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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 06:52
PRÉPARONS LE DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 2020, 23èME DIMANCHE ORDINAIRE, ANNÉE A
PRÉPARONS LE DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 2020, 23èME DIMANCHE ORDINAIRE, ANNÉE A

 

 

23e dimanche ordinaire, année A

 

Partageons la parole de Dieu avec sœur Dominique, de l’abbaye bénédictine de Maumont, située entre Angoulême et Bordeaux

 

Comprendre

Le créateur des galaxies a lancé le monde en maîtrisant aussi parfaitement l’infiniment grand que l’infiniment petit, et si l’on en croit Jésus christ, il a misé sur cet infiniment petit pour se lancer à lui-même un défi : « Votre Père des cieux veut qu’aucun de ses petits ne se perde ! » (Mt 18,14) Cette détermination ne serait-elle pas le sens de toute l’histoire humaine ? Dieu se serait ainsi engagé, après nous avoir fait parvenir à la maturité de notre être humain, à nous sauver tous de la perdition ? En s’attaquant au mal et en l’utilisant en quelque sorte pour maintenir vivant le lien entre Lui et nous, en se lançant lui-même dans la bataille, en nous avertissant du danger, et, lorsque nous le lui permettons, en dépassant la blessure pour nous amener à un bien toujours plus grand ? L’aventure n’est pas toute tracée mais soutenue par l’espérance divine, à nous de bien l’entendre. C’est dans cet esprit (Esprit) qu’il veut aussi nous voir travailler en Église.

 

Méditer

Lorsque l’un de nous, un frère, a été l’auteur d’un scandale, a entraîné la chute d’un de ces petits dans sa relation à Dieu ou brisé gravement la confiance entre nous par son péché, que devons-nous faire ? Prenons appui sur la parole décisive du bon berger : « Votre Père des cieux veut qu’aucun de ses petits ne se perde ! » Le petit, ici, est le coupable, il faut commencer par aller le chercher, quitter les autres, les quatre-vingt-dix neuf brebis qui vont bien, pour lui parler seul à seul. Il faut qu’il découvre sous son vrai jour le mal qu’il a commis, qu’il mesure la peine qu’il a infligée à l’un d’entre nous et donc à la communauté entière. Le mal risque de l’atteindre lui aussi en l’entraînant dans la mort, or Dieu veut qu’il vive. S’il écoute tout cela et le reçoit, le miracle du bien toujours plus grand advient dans le mal lui-même et le “pardon” va se surpasser en amour (« Voyez ce qu’elle a produit chez vous, cette tristesse selon Dieu ! » II Co 7,11)

 

Si cela n’aboutit pas, il faut y aller à deux ou trois selon le schéma exposé plus loin dans notre Évangile : deux ou trois qui cherchent le salut de ce frère dans la prière et un grand respect. Alors le Christ sera là, lui, l’Innocent, le plus petit dans le Royaume. Si le frère se refuse à cette démarche, alors tous les frères, en Église, réaliseront que cet homme est comme un païen et un publicain et doit retourner...“ à la case départ”. Avec lui il faudra tout recommencer mais au nom de la simple humanité, sans jamais désespérer. Le regard de Dieu sur le païen et le publicain n’est jamais un regard de mépris !

 

Prier

Si nous savions, mon Dieu, mais nous le savons bien un peu, la force qui se déploie dans notre dénuement, face à nos frères coupables ou meurtris, nous ne perdrions pas courage. Si nous savions que ta volonté, mon Dieu est vie éternelle pour tous et que tu nous aimes au cheveu près, même quand nous avons failli, gravement failli , nous voudrions toujours vivre et faire vivre! Et si nous savions écouter la parole de foi des coupables, le témoignage de ceux qui fréquentent les prisons, l’éclosion soudaine d’un geste de bonté et de tendresse dans les lieux sordides du péché, la vie serait-elle à ce point inouïe et savoureuse ?

 

Reviens souvent, Père, ranimer notre espérance en la certitude de ta victoire sur le mal. Qu’au terme de la très exacte symphonie des univers ta musique fasse advenir cet accord final, ce point d’orgue où tout deviendra lumière : « aucun petit alors ne sera perdu ! »

 

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