique à son fils ce qui s’y passe, comment on prie ensemble… Et quand on voit, dans l’Evangile, Jésus se retirer ou sortir « le matin, bien avant le jour » pour prier (Mc 1, 35), on se dit qu’il suivait peut-être l’exemple de Joseph.

Ce père s’adressait aux voisins, échangeait avec les autres artisans et commerçants de Nazareth, s’adressait aux femmes et aux hommes du quartier, et Jésus était témoin de ces rencontres. Joseph parlait de l’argent, du travail, commentait certainement l’actualité sociale et politique, l’occupation romaine… Il donnait son appréciation sur des situations, des paroles, des personnes, des événements joyeux, douloureux ou scandaleux. Et Jésus depuis sa tendre enfance, écoutait et observait avec attention ce « juste », dans la vie quotidienne, à la maison, dans les réunions de famille, et dans la variété de ses relations. A mesure qu’il grandissait, il se mêlait à la conversation, interrogeait, donnait son opinion… On imagine à quel point Marie et Joseph devaient y être attentifs !


ŚWIĘTY JÓZEF

Lire aussi :
Saint Joseph : une paternité unique dans l’Histoire

 

Et quand Jésus montait à Jérusalem avec ses parents, Joseph lui expliquait le sens de ce pèlerinage, l’histoire des patriarches et des prophètes… Il lui faisait découvrir les merveilles de la Ville sainte, lui racontait les miracles de Dieu en faveur de leur peuple, les grandes fêtes juives … Et Jésus écoutait avec bonheur, comprenant peu à peu ce que veut dire « être un fils d’Israël ».

En contemplant Jésus, remercier Joseph

C’est aux côtés de Joseph que Jésus est devenu lui-même un travailleur. Quand il dit : « Mon Père travaille toujours et moi aussi je travaille » (Jn 5, 17), il parle de son Père des cieux bien sûr, mais l’image de Joseph vient à l’esprit, puisque Jésus l’a vu travailler dès le premier jour.

En lisant l’Évangile, nous pouvons imaginer tout ce que Jésus a reçu de ce père, sa force impressionnante quand il parle devant tout un peuple « suspendu à ses lèvres » (Luc 19, 48), une généreuse attention aux foules qu’il nourrit abondamment pour qu’elles ne défaillent pas sur le chemin (cf. Mc 8, 3), le ton juste quand il corrige les apôtres, cette autorité si simple pour appeler à lui le mendiant aveugle du bord de la route, alors que les autres voulaient le faire taire (cf. Mc 10, 42-45).


SAINT JOSEPH

Lire aussi :
L’exemple de saint Joseph, remède à la crise de l’autorité ?

 

Le plus émouvant peut-être, c’est de contempler Jésus quand il fait miséricorde. Un jour, il se trouve devant la femme adultère avec tous ces hommes qui parlent de sa lapidation. J’aimerais croiser le regard du Seigneur, sentir son cœur battre lorsqu’il voit cette femme et la situation dans laquelle on l’a mise. Il doit réagir vite, et on l’entend dire aux accusateurs : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ». Une parole claire, dite doucement sans doute, mais avec quelle force ! Il se baisse pour ne pas voir ce qui se passe, écrit sur le sol, puis se relève et demande à la femme : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? » Et d’ajouter : « Moi non plus je ne te condamne pas, va et ne pèche plus » (Jn 8, 7-11). Mais Jésus a dû être déçu : « Pourquoi sont-ils partis, ces malheureux ? Ils ont reconnu leurs péchés, c’est déjà beau. Mais s’ils étaient restés, j’aurais pu leur offrir aussi le pardon. Ils ont tant besoin… au moins autant qu’elle ! »

Jésus a certainement été marqué par l’amour et la tendresse de Joseph pour sa maman ; il a vu aussi comment il se laissait aimer par elle.

 

Il est clair que c’est un passage central dans l’Evangile. Ce sont les mots du Messie bien sûr, mais en voyant Jésus rendre à la femme sa liberté et l’appeler à retrouver toute sa dignité, je ne peux pas m’empêcher de penser à l’homme plein de respect et de foi qu’il a si longtemps côtoyé. Jésus a certainement été marqué par l’amour et la tendresse de Joseph pour sa maman ; il a vu aussi comment il se laissait aimer par elle. Mais il a vite compris que toutes n’étaient pas aussi saintes que Marie, et il a remarqué le regard limpide de Joseph pour toutes les femmes que l’on croisait à Nazareth.

La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse.

L’Evangile enseigne que Jésus est le « Verbe fait chair ». La chair, il l’a reçue de la Vierge Marie, et cette Parole a trouvé sa place au milieu des hommes, en bonne partie grâce à Joseph, « l’homme juste » qui a permis au Sauveur d’accomplir sa mission. Quand Jésus dit : « N’appelez personne sur la terre du nom de père » (Mt 19, 5), les pères comprennent qu’ils doivent remplir leur mission avec un cœur de pauvre. Tout ce qu’ils donnent à leurs enfants contribue à faire d’eux, le jour venu, les constructeurs d’un monde qui se renouvelle sans cesse et qu’il faudra quitter.


SAINT JOSEPH

Lire aussi :
L’image de saint Joseph qui a transformé le cœur de François de Sales

 

La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse. Pas étonnant que Joseph ait été choisi pour être le saint patron de tous les pères de famille !

Les punchlines de Jean Paul II sur la puissance de saint Joseph :
 
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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 22:19
Joseph, ce saint qui rayonne d’une splendeur particulière

Fred de Noyelle / Godong

Saint Joseph, Le Greco.

Mathilde de Robien - Publié le 18/03/21

Humble et discret, saint Joseph aurait détesté ce coup de projecteur braqué sur lui. Mais le 19 mars est le jour de sa fête, d’autant plus remarquable en cette année qui lui est spécialement dédiée. Ne lui en déplaise, laissons-nous toucher par sa lumière, comme l’a été la Vierge Marie, laissons-nous enseigner par celui qui a tant appris à Jésus.

En déclarant une année dédiée à saint Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, le pape François souhaite permettre aux fidèles de redécouvrir ce « trésor » de l’Église qu’est saint Joseph. « Le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi. On ne perçoit jamais en cet homme de la frustration, mais seulement de la confiance », écrit-il dans sa lettre apostolique, Patris corde, publiée à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme patron de l’Église universelle. Cette attitude d’abandon et de confiance en Dieu, qui ne renonce pas pour autant à l’action, fait en effet de saint Joseph un guide précieux pour notre temps.

Un « trésor » découvert relativement récemment

Si la fête de saint Joseph est fixée au 19 mars dès le XVe siècle par le pape Sixte IV, puis déclarée chômée par le roi Louis XIV dans tout le royaume de France en 1661, ce n’est vraiment qu’au XIXe que la dévotion populaire envers le père de Jésus ne prend de l’ampleur, encouragée par les papes Pie IX puis Léon XIII. Une dévotion relativement récente donc, résumée à travers ces dix dates clés, et que saint John Henry Newman justifie ainsi dans une lettre datée de 1865 : « A mesure que succédèrent des temps relativement calmes, se levèrent dans le firmament de l’Église ces astres lumineux, plus importants, plus augustes que tout ce qui les avait précédés, et qui se levaient tard précisément parce qu’ils rayonnaient d’une splendeur particulière. Saint Joseph en est l’exemple le plus frappant. »

 

Un puissant intercesseur pour une multitude de causes

Saint patron des familles, des pères, des travailleurs, des mourants et de l’Eglise universelle, « saint Joseph a le dos large et les épaules solides », remarque notre chroniqueur, Frère Jean-Thomas de Beauregard, op. Souvent considéré comme le saint le plus prié après la Vierge Marie, bon nombre de chrétiens se tournent vers lui pour lui demander la grâce de rencontrer son mari ou sa femme, de concevoir un enfant ou encore de trouver un logement, comme le racontent à Aleteia Laurent et Claire. Les litanies de saint Joseph le désignent également comme « Espérance des malades », vertu en laquelle a profondément cru saint André Bessette, « le thaumaturge du mont Royal », témoin de nombreuses guérisons et conversions dont il attribuait la cause à saint Joseph. Enfin, ce chaste époux de la Vierge Marie, père protecteur de Jésus, est connu pour être la « terreur des démons », titre cher au pape Léon XIII, en vertu duquel il incitait les fidèles à réciter cette prière spéciale pour chasser le diable et éloigner les tentations.

 

Un modèle pour les hommes, les époux et les pères d’aujourd’hui

Chef de la sainte Famille doté de grandes qualités d’âme, saint Joseph demeure un modèle pour les pères. C’est en vivant aux côtés de cet « homme juste » que Jésus a grandi et appris : « La délicatesse et la force, sa droiture et son courage d’homme, Jésus a vu et appris tout cela du chêne aux côtés duquel il a grandi, comme une jeune pousse », souligne le cardinal Barbarin. Cette année dédiée au père adoptif de Jésus est l’occasion de mieux le connaître et de le prendre pour modèle, afin « qu’il inspire aux hommes de ce temps une paternité juste, chaste, obéissante, protectrice et gardienne de l’enfance véritable qui est la sainteté », telle que la définit Frère Jean-Thomas de Beauregard, op.

Une figure qui ne cesse d’inspirer

La dévotion à saint Joseph a inspiré les peintres, comme en témoignent ces chefs d’œuvre de la peinture, mais aussi les sculpteurs, les médailleurs, et même les botanistes. Tous ont à cœur de rendre hommage à l’époux de Marie en proposant des objets, ou des fleurs, pour l’honorer. Représenté sous les traits d’un jeune homme ou d’un vieillard, en marche ou endormi, en tant qu’époux ou en tant que père, saint Joseph a cette faculté incroyable, celle de s’adresser à tous les hommes. Comme le souligne le pape François dans Patris corde, quel que soit son état de vie, « nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés ». Lui qui a dû fuir en Egypte avec sa famille, « il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau ».

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 10:39
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 22:49

Article publié sue le site "Église Catholique de France" accès au site

 

En ce mois de mars 2021, prions pour vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie miséricorde de Dieu.

À travers l’intention du Pape, j’entends une question adressée à chacun : « Quelle relation ai-je avec la réconciliation et son sacrement ? », ainsi qu’une invitation à un progrès en vue d’un renouvellement en profondeur.

Écoutons saint Paul s’adresser aux Corinthiens : « Nous vous en supplions, au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5,20). Il s’adresse à des hommes et des femmes déjà réconciliés avec Dieu par la grâce du baptême. Cependant il les exhorte encore. À son époque, le sacrement de réconciliation n’était pas organisé. Nous comprenons que la réconciliation avec Dieu déborde le sacrement. Alors nous pouvons légitimement nous questionner sur le bien-fondé de son existence. « À célébrer le travail que le Seigneur a accompli » devons-nous répondre. Paul dit bien : « Laissez-vous réconcilier » ; cela ne vient pas d’abord de notre initiative mais de celle de Dieu en son Fils. Bien sûr, il reste à l’Homme à consentir à cette démarche. C’est une participation essentielle. Le sacrement est alors une fête qui célèbre la plénitude d’une réconciliation qui circule dans les deux sens, de Dieu vers l’Homme et de l’Homme vers Dieu et en conséquence vers les frères et sœurs. Quelle joie quand les voûtes de l’Église et du Ciel résonnent du pardon et que le pénitent repart habité d’une force et d’une liberté nouvelles. Le jugement de Dieu fait de nous des justes, nous qui méritions la condamnation. L’appel du pape à vivre ce sacrement est ainsi pressant comme celui de Paul.

Des obstacles rendent difficile le chemin vers ce sacrement. L’Adversaire fait imaginer le pire. La honte, l’inutilité : nous faisons peu ou pas de progrès, nous retombons dans les mêmes fautes, parfois le soir même de la célébration du pardon. Nous entretenons des images fausses de lessive, ou d’un pardon qui permettrait de gommer le passé. Alors nous ne prenons pas le chemin de l’humilité. À côté des images publicitaires de réussite et de bonheur, nos vies semblent ternes. Il est difficile de s’arrêter pour voir le beau travail que Dieu y fait et cherche à y faire, pour lui en rendre grâce et nous mettre dans sa main afin de guérir et évoluer. La psychologie peut juger ou se méfier de l’aventure spirituelle et rendre floue la différence entre péché et fragilité personnelle. Les blessures subies – injustices, vexations, violences – ouvrent un statut de victime qui empêche de se reconnaître pécheur : être réhabilité dans son honneur apparaît comme une exigence préalable. Il y a aussi le manque de prêtres disponibles, et parfois leur indélicatesse ou leur manque de vertu. C’est vrai, ils sont des pécheurs comme les autres, mais on attend d’eux autre chose à cause de la mission qui leur est confiée. Le mal qu’ils font scandalise davantage.

Oui, nous prions pour que toutes ces difficultés ne dissuadent pas les baptisés de s’approcher du sacrement de réconciliation. Le temps du carême est propice pour le vivre. Il nous construit, nous, ainsi que l’Église. Encourageons-nous mutuellement.

Daniel Régent sj, directeur national du Réseau mondial de prière du pape

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 22:30

 

 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 19:24
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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 18:17
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